Assigné en justice pour avoir analysé des raisins !

500 000 € pour avoir dit que les raisins de table contenaient des pesticides… La Fédération Nationale des Producteurs de Raisin de Table (FNPRT) d’assigne en justice le MDRGF pour avoir, selon eux, dénigré le raisin de table. Génial. Comme cela tous ceux qui ne savaient pas que 99,2 % des raisins analysés sont contaminés, le sauront.
Soutenons le MDRGF et l’association EGF . “Ensemble pour les Générations Futures”

Mieux que les arracheurs volontaires : l’Amarante

Après leurs déboires l’Afrique du Sud avec 80 000 hectares de maïs OGM stérile(1), les apprentis-sorciers de Monsanto sont confrontés aux USA à un phénomène qui pourrait ruiner la belle industrie de manière plus radicale que les faucheurs volontaires ou les politiques européens : les plantes résistantes au Round’Up ! En effet, la nature est ainsi faite que tous les êtres vivants s’adaptent en permanence à leur milieu. Il suffit donc d’une mutation génétique pour que l’espèce résistante devienne “super-envahissante”. C’est ce qui ce passe aux USA : la dissémination accélérée de l’Amarante réfléchie dissuade les agriculteurs de planter des semences Monsanto !

L’oeuf fait la poule !

PMAF et Compassion in World Farming ont remis le 30 avril à Paris les Trophées des Œufs d’Or 2009, un événement qui récompense les entreprises n’utilisant que des œufs issus d’élevages plein air, sol, ou biologiques. Actuellement, plus des deux-tiers des œufs produits en Europe sont issus de poules en cages, élevées en batterie. La France, qui a accueilli les Trophées cette année, détient encore 80% de ses poules en cages. En optant pour les œufs de poules élevées en plein air ou au sol, les lauréats contribuent à l’amélioration de la vie de plusieurs millions de poules pondeuses. De la restauration à la grande distribution, les entreprises sont issues de différents secteurs de l’agro-alimentaire.

A votre santé ! La grippe A, un virus incubé dans les élevages industriels…

Autre problème lié à cette industrialisation de l’élevage de porcs ou de volailles : l’usage généralisé des antibiotiques. Pour diminuer les risques de maladie entraînés par la promiscuité des bêtes, les éleveurs auraient recours aux antibiotiques, à la fois pour soigner et prévenir les infections. De quoi, selon l’historien californien, «favoriser l’émergence d’infections au staphylocoque résistantes».

Les OGM ont un sérieux coup dans l’aile !

Les semenciers OGM ont subis quelques revers ces derniers temps. Extension du moratoire du maîs Monsanto Mon810 au Luxembourg et à l’Allemagne, revirement de position du commissaire européen à l’Environ­­nement, graines OGM ede mauvaise qualité livré par Monsanto en Afrique du Sud. Le bouquet : une étude américaine qui démontre que les variétés OGM ne sont pas plus productives que les semences naturelles !

Fraises d’hiver, goût amer

Les consommateurs se sont habitués à la fraise d’hiver. Mais cette fringale a un coût, et c’est en Andalousie qu’il se mesure. C’est du sud de l’Espagne que viennent l’essentiel des fraises produites hors-saison. Un alignement de serres que les riverains ont baptisé « la mer de plastique ». Cette culture intensive pompe l’eau des nappes, dans ce qui est pourtant l’une des régions les plus arides d’Espagne.

Semaine Sans Pesticides, du 20 au 30 Mars 2009

La quatrième édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides aura lieu du 20 au 30 Mars 2009. Depuis sa création en 2006, la Semaine pour les alternatives aux Pesticides est l’événement fédérateur et novateur qui permet de maintenir la pression sur les décideurs et prouver que l’on peut et que l’on doit aujourd’hui se passer des pesticides.Toutes ces actions citoyennes démontrent que les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides sont désormais inacceptables et que les alternatives aux traitements chimiques existent et qu’elles sont viables.

André Pochon : le scandale des usines à cochons

André Pochon est agriculteur en Bretagne et milite depuis les années 1970 pour l’agriculture paysanne Fondateur du CEDAPA, association de paysans en agriculture durable, il propose des solutions alternatives à l’élevage intensif basées sur un élevage des vaches sur prairies (à base de trèfle blanc) et des porc sur paille. Le paradoxe : ce qui ressemble à une révolution ne fait que prôner le bon sens, le retour aux règles de base de l’agronomie, le rythme des saisons et le bien-être des animaux…
“Pas d’économie sans écologie” martele Dédé Pochon.
Sylvain lapoix, de Marianne.fr, lui a posé quelques questions sur son dernier ouvrage
“Le scandale de l’agriculture folle”, aux éditions du Rocher.
André Pochon a vu se dégrader la Bretagne dans les dérives de l’agriculture porcine intensive. Pour lui, l’industrialisation de l’agriculture qui pourrait prendre fin si les lobbys phytosanitaires et les chambres d’agricultures revenaient aux méthodes paysannes.

Le film “Notre pain quotidien”

Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles pour réaliser un documentaire qui interroge et implique intimement chaque spectateur. Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l’industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes.
“Terrifiant panorama d’une industrie devenue folle, Notre pain quotidien nous convie à l’ultime bombance, un vrai repas de funérailles.”

Le film : “We Feed the World “, le marché de la faim

Des décharges de Vienne (où l’on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la seconde ville d’Autriche) aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans brésiliens meurent de faim à côté des champs d’exportation), des serres d’Almeria en Espagne (où les tomates poussent dans de la laine de verre) au siège social de Nestlé en Suisse, We Feed the world nous confronte aux réalités de ce qu’on appelle désormais l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’aux conséquences économiques, humaines et environnementales de nos modes de consommation