En ces périodes de turbulences boursières, de scandales financiers et de frilosité des banques, ne faut-il pas revenir aux valeurs essentielles. Terres de liens et ses partenaires de la filière Bio lance un appel public à l’épargne, pour soutenir l’installation et le développement de producteurs bio.
La production bio ne couvre pas les besoins du marché français

Les produits sans pesticides ni engrais de synthèse représentent 2 % du chiffre d’affaires global du secteur. Ils bénéficient cependant d’une croissance à faire rêver n’importe quel investisseur : 9,5 % par an depuis 1999 pendant que l’ensemble du marché alimentaire progressait de 3,6 %. Et plus de quatre Français sur dix déclarent consommer des produits bio (dont la grande majorité au moins une fois par mois) . Face à cet essor continu de la consommation de produits bio, la France manque drastiquement de producteurs : agriculteurs, éleveurs, maraichers… Le Bio ne représentait que 12 000 exploitations en 2007, 557 133 ha, soit 2 % de la surface agricole. Aussi le Grenelle de l’environnement a prévu de passer à 20 % de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2012 et 6 % de la surface agricole utile en agriculture biologique d’ici 2010.
Importer les produits est une hérésie pour une nation agricole comme la notre…et ce n’est pas très écologique camarade. Et puis, comme l’INRA vient de le souligner avec force, l’agriculture durable ou biologique favorise la biodiversité, maintient l’équilibre des paysages et lutte contre la désertifcation des campagnes françaises. Alors ?
Classé dans: Agriculture , Ca bouge !, Faites un geste ! | Tagué: achat, acquisition, agriculteur, agriculture durable, arboriculteur, éleveur, épargne, bio, biocoop, biologique, durable, foncier, formation, horticulteur, installation, maraicher, NEF, PAC, paysage, paysan, prêt, protection, terre, territoire, vidéo, viticulteur | 2 Commentaires »















Michel Barnier, ministre français de l’Agriculture , a confirmé que renforcer et développer l’agriculture biologique sont pour lui une priorité, et aussi un axe important de la politique gouvernementale en faveur de l’environnement. Outre des mesures d’incitation à la conversion d’agriculteurs "chimiques" vers l’agriculture bio et au développement de l’alimentation "bio" dans la restauration collective, le plan « Agriculture biologique : horizon 2012 » comprend les actions en direction de enseignement et la formation des futurs agriculteurs. L’idée est de profiter du renouvellement des générations pour refonder une agriculture durable et développer l’agriculture biologique. 



