Les agriculteurs premières victimes des pesticides ?


Quel membre d’une famille rurale n’a pas vu un agriculteur “traiter des semences” à mains nues, rincer et vidanger le pulvérisateur dans la cour ou dans l’égout, désherber les cultures par grand vent….? Qui n’a pas eu connaissance d’une intoxication par un pesticide ? Et qui n’a pas dans son village un cas de tumeur cérébrale, de Parkinson ou d’Alzheimer précoce frappant un agriculteur “modèle” de sa génération ? Il n’y a pas que les abeilles qui trinquent…
Produit toxique

Produit toxique

Cet article tente de faire le tour du sujet, via le web, à l’automne 2008. Ce n’a pas été simple, même pour un pro de Google : l’information officielle est rare, fragmentaire, et pour tout dire quasi inexistante comparativement aux enjeux de santé publique (présence des pesticides dans l’air, dans l’alimentation, dans l’eau). Il n’y a pas que les abeilles qui trinquent.

Nous présenterons ci-dessous 4 études françaises : CEREPHY et PESTEXPO de l’ARC, PARTAGE et AGRICAN de la MSA. Si vous voulez en savoir plus sur les pesticides, leur nature, les contrôles , …consulter la FAQ et le site de l’Observatoires des Résidus de Pesticides.

Quelques faits, pour commencer :

  • Produit irritant

    Produit irritant

    selon la MSA, ce serait près de 20 % des agriculteurs et ouvriers agricoles qui se plaindrait de problèmes de santé suite à un traitement : soit environ 100 000 agriculteurs par an ! Les symptômes les plus fréquents d’intoxication sont les troubles cutanés, les troubles digestifs et les troubles neurologiques.

  • En 2006, le tribunal de Bourges (Tass) a reconnu la maladie de Parkinson d’un salarié agricole comme maladie professionnelle. La Mutualité Sociale Agricole (MSA) n’ayant pas fait appel, cette décision est désormais valide. D’autant que les chiffres de l’étude « Partage » sur la maladie de Parkinson commanditée par la MSA à l’Inserm sont alarmants : les agriculteurs ont un risque multiplié par deux par rapport au reste de la population d’être touché par cette maladie.
  • Selon les premiers résultats de l’étude CEREPHY (voir ci-dessous), le risque d’être atteint d’une tumeur cérébrale est 2,6 fois plus grand pour les personnes les plus exposées aux pesticides.
  • L’équipe du Professeur Sultan (CHU Montpellier) au cours d’une enquête épidémiologique réalisée en 2002, elle a constaté qu’un enfant d’agriculteur a 4 fois plus de risque d’avoir une malformation génitale. L’exposition pourrait provenir du travail agricole des parents ou de contaminations domestiques de l’habitat ou de l’alimentation.
  • En France, le pôle santé du TGI de Paris instruit, depuis 2003, les plaintes recueillies parmi les militaires victimes de troubles et ayant servi au sein de la division Daguet durant la guerre du Golfe. Le rapport avec les agriculteurs ? Après avoir soupçonné les munitions dopés à l’uranium, le pôle santé s’intéresse aux travaux du Dr Pello, qui étudie depuis douze ans les effets des pesticides sur le corps humain, constatant que ses patients, principalement des agriculteurs dans la force de l’âge, se plaignent de fatigue chronique, de douleurs musculaires ou de troubles de la mémoire. Les symptômes décrits sont les mêmes que ceux observés, selon lui, chez les vétérans du Golfe soumis eux aussi à des doses massives d’«organo-phosphorés», une des trois classes de pesticides…
  • La France est le deuxième utilisateur mondial en quantité de pesticides utilisés, après les Etats-Unis, avec près de 100.000 tonnes de pesticides (ou produits phytosanitaires) utilisées chaque année en milieu agricole, auxquels s’ajoutent les produits à usage domestique ou de loisir. La viticulture a elle seule épand 18 % des pesticides sur 3% du territoire…La population exposée est nombreuse avec 664.000 exploitations agricoles, correspondant à une population active familiale de 1.155.000 personnes employant environ 154.000 salariés permanents, plus les jardiniers occasionnels. Les produits sont divers avec 9.000 produits pesticides commercialisés en France ce qui représente environ 900 substances actives. Rapellons le plan EcoPhyto2018 du gouvernement français pour essayer de calmer le jeu..

Les agriculteurs sont plus touchés par certaines pathologies

Les maladies neurodégénératives comme les maladies de Parkinson et d’Alzheimer semblent frapper davantage les agriculteurs que le reste de la population.

Le pouvoir cancérigène des pesticides est encore mal identifié. Les effets sur la santé sont bien connus pour les intoxications aiguës, mais mal connus pour les expositions modérées ou prolongées. Trois effets potentiels ont déjà été identifiés par des études épidémiologiques : cancers, troubles neurologiques chroniques et troubles de la reproductionLes études menées en Amérique du Nord et en Europe du Nord montrent que la mortalité par cancer, tous cancers confondus, est moins élevée chez les agriculteurs que dans le reste de la population (en raison notamment, d’une moindre consommation tabagique),. Mais très peu d’études ont été menées en France sur les cancers en milieu agricole. Certains cancers seraient plus fréquents : hémopathies malignes (leucémies, lymphomes malins, myélomes…), cancers cutanés, sarcomes des tissus mous, cancers de la prostate, cancers gastriques et cancers cérébraux. Un accroissement du risque de cancer chez les enfants exposés à des pesticides avant la naissance ou pendant l’enfance est souvent évoqué. L’exposition des enfants aux pesticides a été le plus souvent associée aux tumeurs cérébrales et aux leucémies.

L’étude CEREPHY en Gironde

Les cancers du cerveau sont rares, mais graves avec 2 800 décès annuels en France. Selon les résultats préliminaires de l’étude française (CEREPHY) de l’ARC réalisée en Gironde, une région viticole utilisant de grandes quantités de pesticides, l’exposition à des pesticides favorise les tumeurs du cerveau.

Selon les premiers résultats, le risque d’être atteint d’une tumeur cérébrale est 2,6 fois plus grand pour les personnes les plus exposées aux pesticides (et même de 3,2 fois plus pour les gliomes, des tumeurs de mauvais pronostic) ainsi que pour celles qui traitent leurs plantes d’intérieur avec des produits phytosanitaires.

«La plausibilité que les pesticides favorisent le développement de tumeurs cérébrales est suffisamment forte pour que des actions soient entreprises», soutient le Pr Goldberg de l’ARC. En revanche, il est impossible à ce jour d’identifier la ou les molécules cancérigènes en cause. D’où la nécessité de poursuivre des travaux dans ce domaine. De telles données restent à confirmer par des enquêtes sur de plus larges populations dans d’autres départements, avec des types de cultures différents. Mais elles mettent l’accent sur le rôle potentiellement nocif de certains produits phytosanitaires.

L’étude PESTEXPO

L’ARC et de la FNATH ont par ailleurs lancé l’étude PESTEXPO afin de mieux connaître les expositions réelles des utilisateurs au cours d’une journée, d’une saison et d’une vie professionnelle, en fonction des types de culture, des périodes et des zones géographiques. Près de 200 personnes utilisatrices de pesticides ont été observées à la fois dans des grandes exploitations agricoles et de polyculture-élevage dans le Calvados que dans des exploitations viticoles de tailles variées en Gironde. 8.000 dosages ont déjà été effectués sur les tenues de travail. Les paramètres principaux identifiés sont, par ordre décroissant : la phase d’exposition, le type de matériel utilisé et la protection individuelle. Les résultats doivent encore être analysés et aucune présentation n’est prévue pour l’instant.

Consulter le site de coordination de l’étude PESTEXPO

La MSA, organisme de sécurité sociale de l’agriculture française, se préoccupe du risque « Phytosanitaire »

Source : Article « Risques chimiques et pathologiques : la MSA mène l’enquête » sur le site MSA et Dossier de la conférence de presse de la MSA le 30 mars 2007 sur les pesticides

La première approche de prévention : PHYT’ATTITUDE

La MSA a commencé à s’intéresser au problème sous l’angle des accidents du travail liés à une intoxication par des substances chimiques. C’est pourquoi l’organisme a mis en place un réseau de toxicovigilance agricole, Phyt’Attitude, pour évaluer ces effets et les prévenir. Elle a mis en place un numéro vert pour recueillir les témoignages d’agriculteurs. Les symptômes les plus fréquents d’intoxication sont :

  • Les troubles cutanés : irritations, rougeurs, brûlures et prurits.
  • Les troubles digestifs : nausées, vomissements et douleurs digestives. Une atteinte hépatique toxique a été recensée.
  • Les troubles neurologiques : les céphalées.

Consulter la dernière synthèse(2005) sur le site de la MSA

L’étude AGRICAN : premiers résultats fin 2008 ?

Cependant il n’existe pas encore en France d’une véritable étude d’envergure sur les cancers des agriculteurs. Ce sera bientôt chose faite, grace à l’étude AGRICAN lancé par la MSA, partir des registres de cancer de 12 départements (Calvados, Doubs, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Isère, Loire-Atlantique, Manche,

Somme, Tarn, Vendée, Gironde, Cote d’or) et d’un questionnaire adressé à plus de 600 000 personnes, afin de couvrir tous les types de population agricole et tous les types de cancers. L’enjeu est donc d’établir une meilleure connaissance des risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires, de leur impact sur la santé, étant données les contraintes d’utilisation et les conditions de travail des agriculteurs. « Nous partons d’un constat : certains cancers semblent toucher plus fréquemment la population agricole que la population générale. L’étude menée, en 1995 par Pierre Lebailly (GRECAN) sur des agriculteurs du Calvados, a montré, par exemple, que le cancer de la prostate touchait particulièrement les éleveurs qui utilisent des produits chimiques mais pas particulièrement des pesticides, » explique Jean-Luc Dupupet, responsable du risque chimique à la MSA. Pour lui, « Il est donc important de mener cette étude pour bien cerner quels sont les facteurs susceptibles d’expliquer le nombre élevé de certains cancers en milieu agricole et de déterminer les risques liés à l’utilisation de produits phytosanitaires. »

Les résultats sont attendus fin 2008 pour les cancers les plus fréquents (prostate, sein) et pour les populations agricoles où le risque d’exposition est rapidement identifiable. Mais il faudra attendre fin 2015 pour les cancers plus rares (ovaires, lymphomes non hodgkiniens, myélomes multiples) et pour les activités agricoles dont la fréquence d’exposition aux risques est plus difficilement discernable. « Aujourd’hui nous avons des hypothèses, mais on ne sait pas ce qu’il sortira de cette étude. Si elle permet de déterminer des risques spécifiques liés à des produits, nous agirons pour prévenir ces risques. C’est notamment grâce aux études menées par la MSA que l’arsenite de sodium, un cancérogène pour l’homme, a été interdit d’utilisation en 2001, » rappelle Jean-Luc Dupupet.

Consulter le site de coordination de l’étude AGRICAN

L’étude PARTAGE : Parkinson en milieu agricole

Conclusion de l’étude TERRE (247 cas, 676 témoins), menée en 1998 et 1999 par la MSA et, l’Inserm : le risque d’être atteint par la maladie de Parkinson est multiplié par 1,9 en milieu agricole et par 1,8 pour les personnes longuement exposées aux pesticides. Mais à ce jour, aucune étude ne permet d’incriminer spécifiquement tel ou tel produit ni même de conclure scientifiquement à une relation directe entre la maladie et l’utilisation des phytosanitaires.
C’est pourquoi la MSA, l’Inserm et l’InVS ont souhaité compléter cette enquête en lançant en février 2007 l’étude PARTAGE (Parkinson, Travail, Agricole, Environnement) portant sur 420 cas et 840 témoins. Quatre départements sont concernés : la Charente-Maritime, la Gironde, la Haute-Vienne, et la Mayenne.

Objectifs :

  • estimer la fréquence de la maladie de Parkinson en milieu agricole
  • comparer le risque de maladie de Parkinson chez les agricoles et les non agricoles
  • étudier la relation entre la maladie et certaines activités agricoles
  • rechercher les facteurs génétiques éventuellement associés

Les résultats seront disponibles courant 2008.

Plus d’infos sur l’étude PARTAGE

En savoir plus :

Voir aussi :

9 Réponses

  1. […] les plus consultés Nos enfants nous accuseront Les agriculteurs premières victimes des pesticides ?La biodiversité comme alternative aux OGML’enseignement agricole se met au vert !La bio-diversité, […]

  2. Il suffit de suivre l’actualité. La justice qualifie en « accident du travail » la pathologie de Paul FRANCOIS, un agriculteur des Charentes. L’empoisonnement causé par l’herbicide LASSO de Monsanto a été reconnu comme maladie professionnelle par le TASS d’Angoulême. Le Tribunal établit un lien entre pesticides et la maladie de cet agriculteur.
    En nettoyant une cuve après avoir aspergé ses champs de maïs de Lasso, un puissant herbicide, Paul François en reçoit une belle bouffée en plein visage. Malaises, maux de tête, pertes de connaissance. Il a depuis multiplié les comas et les séjours en hôpitaux, des urgences de Ruffec aux services très pointus des hôpitaux parisiens.
    Le cas de Paul François a fait tourner les médecins en bourrique et divisé les experts. Il est aujourd’hui encore en arrêt maladie, avec des défenses immunitaires au plus bas. Le Pr Jean-François Narbonne, toxicologue à Bordeaux, chercheur au CNRS et spécialiste des pesticides, estime qu’il y a un rapport entre le produit et l’intoxication. Il laisse aussi clairement entendre que «les responsables des centres antipoison ont été soit incompétents, soit muets pour protéger la firme».
    Paul François compte désormais attaquer directement Monsanto devant le tribunal de Lyon: «Je le fais pour moi. Je le fais aussi pour les autres agriculteurs. Pour déculpabiliser ceux qui ont été montrés du doigt alors qu’ils n’ont utilisé en pleine confiance que des produits homologués.» Rapellons que le LASSO a été interdit sur le marché européen en 2007.
    http://blog.charentelibre.com/journal/index.php?2008/11/04/1824-l-intoxication-aux-pesticides-averee

  3. Les pesticides ne sont malheureusement pas les seuls à nous contaminer, comme le démontre le documentaire d’ARTE « Males en péril »

  4. Les infos sortent… Un risque plus élevé de cancers de la lymphe chez les agriculteurs par Paul Benkimoun in LE MONDE du 27.11.08

    Les agriculteurs exposés à certains pesticides présentent selon toute vraisemblance un risque plus élevé de développer un cancer du système lymphatique (lymphome), indiquent plusieurs études. Une altération d’un chromosome, première étape vers la cancérisation de cellules lymphocytaires, serait particulièrement fréquente dans cette population. C’est ce que montrent les travaux présentés, le 7 novembre à Marseille, par les professeurs Bertrand Nadel et Sandrine Roulland, lors d’un colloque sur les hémopathies malignes (cancers des cellules sanguines) organisé par le cancéropôle PACA.

  5. Carole Mathieu, médecin du travail à la MSA de Toulouse : « « Il y a la contamination liée à une exposition prolongée au produit et les accidents qui sont souvent le fait d’erreur de manipulation ou le manque de précaution », note-t-elle dans LA DEPECHE du 26/10/2007
    http://www.ladepeche.fr/article/2007/10/26/121445-Environnement-Pesticides-grand-danger.html

  6. Maladie de Parkinson et pesticides : un lien reconnu. Le risque est multiplié par deux en cas d’exposition.

    En octobre 2006, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourges a reconnu la maladie de Parkinson comme « maladie professionnelle » suite à une plainte d’un ancien ouvrier salarié agricole atteint de cette maladie depuis 1997. C’est la première fois qu’une telle décision a été prise par un tribunal. La maladie de Parkinson ne figure pas dans le « tableau officiel ». Le plaignant a dû faire la preuve d’un lien de causalité entre sa maladie et le travail.

    Cette décision peut-elle faire jurisprudence ? « Non, il ne s’agit pas d’une jurisprudence. Cette décision traduit juridiquement un point de science à un moment donné », explique Maître Couderc, avocat de l’ouvrier agricole.

    « Pour autant, elle aura quand même des conséquences. Il sera désormais plus difficile de faire valoir, de la part d’un employeur, l’absence d’information sur les risques liés à l’utilisation des pesticides. C’est un peu comme l’amiante. Personne ne pourra désormais dire qu’il n’avait aucun moyen pour être au courant du risque lié à l’utilisation des pesticides ».

    Voir le site « Jura agricole et rural » du 15 décembre 2006
    http://www.juragricole.com/news/fullstory.php/aid/6850/Maladie_de_Parkinson_et_pesticides_:_un_lien_reconnu.html

  7. […]  Par contre, mon voisin agriculteur qui se trouve dans une zone de culture intensive fait toujours l’objet sans cesse de publicité d’équipement pour travailler avec les produits dangereux !..On lui dit aussi de choisir le bon pesticide et également acquérir le matériel moderne pour répandre mieux la Chymie mortelle !… Il sait bien aussi que tous les ruisseaux du secteur sont contaminés par les pesticides, les herbicides et tous les autres produits toxiques et le danger que cela représente pour lui de les manipuler… Depuis l’année 2000 beaucoup de chercheurs ont mis en évidence ce problème mais par des dérogations opportunes(lobbies) on continue à utiliser la chimie pour sauver paraît-il les récoltes mais pas l’abeille mais surtout vous devez savoir que lorsque l’abeille meurt avant d’arriver à la ruche l’humain dans la zone incriminée et bien au-delà avec la portance des vents, est lui aussi en train de crever, mais tout doucement lui, car il faut savoir que l’abeille est notre sentinelle pour la santé !… Ainsi l’abeille, dans ce contexte, est devenue une quantité très négligeable !…En fait elle dérange le système de production agricole et ne va pas survivre longtemps en campagne et surtout en zone de culture intensive !…Il n’y a d’ailleurs plus aucune abeille sauvage !..Sa seule chance pour elle est d’aller en ville : un comble !…là il ya des jardins et des fleurs !…Ailleurs ,les haies champêtres disparaissent petit à petit même si on fait semblant par des subventions de faire croire que l’on a compris son utilité majeure pour le biotope !…Dans mon secteur, il ya dix ans il y avait de l’aubépine en bordure de tous les petits fossés qui étaient en pleine floraison au début du printemps permettant ainsi à l’abeille de faire provision de pollen, matière indispensable au développement de la ruche à la sortie de l’hiver !.. Cela faisait des tâches blanches dans le paysage et bien dix ans après, tout est arraché pour faire des grands champs tout en y enterrant des drains pour remplacer le fossé traditionnel qui vont jeter les résidus des nanotechnologies toxiques directement dans le ruisseau par infiltrations…A ce rythme, bientôt il n’y aura plus d’abeilles et ça ne semble inquiéter personne… et en réjouir bien d’autres comme certains agriculteurs formatés par le lobby des Chymiques !…Ils ne savent donc pas que eux aussi sont en grand danger…. http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/06/1052691-ces-agriculteurs-malades-des-pesticides.html https://sosbiodiversite.wordpress.com/2008/10/12/agriculteurs-premieres-victimes-pesticides/ […]

  8. […] On s’est rendu compte plusieurs décennies après que l’Ypérite était également cancérigène, comme probablement les arsines et d’autres […]

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