Où voir le film « nos enfants nous accuseront » ?


Tout le monde en parle. Depuis sa sortie en Novembre 2008, le documentaire  a eu plus de 130 000 spectateurs et tourne encore dans toutes les régions. Jean-Paul Jaud fait partager sa prise de conscience que l’agriculture intensive dégrade l’environnement, la santé des agriculteurs et celle des consommateurs. Parlez-en, allez le voir !

  • Les salles qui le programment officiellement(ALLOCINE)
  • Il y a de nombreuses projections organisée par des ONG avec un débat animé par JP Jaud lui-même ou d’autres intervenants.  En voir la liste sur Planète Atttitude
  • En France , l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme… Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. En France , on constate une augmentation de 1.1% par ana des cancers chez les enfants.. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation. Malbouffe, eau contaminée, fruits traités, céréales manipulées…STOP !

    Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique.
    Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique.


    Bande annonce version longue

    Le film commence à l’Unesco, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposent des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maîtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elle entrain de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu ?

    Interview de Jean-Paul JAUD :

    Un seul mot d’ordre :  non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnés. Un film au service d’une vérité qui blesse.

    En savoir plus :

    A voir sur Canal Bio-Diversité, sur le sujet des pesticides et de l’agro-chimie :

    6 Réponses

    1. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Les études françaises et étrangères accumulent les faits et les preuves. Voir dans cet article le point sur les impacts sanitaires des pesticides sur les agriculteurs et leur famille.
      http://biodiversites.free.fr/?p=280

    2. […] édifiante à voir sur ARTE mardi 25 novembreLes agriculteurs premières victimes des pesticides ?Nos enfants nous accuseront « L’eau est polluée, buvez du vin.. » – Tout faux !Agro-industrie, industrie de guerre, les liaisons […]

    3. Vu sur http://www.wwf.fr/actualites/5_questions_a_jean_paul_jaud
      Jean-Paul, quel bilan établissez-vous 3 mois après la sortie de votre film dont le succès ne semble toujours pas s’épuiser?
      Un bilan positif, évidemment, d’autant plus que début 2009 marque un véritable second souffle pour ce film.. A sa sortie en novembre 2008, c’est 21 copies qui étaient distribuées. Aujourd’hui c’est 41 ! C’est absolument atypique dans le cinéma. En principe un film s’épuise dans le temps. Cette fois-ci, on observe le contraire, ce qui laisse à penser que le public s’en est emparé. Avec plus de 67 000 entrées à ce jour, c’est déjà un succès. Et ce n’est pas fini…

    4. Vendredi 10 avril 20h30 salle J-Jaurès à Argelès sur Mer, dans le cadre de 3 jours “semaine bio-nutrition / Argumenterre”- j’ai oublié de coller l’adresse

      voir aussi du 3 avril au 27 septembre: “les enfants de la mer” de Y. ARthus-Bertrand et Maud Fontenoy

    5. 01h20, de retour chez moi. Sortie du Martin Gropius Bau avec le ventre en vrac et des trépignements dans le corps. J’avais l’impression de m’arracher à une vérité, de fuir et de retourner là où le monde se veut aveugle et sourd, là où la vie suit son cours.

      Nos enfants nous accuseront. Un titre qui claque, qui siffle au vent comme porteur de mauvaises nouvelles. J’étais persuadée, sûre, Monsieur Jean-Paul Jaud, de ressortir de la salle en petits morceaux, en puzzle, avec une conscience en kilos de tonne à me traîner.

      Quelle surprise ! Je ne me sens pas lourde, mais légère, si légère. Bien que le propos soit le même, un propos que je connais bien, bien que les vérités soient toujours aussi effrayantes, il y a dans votre film. Une lumière, un espoir, une envie de tous les possibles ? Un regard vers l’avenir. Un sourire, un désir ardent de croire en ces enfants, en ces petites graines de bio semées dans la commune de Barjac.

      Monsieur Jean-Paul Jaud, il est tard et je. Je serai bien incapable de dire les choses bien, mais je voudrais écrire Merci. Je ne me suis pas sentie éclairée d’une nouvelle lumière par ce film, le fond je le connais, l’agriculture bio, la mascarade du monde en pesticides, je. Ce n’est pas un merci pour votre documentaire, que je voudrais vous adresser. C’est un merci pour le film. Un merci pour ces personnages que vous avez déniché dans cette commune de Barjac, un merci pour ce maire dont je suis tombée amoureuse, un merci pour ces gens tellement. Tellement authentique, vivants, mais. Lumineux, porteurs de vie ?

      D’habitude, parler d’écologie, c’est accablant. Harassant. D’ailleurs, j’avais même abandonné. J’étais trop jeune pour porter des valeurs comme ça, c’était risible, ridicule, et puis. On parle toujours aux mêmes murs, on tourne en rond, les mêmes bras baissés. Les éternelles moqueries. Les discours de convaincus, les.

      Merci de ne pas avoir fait un film comme ces repas du dimanche chez le copain bio, des repas chouettes mais dont on ressort avec la conscience dans les chaussettes, avec une colère et un abattement qui pèsent.

      Le propos est le même, sinon bien plus grave. La maladie et la mort sont là, dans les paroles, dans les témoignages, dans les images.

      Mais ce que je veux dire, ce que je tente de dire. C’est que pour une fois, une, je n’ai pas retrouvé le goût de ces manifestations anti-ogm, de ces manifestations d’agriculteurs bio, ces mouvements au goût de dépression, de lutte perdue d’avance, de.

      Je regrette de ne pas avoir été en France, de ne pas être en France dans les salles de cinéma pour partager ce moment en grand. Mais ce que je suis heureuse, heureuse, d’avoir pu voir ce film, que vous soyez venus jusqu’ici, que les Berlinales vous aient invité ! Et la salle était petite, et les gens parlaient allemand et mon allemand est encore pauvre, mais je, pfiou.

      Ces enfants, Monsieur Jean-Paul Jaud, ces enfants. Ce maire, enfin, ce maire !

      C’était un peu de magie distillée dans une agriculture pourrie, et ce bébé qui naît, et ce soleil qui se lève, et cette classe qui chante, et cette brioche, là, cette brioche pour deux euros, cette brioche bio, autant de symboles pour y croire encore…. Pour se dire que peut-être tout n’est pas perdu, que si Barjac existe, que si ce maire tient bon, nous aussi, non, après tout, on pourrait.

      Je crois que ce Merci, je vous l’adresse pour m’avoir remise debout, pour les mouvements que vous allez fédérer, pour les mouvements que vous avez déjà fédérés. Parfois, on se fait l’effet d’être seul, un peu trop seul et isolé avec une conscience qui ne sert pas à grand-chose. Je souhaite que nos enfants ne nous accusent pas trop, je souhaite que vous poursuiviez votre chemin à travers le monde votre film sous le bras, je vous souhaite bon vent, pas ce vent de pesticide lâché par avion au dessus de la camargue, l’autre vent. Celui du chœur de ces enfants qui proposent un monde pour demain.

      Surtout, c’est un Merci pour cette formidable table de discussion que sont vos images. Avant, on se cherchait les poux accoudés à des tracts ramassés sur les trottoirs, et c’est bancal, un tract. Des mots sur du papier. Ça s’envole, ça se chiffonne, ça se piétine, ça se perd, surtout. Au moins, votre film, avec un titre pareil, je suis sûre de ne pas l’oublier. De pouvoir le retrouver.

      Margot, demoiselle au manteau rouge dans les marches du Martin Gropius Bau, à Berlin, ce soir,
      qui vous a dit « Han je n’arrive pas à partir », et c’est vrai, à peine le pied dehors, je voulais déjà revenir.

      ps : pendant le film, il y a eu cette phrase qui m’a retournée de frissons tant elle était à cet instant là retentissante de justesse, je me suis saisie d’un crayon et je l’ai notée à même mon bras parce que je n’avais pas le temps de chercher un papier, je, peut-être pourrez-vous me dire si elle trop approximative ou à peu près exacte…

       » et moi pendant très longtemps j’ai utilisé des pesticides et des produits toxiques parce que j’avais plus peur des moustiques que d’autre chose. « 

    6. Je suis agriculteur, et très concerné par la conservation des sols depuis 92; je ne souhaite pas particulièrement défendre les utilisateurs de glyphosate, parce-que j’en utilise moi même, ce que je veux simplement c’est dire que je suis bien conscient que ce produit est nocif pour l’environnement au même titre que tous les produits phytosanitaires, là on est d’accord, mais ce produit comme tous les autres je l’utilise avec des adjuvants qui me permettent de considérablement réduire les doses d’utilisation en optimisant l’action de la matière active, ce qui fait qu’au final j’en utilise moins, beaucoup moins que les utilisations préconisées; pour vous donner un ordre d’idée pour traiter des chardons sans adjuvants la dose préconisée est de 6 à 12 litres/hectare sans adjuvants, alors que j’utilise1 litre avec adjuvant, je précise que le dit adjuvant est utilisé en faible quantité lui aussi, à base de lécithine de soja associée au glyphosate.
      A trop vouloir supprimer à tout prix ce produit, on résoudra momentanément le problème, mais les utilisateurs se rabattrons sur des molécules tout aussi nocives voir plus, qui créerons une pollution nouvelle.
      Je prônerais une utilisation très « encadrée » du glyphosate plutôt qu’une interdiction pure et simple sans en mesurer les conséquences a moyen terme, les agriculteurs savent que ce produit est néfaste pour l’environnement mais tous n’ont pas le recul ou la formation adaptée a ces contraintes et se fient aux conseils de leurs techniciens.

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