Réorientation des aides à l’agriculture pour une PAC préventive, juste et durable


Toucher aux revenus des céréaliers (environ 47 000 euros par an en moyenne), pour en redistribuer une partie aux éleveurs, qui gagnent seulement 10 600 euros. Alors que ses prédécesseurs avaient botté en touche, Michel Barnier a décidé que le pas serait franchi dès 2010, en anticipation du réaménagement de la politique agricole commune (PAC) prévu en 2013. Ce rééquilibrage bénéficiera aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne.
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Génisse de race Montbéliarde

4 objectifs : emploi, agriculture durable, élevage à l’herbe, gestion des risques

Michel Barnier a présenté, le 23 février devant le Conseil d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) les modalités de mise en oeuvre du bilan de santé de la Pac qui s’appliqueront à partir de 2010. « Nous voulons, avec le bilan de santé, que la Pac soit juste, durable, préventive. Au total plus équilibrée et plus légitime », a indiqué le ministre. Avec le plan »Objectif Terres  » annoncé une semaine avant, c’est l’aboutissement concret des engagements oris par l’interprofession et les pouvoirs publics lors du Grenelle de l’Environnement. Au total, 1,4 milliard d’euros d’aides directes seront redistribuées dont 940 millions aux éleveurs bovins et ovins sous forme d’aide à la production d’herbe. Enfin, le bio n’a pas été oublié avec 60 millions et 40 millions sont débloqués pour soutenir la culture de protéines végétales comme la luzerne.

18 % des aides directes de la PAC, soit 1, 4 Md d’euros,  seront redéployés sur 4 axes :

Les mesures décidées conformément aux orientations voulues par le Chef de l’Etat et sous l’autorité du Premier ministre conduisent à réorienter en 2010 près de 1,4 milliard d’euros, soit 18% des aides directes reçues par les agriculteurs sur les 4 objectifs suivants :

1) Consolider l’économie agricole et l’emploi sur l’ensemble du territoire. La réorientation des aides permet en particulier de rééquilibrer le soutien en faveur des productions structurellement fragiles, telles que l’élevage ovin et caprin, et de revaloriser l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) dont bénéficient les territoires de montagne.

2) Instaurer un nouveau mode de soutien pour l’élevage à l’herbe. Près d’1 milliard d’euros sont ainsi mobilisés pour créer, à hauteur de 700 millions d’euros, un soutien spécifique aux surfaces en herbe consacrées à l’élevage et pour préserver, à hauteur de 240 millions d’euros, la prime herbagère agroenvironnementales (PHAE).

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3) Accompagner un mode de développement durable de l’agriculture. Les décisions prises conduisent à soutenir le développement de la production de protéines végétales, augmenter les moyens consacrés à l’agriculture biologique et répondre aux défis de la performance énergétique des entreprises agricoles, de la gestion de l’eau et de la biodiversité. C’est l’objet du  plan « Objectif Terre 2020 » présenté le 18/2/2099 par Michel Barnier.

4) Instaurer des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires. 140 millions d’euros sont mobilisés à ce titre. Le bilan de santé est ainsi mis à profit dès à présent pour contribuer financièrement, avec les fonds européens, à la généralisation de l’assurance récolte et à la création d’un fonds sanitaire.

Ces objectifs traduisent l’ambition d’une Politique Agricole Commune plus juste, plus durable, plus préventive et en fin de compte plus équilibrée. Les décisions arrêtées prennent en compte la réalité d’un contexte agricole difficile. Elles seront mises en oeuvre de façon pragmatique et efficace pour une première application en décembre 2010.

Vous trouvrez toutes les infos sur le site du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche . Vous pourrez y télécharger les brochures ci-dessous :

Voir aussi :

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3 Réponses

  1. Réorientation des aides de la PAC : Michel Barnier doit aller au bout de son ambition (ONG)

    Les ONG du groupe PAC 2013 encouragent Michel Barnier à aller au bout de son ambition, et à mobiliser davantage les moyens nécessaires pour engager l’agriculture française sur la voie de l’agriculture durable au-delà de 2013. Elles rappellent que l’agriculture durable n’est ni un slogan ni un verdissement des pratiques mais une agriculture centrée sur les principes de l’agro-écologie qui replacent agronomie et biodiversité au centre des systèmes de production tout en économisant les intrants (pesticides, engrais, eau, énergie, alimentation animale importée, etc.).
    La suite : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-21833.php

  2. Connaissez vous le concept de la « souveraineté alimentaire »
    Développé et présenté pour la première fois par Via Campesina lors du Sommet de l’alimentation organisé par la FAO à Rome en 1996 [1]. Il a depuis été repris et précisé par les altermondialistes lors des différents Forums Sociaux Mondiaux.

    La souveraineté alimentaire est présentée comme un droit international qui laisse la possibilité aux pays ou aux groupes de pays de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans qu’elles puissent avoir un impact négatif sur les populations d’autres pays. La souveraineté alimentaire est donc une rupture par rapport à l’organisation actuelle des marchés agricoles mise en œuvre par l’OMC.

    Complémentaire du concept de sécurité alimentaire qui concerne la quantité d’aliments disponibles, l’accès des populations à ceux-ci, l’utilisation biologique des aliments et la problématique de la prévention et gestion des crises, la souveraineté alimentaire accorde en plus une importance aux conditions sociales et environnementales de production des aliments. Elle prône un accès plus équitable à la terre pour les paysans pauvres, au moyen si nécessaire d’une réforme agraire et de mécanismes de sécurisation des droits d’usage du foncier.

    Au niveau local, la souveraineté alimentaire favorise le maintien d’une agriculture de proximité destinée en priorité à alimenter les marchés régionaux et nationaux. Les cultures vivrières et l’agriculture familiale de petite échelle doivent être favorisées, du fait de leur plus grande efficacité économique, sociale et environnementale, comparée à l’agriculture industrielle et les plantations de grande échelle où travaillent de nombreux salariés. La place et le rôle des femmes sont privilégiés.

    La souveraineté alimentaire privilégie des techniques agricoles qui favorisent l’autonomie des paysans. Elle est donc favorable à l’agriculture biologique et à l’agriculture paysanne. Elle refuse l’utilisation des plantes transgéniques en agriculture.

    Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Souverainet%C3%A9_alimentaire

  3. Obtenir des aides orientées à la production à l’herbe c’est bien.
    Produire exclusivement à l’herbe sans attendre c’est mieux.

    J’offre à tous les exploitants qui veulent produire aujourd’hui l’expérience de dix ans de production de boeuf à l’herbe avec un rendement moyen de 700kg/vif/ha.
    Prenez contact au: jehasden@hotmail.com
    je suis à votre disposition pour vous aider à produire; pas à supplier.
    Eudes Q.L.

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