Le bio ne connaît pas la crise


Les Echos du vendredi 27/2 consacrent 3 articles à l’envolée de la demande de produits « bio ». Outre les cosmétiques ou les textiles, dans l’alimentaire le bio est devenue une niche à 13 % de croissance par an,  30 % pour certains produits!

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Les produits bio sortent de leur ghetto  >> Lire l’article

A la traîne des autres Européens ces dernières années, les Français semblent décidés à rattraper leur retard. En témoigne, dans un contexte ô combien peu porteur, l’augmentation de près de 13 % constatée l’an dernier des ventes de produits alimentaires sans pesticides, ni engrais, estampillés AB ou de l’épi du label européen (1). Les explications sont multiples selon l’Agence bio qui promeut l’essor de la filière : désir de privilégier les produits respectueux de l’environnement, rejet des multiples additifs chimiques et tout simplement le goût retrouvé des aliments. On reste bien sûr dans l’ordre du phénomène de niche , mais ce qui a changé, c’est la visibilité accrue de ces produits longtemps cantonnés aux seuls marchés et circuits spécialisés. Cette fois, la grande distribution s’est emparée du sujet, multipliant les références bio, vendues sous marques nationales et surtout sous marques propres (MDD).

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« Une niche porteuse dans l’alimentaire »

Le bio représentait 1,2 % du marché total de la grande consommation alimentaire en 2007.
Entre 2000 et 2008, la consommation de produits bio a plus que doublé, passant de 1,19 milliard d’euros
à 2,3 milliards (+ 12,9 % par rapport à 2007).

  • 44 % des Français ont consommé au moins un produit bio une fois par mois en 2008.
  • 74 % des consommateurs de produits bio déclarent avoir l’intention de maintenir, voire d’augmenter, leurs achats malgré les craintes sur le pouvoir d’achat.
  • Les circuits « mass market » représentent près de 80 % de la distribution des produits bio dont 37,4 % réalisés dans les super et hypermarchés et 40 % dans les enseignes spécialisées type Naturalia et Biocoop.

La consommation est freinée par l’insuffisance de la production bio française :

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  • 2 % des surfaces agricoles disponibles sont exploitées en bio avec un objectif, fixé par le Grenelle de l’environnement, de 6 % en 2012.
  • De fortes disparités existent toutefois : en Paca, on est déjà à 7 %, alors que certaines régions de monoculture intensives du nord-ouest de la France sont en dessous de la moyenne.
  • Au sein de l’Union européenne, les champions du bio sont l’Autriche et l’Italie avec respectivement près de 20 % et 16 % de leurs surfaces agricoles disponibles. L’Italie en a fait une arme à l’export.

Source : Eurostaf et Agence Bio.

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