Copenhague-2009 : signez l’ultimatum climatique


Le compte à rebours a commencé. A quelque 200 jours de la conférence de l’ONU sur le climat qui se tient en décembre à Copenhague, la Fondation Nicolas Hulot, Oxfam France, Médecins du Monde, Action contre la Faim, les Amis de la Terre, Réseau Action Climat France, Greenpeace, Care, Secours Catholique, Fidh (Féderation internationale pour les droits de l’homme) et le WWF lancent l’ultimatum climatique et son site http://www.copenhague-2009.com.

onemillionforclimateConférence de Copenhague : un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

L’ APPEL :

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de l’action humanitaire, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard du l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009. Lire la suite


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2 Réponses

  1. Réchauffement du climat, conspiration & Copenhague 2009…

    Cela ne peut pas vous avoir échappé : un sommet de l’ONU se tiendra à Copenhague à compter du 7 décembre prochain. Le site créé à cette occasion par WWF et Greenpeace se veut laconique et alarmiste : "Confrontés au péril climatique, les dirigeant…

  2. Copenhague est un échec. Et après. Qui s’attendait à autre chose ? Que pouvait-on attendre d’autre des gouvernements actuels et des situations socio-économiques actuelles ? Les États Unis, pays monde, n’a jamais suivi et ne suivra jamais le reste du monde, l’autre monde. La Chine et l’Inde qui explosent maintenant qu’ils suivent en bons élèves le système économique occidental ne pourront pas adhérer avant longue date à une bifurcation globale de ce même système. Les pays en voie de développement n’ont pas les moyens de se poser la question. Il reste donc l’Europe qui semble être proche de l’exploit. Mais il faudrait davantage de maturité à la communauté européenne. Actuellement, l’Europe n’est pas autre chose que « les pays de l’europe ». La communauté européenne n’existe pas, alors comment aboutir à un accord commun d’une utopique communauté mondiale ? C’est essentiellement du temps perdu et de l’image médiatique pour les politiques. La politique ne sauvera pas le monde pour la simple et bonne raison qu’elle n’en a pas la vocation. L’action de la politique s’arrête là où commence le pouvoir qu’elle s’octroie. La politique a plus à faire en s’évertuant à rester au pouvoir qu’à sauver la planète. Alors comment faire face à un phénomène qui dépasse les gouvernements et qui n’est plus de la compétence du pouvoir politique ?
    Rien, si l’on pense que ce qui doit arriver arrivera. Le fatalisme a sans doute de bons jours devant lui. Mais dans des pays comme la France où plus de 90% de la population a reçu une éducation censée lui permettre de comprendre les causes et leurs conséquences on est en droit de s’attendre à autre chose qu’une simple fatalité.
    Le plus consternant c’est que ce n’est pas la technologie qui est à l’origine du bouleversement climatique, mais l’utilisation que nous en faisons. Et c’est justement la technologie qui pourrait, qui peut, nous permettre de réagir face à l’ampleur des dégâts. L’humanité n’a jamais possédé autant de solutions pour agir en faveur du plus grand nombre. Ce qui l’en empêche, c’est encore une fois la politique, et surtout la tradition politique qui est de maintenir un ordre établi, à savoir la domination d’une minorité sur une majorité par le truchement d’une mécanique bien huilée. Tant que nos gouvernements gouverneront non pas pour nous apporter le meilleur mais pour se garder le meilleur il n’y aura pas de progrès social. Nous entendons par progrès social, non pas que le citoyen moyen d’aujourd’hui ait plus que le citoyen moyen d’hier, c’est une évidence, mais qu’il n’y ait plus de citoyen moyen. C’est à dire que le progrès (technologique, mais aussi intellectuel) soit partagé par tous. Humainement rien ne justifie que deux pourcent des personnes adultes, soit bien moins de un pourcent de la population mondiale, possède plus de la moitié des richesses. Encore une fois, seule la politique le justifie !
    S’il n’y a rien à attendre des gouvernements, des états, des politiques quelqu’elles soient, faut-il pour autant retomber dans le fatalisme ? Notre éducation ne nous permet-elle pas d’accéder individuellement à autre chose que la fatalité ? Notre éducation ne nous sert-elle qu’à produire et à consommer de l’inutile ? Notre éducation ne peut-elle nous permettre à titre individuel de réagir, et d’agir ? Notre éducation qui est loin d’être égalitaire reste la chose la mieux partagée dans la société occidentale, c’est pourquoi nous pensons que c’est le seul levier sur lequel chacun puisse s’appuyer (et doit relever) pour prendre conscience du problème qui se pose à l’humanité. Le problème du réchauffement climatique est un problème mondial dans le sens global. C’est à dire qu’il englobe tous les autres problèmes, les problèmes de l’individu, les problèmes du groupe, de la communauté, de la société, de l’état, d’un ensemble d’états, d’un continent, etc. Or, pour que l’action soit mondiale, il faut que chaque état réagisse, pour que chaque état réagisse il faut que chaque société qui le compose réagisse, pour que chaque société réagisse il faut que les communautés réagissent, pour que les communautés réagissent il faut que les groupes réagissent, et pour que les groupes réagissent il faut que les individus réagissent. Et que faut-il pour qu’un individu réagisse ? une prise de conscience de sa place dans le monde. C’est à ce prix, c’est à dire au prix d’un effort intellectuel d’une prise de conscience individuelle et collective (dans le sens « tous ensemble »), que nous pourrons agir rapidement et humainement (c’est l’enjeu principal) en faveur du climat.

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