L’UNESCO désigne 22 nouvelles réserves de biosphère dans 17 pays


26 mai 2009 – L’UNESCO a désigné 22 nouvelles réserves de biosphère qui viennent s’ajouter au réseau mondial qui en compte désormais 553 dans 107 pays. La décision a été prise par le Conseil international de coordination du Programme L’Homme et la biosphère (MAB-CIC) lors de sa 21e session qui se tient du 25 au 29 mai 2009 sur l’île de Jeju (République de Corée). En France, 10 zones bénéficient de ce label.

korea01_400Les réserves de biosphère sont des sites reconnus qui innovent et font la démonstration de nouvelles approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, côtières et marines. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’étude pour le développement durable.

Le Programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère (MAB) propose un projet interdisciplinaire basé sur la recherche et le renforcement des capacités dans le but d’améliorer les relations entre les gens et leur environnement global.  Lancé au début des années 70, ce programme a pour principale mission de réduire la perte de biodiversité par des approches écologiques, sociales et économiques. Il utilise son réseau mondial de réserves de biosphère comme un outil d’échange des connaissances, de recherche et de surveillance, d’éducation et de formation, et un défi pour les responsables politiques.

A ce jour, dix réserves de biosphère ont été classées en France : la mer d’Iroise, la forêt de Fontainebleau et le Gâtinais, les Vosges du Nord/Pfalzerwald, la commune de Fakarava (Polynésie française), les Cévennes, le mont Ventoux, le Luberon, la Camargue, la vallée du Fango (Corse) et l’ archipel de la Guadeloupe .

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Le MEF ferme ses portes à Paris. Les négociations sur le climat se poursuivent à Bonn du 1 au 12 Juin


Alors que le Forum des économies Majeures (MEF) s’est terminé hier à Paris, les négociations de l’ONU vont entrer dans une nouvelle phase lundi 1er juin prochain, à Bonn (Allemagne). Pour la première fois les pays auront face à eux un vrai texte de négociation préparé par le Secrétariat de l’ONU, base de l’accord de Copenhague.

Le MEF a rassemblé pendant deux jours les ministres de l’environnement des 17 pays les plus pollueurs de la planète pour la deuxième fois cette année. A l’ordre du jour devaient être discutés les sujets les moins consensuels dans les négociations de l’ONU sur le climat : le soutien financier des pays industrialisés pour aider ceux en développement à faire face au défi climatique et les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. «Pour de nombreux participants, comme le Ministre allemand, il n’y a eu que très peu d’avancées lors de ce Major Economies Forum», regrette Damien Demailly, chargé du programme énergie-Climat au WWF-France. Lire la suite

Comment calculer le prix d’une abeille ? d’un paysage ? d’une eau potable ?


Les écosystèmes rendent de nombreux services dits « services écologiques » ou « services écosystémiques » qu’on classe parfois comme bien commun et/ou bien public. Ce sont des processus naturels utiles et souvent nécessaires aux populations humaines sans qu’elles aient à agir pour les obtenir . Par exemple la production de l’oxygène de l’air par les végétaux, la production de plancton qui nourrit les poissons que nous pêchons, l’épuration naturelle des eaux par les sols, l’activité des pollinisateurs des cultures, les organismes qui produisent et entretiennent l’humus, le stockage naturel de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol. Sans oublier la beauté des paysages et des milieux de vie que nous offre la Nature.

Très attendu, le rapport français sur la valeur économique de la biodiversité

« L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes « , le rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) a été présenté mercredi 29 avril 2009  par M. Bernard Chevassus-au-Louis, président de la commission de travail, aux ministres Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, en présence de M. Pavan Sukhdev, coordinateur de la TEEB (The Economy of Ecosystem and Biodiversity, parfois appelé le « rapport Stern de la biodiversité ».

  • reservcesnaturelles2Quel bilan dresser des connaissances scientifiques sur le thème de la monétarisation des services rendus par les écosystèmes et de la valeur de la biodiversité ?
  • Quels sont les enjeux socio-économiques de la diversité biologique en France, y compris dans les départements et collectivités d’Outre-mer ?
  • Quel cahier des charges pour d’éventuelles recherches ultérieures ?
  • Quelles seraient les premières valeurs de référence pour la prise en compte de la biodiversité, qui pourront être utilisées notamment dans les études socio-économiques relatives aux projets d’infrastructures ? Lire la suite

La secrétaire d’État veut protéger 2 % du territoire


Lors du 28e Congrès des réserves naturelles, la secrétaire d’État à l’écologie a confirmé le renforcement de la mission des réserves naturelles dans le domaine de la conservation de la biodiversité,  dans le cadre de la stratégie nationale de créations d’aires protégées définie en 2008 par Jean-Louis Borloo et qui est l’un des engagements du Grenelle de l’Environnement et de la stratégie nationale pour la biodiversité.

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Les 163 réserves naturelles nationales existantes couvrent 138 000 ha en métropole, et près de 2,6 millions d’ha à l’Outre-mer, dont 2,27 pour la seule réserve naturelle nationale des terres australes et antarctiques françaises

14 réserves ont été créées depuis l’année 2005, la dernière en date étant la réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine (Val-d’Oise et Yvelines (268 hectares). Les réserves naturelles assurent une protection réglementaire des espèces sauvages, des habitats naturels, et du patrimoine biologique. Les réserves naturelles régionales, d’initiative locale, sont une composante importante du dispositif. « Le réseau des réserves naturelles est extrêmement dynamique. Au-delà de la protection d’espaces naturels inestimables, et de leurs espèces sauvages, le travail scientifique de terrain réalisé par les réserves est crucial. Il contribue à notre connaissance de la biodiversité, de ses évolutions, et des impacts du changement climatique sur la biosphère » a déclaré lors de la clôture du congrès la secrétaire d’État à l’écologie, Chantal Jouanno à Divonne-les-Bains.

Trois nouveaux parcs nationaux annoncés

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Des espèces françaises en Liste Rouge


En 2007, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle ont lancé la réalisation de la Liste rouge des espèces menacées en France, en collaboration avec les organismes de référence sur les espèces en métropole et en outre-mer. Trois premières listes sont parues à ce jour : celle des reptiles et amphibiens de métropole , celles des oiseaux nicheurs de métropole et celles des mammifères de métropole.

Avec des façades sur les 3 océans et des climats variés, la France appartient au petit club des pays « méga-divers ». Elle est donc à la fois très riche en espèces mais aussi particulièrement concernée par la crise de la disparition des espèces. Au niveau mondial, la France est au 9ème rang des pays qui hébergent le plus grand nombre d’espèces menacées, soit près de 700 espèces en danger en métropole mais aussi dans les territoires d’outre-mer : Gypaète barbu, Grand hamster d’Alsace, Faucon crécerellette, Loutre géante de Guyane, tortues marines…

Les causes sont multiples : produits chimiques, urbanisation, braconnage, espèces exotiques envahissantes, assèchement des zones humides,…

Lézard pyrénéen d’Aurelio © C. Delmas

Lézard pyrénéen d’Aurelio © C. Delmas

Etabli conformément aux critères internationalement reconnus de l’UICN, ce projet de Liste rouge française vise à dresser un bilan objectif du degré de menace pesant sur les espèces à l’échelle du territoire national. Il s’agit de réunir les meilleures informations disponibles et les données les plus récentes sur le risque de disparition de notre territoire des espèces végétales et animales qui s’y reproduisent en milieu naturel, ou qui y sont régulièrement présentes. La Liste rouge permet de répondre à des questions essentielles, telles que :

  • Dans quelle mesure telle espèce est-elle menacée ?
  • Par quoi telle ou telle espèce est-elle spécialement menacée ?
  • Combien y a-t-il d’espèces menacées dans telle région du monde ?
  • Combien a-t-on dénombré de disparitions d’espèces ?

La liste rouge française est déclinée selon plusieurs taxons (catégories)

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Suivez les labels écologiques pour protéger l’environnement


Comment favoriser par notre consommation les modes de production durables et éthiques . Comment préserver la biodiversité  et ménager notre santé ? Le consomm’acteur a l’oeil sur les étiquettes et les labels, mais comment distinguer les certifications privées des officielles, choisir les vrais labels écolo et ignorer les labels « marketing » ?

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Recyclage, Alimentation, Bois et papier, Maison et construction, Economie d’énergie, Finances ,Textile, Tourisme , Commerce équitable ou encore Cosmétiques, les labels ou sigles fleurissent sur les produits de consommation. Ils sont censés garantir la qualité environnementale du produit ou son absence de composants dangereux. Une chose est certaine : tous ne sont pas « bio » ou « écolos ».  Car, en plus des labels officiels, les marques créent leurs propres références, ce qui ajoute à la confusion  générale !
Le terme de « label » est généralement utilisé pour désigner un signe distinctif et qualitatif que l’on attribue à un produit ou un service satisfaisant à une liste de critères provenant d’un cahier des charges. Cette liste de critères constitue aussi ce que l’on appelle un référentiel. Qu’il s’agisse de consommation d’énergie, de produits bio,  d’énergies renouvelables, les labels sont développés pour distinguer les produits respectant des normes de production ou pour distinguer les qualités particulières d’un produit ou d’un service. L’organisme ou la société qui vérifie et contrôle que les critères sont respectés conformément au cahier des charges, lors d’un audit, s’appelle le certificateur, comme l’AFNOR, Ecocert, Demeter ou encore Qualité France.

Les labels privés sont parfois plus exigeants que les labels officiels

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Sushi contre Thon rouge : l’UE réduit de 15 jours la campagne de pêche en Méditerranée


AFP –  La campagne de pêche au thon rouge en Méditerranée sera raccourcie de 15 jours en 2009 pour la flotte de l’UE, et les quotas de capture des thoniers senneurs réduits de près de 3.000 tonnes, a-t-on appris mercredi 14 Avril de source européenne. Cela risque de ne pas être suffisant pour sauver l’espèce, qui est sur la liste rouge de UICN. A l’origine du problème : la mode des sushis japonais. Plus que jamais, l’expression « manger la planète » prend son sens.

Les sushis sont fatals pour l’espèce !

thon-rougeLa campagne 2009, qui commence jeudi 15 avril à 00H00, a été raccourcie de 15 jours et « se terminera le 15 juin » au lieu du 30 pour la flotte communautaire, a-t-on précisé. La Commission a par ailleurs réduit de 27% les quotas alloués aux navires communautaires et a négocié une réduction de la capacité de pêche de leur flotte avec la mise à la casse de 26 navires par la France, l’Italie et Malte. Elle a en outre décidé de geler les capacités des fermes d’élevage et de renforcer les contrôles à bord des navires, dans les ports et dans les fermes, afin d’éviter les fraudes. « C’est la dernière chance » d’éviter la fin pure et simple de cette pêche », avertissent les responsables européens. Ces mesures devraient permettre d’éviter une fermeture anticipée de la pêche, comme ce fut le cas en 2008. Mais les responsable européens s’attendent à des réactions négatives, car ces mesures mettent en danger des revenus considérables. Rapellons que le thon rouge pâtit de la faramineuse demande du marché japonais. Ce pays drainerait de 90 à 95 % des prises de thon rouge, un poisson qui peut se transiger à plus de 50 000 euros. Et la popularité croissante du sushi à travers le monde ajoute à cette pression d’exploitation.

Une population de reproducteurs décimée

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