Les sols français menacés par l’érosion, les pollutions et le bétonnage


Un quart des sols en France sont affectés par l’érosion s’inquiétent les experts qui dénoncent également le bétonnage du territoire et la pollution d’origine agricole ou industrielle, alors que l’Europe peine à accoucher d’une directive sur la protection des sols.

L’érosion est « une des menaces les plus importantes » pour la qualité des sols

L’érosion entraîne une « perte irréversible », selon Dominique Arrouays, directeur de l’unité Infosol à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). En effet, la vitesse de formation des sols est très lente en France – environ 100 kilos de terre par hectare et par an, et « si on en perd plus, ce n’est pas durable », a-t-il expliqué lors d’une réunion organisée par l’Association des journalistes de l’environnement (AJE). Actuellement, environ 25% des sols français sont menacés d’érosion, particulièrement les grandes plaines limoneuses du nord de la France, mais « on n’a pas de suivi de la quantité de sol perdue chaque année au niveau du territoire français », a-t-il regretté.

60.000 hectares disparaissent sous le béton chaque année en France

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Vittel – Quand la multinationale crée une agence Bio


Des agriculteurs qui renoncent au dieu Maïs et aux engrais et qui passent en agriculture bio, des voies ferrés déserbées à l’eau chaude , des rapaces et des coccinelles réintroduits dans le cadre de la lutte biologique. Au bout de vingt ans, pari tenu : la teneur en nitrate des eaux est tombée de 8 à 4,6 mg/l, mais aussi des dizaines d’exploitations agricoles qui ont survécues,  des paysages préservés. Bienvenue dans la verte vallée du Vair (2) !
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La zone de captage de Vittel et Contrex

Une des plus importantes opérations de « remise en état » de terres agricoles dégradées par l’agriculture intensive se déroule en Lorraine depuis 20 ans. Si elle a été pilotée par la recherche agronomique française, ce n’est pas l’Etat ni l’Union Européenne qui la finance, mais le groupe agro-alimentaire Nestlé. Il s’agit en effet de préserver la qualité des eaux minérales Vittel et Contrex en protégeant les sources des risques de pollution des sols en surface,  notamment celle induite par l’agriculture (pesticides, engrais, antibiotiques).

Nestlé Waters applique des mesures rigoureuses de protection des ressources en eau. La protection des ressources s’étend à l’ensemble de la zone de captage, l’impluvium  qui couvre 10 000 hectares pour les sources Vittel et Contrex .

« Un pacte Ecoleau à Vittel » (article de Lise Barnéoud, Liberation Strasbourg, 9/2/2009)

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Zéro mauvaise herbe dans les champs : adieu miel et papillons !


Pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Et avec elles des dizaines d’insectes pollinisateurs qui ont un rôle crucial sur la fécondation de nombreuses plantes ou arbres. Outre les effets des insecticides déversés à tonneaux par les agriculteurs, les scientifiques soulignent les impacts de la révolution agricole qui a eu lieu en Europe depuis 1960 . Faisons le point sur la place laissée par l’homme aux « fleurs des champs » : elle a régressée de 67 % en 30 ans.

Les fleurs des champs ou des arbres sont le garde-manger des insectes butineurs

Mais qu’il soit un papillon ou une abeille, que vient-il récolter dans la fleur ? Les plantes nectarifères secrètent au niveau leur fleur un nectar, substance qui possède un pouvoir d’attraction sur les insectes ou certains oiseaux (oiseaux-mouches). Les plantes pollinifères, elles, produisent du pollen. Certaines espèces de plantes ne produisent que du nectar (par exemple la luzerne) ; d’autres par contre ne produisent que du pollen (le coquelicot). Enfin, de nombreuses espèces végétales sont à la fois nectarifères et pollinifères (l’érable). Enfin, on appelle plantes mellifères celles qui produisent des substances récoltées par les abeilles domestiques pour être transformées en miel. Beaucoup de plantes sont mellifères, mais seulement une partie peut être butinée par les abeilles domestiques du fait de leur morphologie (encombrement du corps, longueur de trompe…). Nombreuses de ces plantes consommées par les insectes pollinisateurs sont considérées comme « mauvaises herbes » des champs et des jardins (3), et traqués comme telles.

Les insectes sont responsables de 80 % de la fécondation des plantes à fleur, dont 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !

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L’enseignement agricole se met au vert !


Les établissements d’enseignement agricole devront désormais inclure l’agriculture biologique dans tous leurs référentiels de formation.. C’est une des mesures du plan d’action « Agriculture biologique : horizon 2012 » qui vise à développer l’agriculture biologique, pour combler le retard français. En effet, l’agriculture nationale ne peut répondre à la demande des consommateurs qui croit de 9,5 % par an depuis 1999.

Le 8 Octobre 2008, lors des « Assises nationales de la Bio », Michel Barnier, ministre français de l’Agriculture , a confirmé que renforcer et développer l’agriculture biologique sont pour lui une priorité, et aussi un axe important de la politique gouvernementale en faveur de l’environnement. Outre des mesures d’incitation à la conversion d’agriculteurs « chimiques » vers l’agriculture bio et au développement de l’alimentation « bio » dans la restauration collective, le plan « Agriculture biologique : horizon 2012 » comprend les actions en direction de enseignement et la formation des futurs agriculteurs. L’idée est de profiter du renouvellement des générations pour refonder une agriculture durable et développer l’agriculture biologique.

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