Paul François, victime des pesticides


Paul François, agriculteur conventionnel en Poitou Charentes – intoxiqué par un pesticide, l’a fait reconnaitre comme « maladie professionnelle »

D’autres agriculteurs témoignent sur le web de leurs problèmes de santé : http://www.victimes-pesticides.org/

Intoxiqué par le LASSO de Monsanto, l’agriculteur va enfin pouvoir être indemnisé par la MSA

La chambre sociale de la cour d’appel de Bordeaux a confirmé le 28 janvier 2010 le jugement rendu le 3 novembre 2008 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d’Angoulême qui reconnaissait à Paul François, agriculteur à Bernac (Charente), un lien entre les pathologies dont il souffre et une intoxication à l’herbicide Lasso de la multinationale Monsanto. Fin d’un parcours du combattant  pour faire reconnaître son cas en accident du travail. L’agriculteur se retourne désormais contre le fabricant du produit incriminé,  pour manquement à l’information et à la sécurité. Le procès est en cours d’instruction à Lyon.

Le 27 avril 2004, l’agriculteur avait été intoxiqué par l’herbicide alors qu’il nettoyait une cuve-pulvérisateur.

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Pesticides : quand les agriculteurs sortent du rang


En plein Salon de l’agriculture, le tout jeune réseau Victimes Pesticides diffuse des témoignages d »agriculteurs ou d’horticulteurs exposés aux produits phytosanitaires et atteints de maladies

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« Qu’un seul tienne et les autres suivront »

Le Mouvement pour le respect et le droit des générations futures (MDRGF) essaie de fédérer un réseau de victimes des pesticides derrière le combat de Paul François. Intoxiqué par le Lasso de Monsanto, cet agriculteur charentais a enchaîné plusieurs comas et des mois d’hospitalisation. Un marathon médical doublé d’un parcours du combattant juridique pour faire reconnaître son cas en accident du travail. Après avoir obtenu ce sésame rare l’année dernière, il a attaqué la multinationale pour manquement à l’information et à la sécurité.

Les agriculteurs sont les premières victimes des pesticides

« Un certain nombre d’agriculteurs comprennent l’intérêt de sortir de l’omerta. Même si cela ne règle pas leur problème, cela peut éviter à d’autres de connaître ces mésaventures« , commente François Veillerette, président du MRDGF. En janvier, des membres de Victimes Pesticides se sont réunis à Ruffec, sur les terres de Paul François pour partager leur expérience. Certains ont même accepté de la raconter face caméra.

Ils témoignent sur le web

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50 questions sur la biodiversité dans les zones rurales


Le site « Sciences et Décision »(1) propose un très intéressant document « La biodiversité dans les zones rurales ». Rédigé sous forme de FAQ- Foire aux Questions, le site apporte des réponses aux questions sur le déclin ou la préservation de la biodiversité dans nos campagnes. Sont abordés en particulier le rôle de l’agriculture ou encore celui des aides agricoles. Chaque réponse est accompagnée de références scientifiques. Un excellent travail.

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Le mot biodiversité désigne la diversité de toutes les formes du vivant. Le paysage est l’échelle à laquelle la biodiversité est la plus directement perceptible par les non-spécialistes. Les paysages des zones agricoles sont avant tout le fruit de l’activité humaine. Ils ont changé au cours de l’histoire en suivant l’évolution de la société. A chaque époque, la composition de la faune et de la flore a reflété cette évolution.

  • Quel est aujourd’hui l’impact des activités humaines sur la biodiversité dans les zones agricoles ?
  • Est-il identique pour les différents types d’agriculture ?
  • Les orientations de la politique agricole commune de l’Union européenne ont-elles un effet sur la biodiversité ?
  • Quelles sont les actions possibles au niveau local pour préserver les paysages et la biodiversité ?

Sommaire

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Droits dans leurs bottes. Avez-vous vu le film « Paroles de Paysans » ?


Ni éleveurs bovins, ni producteurs de porcs, de lait ou de fromage, les femmes et les hommes que nous avons croisés ont choisi simplement d’être paysans.

Une façon pour eux, de rappeler avec force leur attachement au pays, à la terre. Un pays dont ils prennent soin, qu’ils protègent. Dans le Nord, en Isère, dans le Sud-Ouest, en Bretagne, il existe des paysans qui s’interrogent, se battent pour une agriculture plus juste, plus humaine, plus respectueuse de l’environnement.

Hugues, éleveur laitier et transformation – Nord ; Jacky, éleveur de porcs et bovins lait – Ille et Vilaine ; Elise et Jean-Louis, éleveurs bovins lait – Jura ; Christophe, éleveur de chèvres et transformation – Isère ; Fabienne et Didier, producteurs de melons, Tarn et Garonne ; Jean-François, viticulteur – Gard ; Gaby, maraîcher – Nord ; Brigitte et Yves, volailles et bovins viande – Sarthe ; Gaëtan, lait – Ile et Vilaine ; Thierry, céréales – Gers

Bande annonce du film

Vous pouvez aussi voir les extraits suivants :

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Un Trophée de l’agriculture durable pour un militant de la Conf’


Benoît Biteau a remporté le premier Trophée de l’agriculture durable, à Paris  «Si je n’avais pas 40 ans, si je n’avais pas un peu bourlingué, si je n’étais pas têtu et si je n’avais pas voulu valoriser mes expériences professionnelles précédentes, je n’aurais jamais reçu cette distinction. » Il a donc fallu la conjonction de beaucoup de « si » et une sacrée dose d’obstination pour que Benoît Biteau soit récompensé. Les banquiers qui n’ont pas été séduits par le projet d’installation de Benoît Biteau, voire qui l’ont dissuadé, s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui.

Sud-Ouest, David Briand, le 6 Mars 2009

L’agriculteur est, en effet, devenu le premier lauréat des Trophées de l’agriculture durable, décernés lors du dernier Salon de l’agriculture. Après la sélection (par région) d’une dizaine de dossiers, un jury national – présidé par Erik Orsenna – a donc reconnu les efforts accomplis par celui qui est à la tête de son exploitation depuis deux ans seulement. Et c’est en arborant, sur le revers de sa veste, son badge de la Confédération paysanne qu’il a reçu son trophée des mains de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture.

Le ministre interpellé

Une tribune rêvée afin d’interpeller le ministre sur des sujets qui lui tiennent à coeur, comme l’installation, la PAC ou l’eau. « Une question fondamentale pour le bassin versant de la Seudre que nous partageons avec les ostréiculteurs de Marennes-Oléron. » Avec, en ligne de mire, la culture du maïs dont il est un adversaire résolu. « Aux problèmes de disponibilité de l’eau douce l’été, s’ajoutent des impératifs qualitatifs. Le maïs est source de rejets de pesticides qui, en bout de course, peuvent toucher les coquillages, qui sont des filtres. » Ces paroles non consensuelles ont visiblement séduit le ministre puisqu’il l’a revu en tête à tête cette fois, trois jours plus tard. « Je l’ai trouvé courageux et audacieux », confie Benoît Biteau. « Nous partageons les mêmes convictions. Sauf qu’il est obligé de trouver des compromis avec les lobbies que sont les grands céréaliers et les irrigants. »

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Voir aussi

Le film : « We Feed the World « , le marché de la faim


We Feed the World est un film documentaire autrichien réalisé par Erwin Wagenhofer et sorti le 25 avril 2007. Le film a été tourné en 2005. Erwin Wagenhofer s’est inspiré du livre de Jean Ziegler, L’empire de la honte pour tourner son film.

pr_otrokDes décharges de Vienne (où l’on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la seconde ville d’Autriche) aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans brésiliens meurent de faim à côté des champs d’exportation), des serres d’Almeria en Espagne (où les tomates poussent dans de la laine de verre) au siège social de Nestlé en Suisse, We Feed the world nous confronte aux réalités de ce qu’on appelle désormais l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’aux conséquences économiques, humaines et environnementales de nos modes de consommation.

  • L’agriculture aujourd’hui : quel mode de production ?
  • Agriculture et mondialisation : une agriculture source d’inégalités et de défis
  • Agriculture et citoyenneté : le rôle du citoyen-consommateur
  • La mondialisation à travers l’exemple de la filière agro-alimentaire
  • La domination des multinationales sur l’agriculture mondiale et ses conséquences
  • La politique agricole commune européenne

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Film – Herbe contre Maïs, les vaches arbitrent … ou la PAC ?


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Heureuse coïncidence, le film « Herbe » sort sur les écrans la veille de l’annonce par le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture d’un plan de soutien des productions herbagères et de l’élevage ovin et bovin.

Rencontrons des éleveurs bretons : un élevage moderne qui ressemble de plus en plus à une « usine à lait », des fermes  dont les vaches vont se nourrir « a l’ancienne » dans des prairies de qualité. A votre avis, qui s’en sort le mieux , en terme de revenu ?

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>> Plus d’infos et la liste des salles

>> Le groupe Facebook pour les djeuns

Courrez voir ce film. Un seul regret : j’ai vu plus de vaches Holstein ou Frisonnes que de Normandes ou Tachetées de l’Est, et aucune vache de la race bretonne.

Avec le modèle productiviste le paysan est perdant

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Vittel – Quand la multinationale crée une agence Bio


Des agriculteurs qui renoncent au dieu Maïs et aux engrais et qui passent en agriculture bio, des voies ferrés déserbées à l’eau chaude , des rapaces et des coccinelles réintroduits dans le cadre de la lutte biologique. Au bout de vingt ans, pari tenu : la teneur en nitrate des eaux est tombée de 8 à 4,6 mg/l, mais aussi des dizaines d’exploitations agricoles qui ont survécues,  des paysages préservés. Bienvenue dans la verte vallée du Vair (2) !
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La zone de captage de Vittel et Contrex

Une des plus importantes opérations de « remise en état » de terres agricoles dégradées par l’agriculture intensive se déroule en Lorraine depuis 20 ans. Si elle a été pilotée par la recherche agronomique française, ce n’est pas l’Etat ni l’Union Européenne qui la finance, mais le groupe agro-alimentaire Nestlé. Il s’agit en effet de préserver la qualité des eaux minérales Vittel et Contrex en protégeant les sources des risques de pollution des sols en surface,  notamment celle induite par l’agriculture (pesticides, engrais, antibiotiques).

Nestlé Waters applique des mesures rigoureuses de protection des ressources en eau. La protection des ressources s’étend à l’ensemble de la zone de captage, l’impluvium  qui couvre 10 000 hectares pour les sources Vittel et Contrex .

« Un pacte Ecoleau à Vittel » (article de Lise Barnéoud, Liberation Strasbourg, 9/2/2009)

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Un formidable documentaire : « Un monde pas tout à fait mortel »


Un jour, Isabelle Jéhannin a mis sa caméra sur l’épaule et elle est partie sur le terrain pour filmer le quotidien de l’emploi des pesticides. Sans parti pris, elle interviewe différents acteurs : agriculteurs et arboriculteurs, scientifiques, médecin de campagne, victimes…Chacun raconte son histoire en confiance, exprime ses doutes.

Elle en a tiré ce documentaire « Un monde pas tout à fait mortel » , en grande partie filmé dans sa région, la Meuse, où elle réside en milieu rural. Ecoutez la :

«J’avais envie que le plus grand nombre de gens sachent réellement ce que sont ces produits, pour ne pas qu’un jour on dise « On ne savait pas ».»

Sur le site dédié au film qui commercialise le DVD au prix de 15 euros, vous y trouverez aussi les dates et lieux des projections publiques. Et sur Terre-TV, vous lirez un interview d’Isabelle Jehannin et vous pouvez voir le film en entier.

Agriculture et pesticides : quand le doute s’installe

Ce film pose 4 questions :

  • Le principe de précaution s’applique-t-il aussi à l’agriculture ?
  • Les firmes peuvent-elles continuer à mettre sur le marché des produits phytosanitaires sans contrôle indépendant ?
  • Les pouvoirs publics jouent-ils suffisamment leur rôle pour la protection de la santé des citoyens?
  • A-t-on envie de vivre  dans « un monde pas tout à fait mortel » ?

Pourquoi ce titre ?

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Malin! Soutenir l’installation des agriculteurs bio


En ces périodes de turbulences boursières, de scandales financiers et de frilosité des banques, ne faut-il pas revenir aux valeurs essentielles. Terres de liens et ses partenaires de la filière Bio lance un appel public à l’épargne, pour soutenir l’installation et le développement de producteurs bio.

La production bio ne couvre pas les besoins du marché français

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Les produits sans pesticides ni engrais de synthèse représentent 2 % du chiffre d’affaires global du secteur. Ils bénéficient cependant d’une croissance à faire rêver n’importe quel investisseur : 9,5 % par an depuis 1999 pendant que l’ensemble du marché alimentaire progressait de 3,6 %. Et plus de quatre Français sur dix déclarent consommer des produits bio (dont la grande majorité au moins une fois par mois) . Face à cet essor continu de la consommation de produits bio, la France manque drastiquement de producteurs : agriculteurs, éleveurs, maraichers… Le Bio ne représentait que 12 000 exploitations en 2007, 557 133 ha, soit 2 % de la surface agricole. Aussi le Grenelle de l’environnement a prévu de passer à 20 % de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2012 et 6 % de la surface agricole utile en agriculture biologique d’ici 2010.

Importer les produits est une hérésie pour une nation agricole comme la notre…et ce n’est pas très écologique camarade. Et puis, comme l’INRA vient de le souligner avec force, l’agriculture durable ou biologique favorise la biodiversité, maintient l’équilibre des paysages et lutte contre la désertifcation des campagnes françaises. Alors ?

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