Lancement du concours des prairies fleuries en faveur de la biodiversité


Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au salon international de l’Agriculture. Le concours récompensera les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Cette manifestation vise à promouvoir une démarche agri-environnementale simple et appropriable par tous : observer la présence de fleurs facilement reconnaissables.A la différence des jachères fleuries (1), qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage.

Le principe des prairies fleuries est la base d’une nouvelle mesure agri-environnementale du Plan de Développement Rural Hexagonal, actuellement mise en oeuvre dans certains Parcs ou sites Natura 2000 en France.

 

La Prairie fleurie (ou « pré fleuri ») est le nom donné à un milieu ou paysage (naturel ou artificiel) de type prairial, mais particulièrement riche en fleurs, qu'on cherche parfois à reproduire pour des raisons écologiques ou décoratives sous forme de « bandes fleuries ».

 

Une initiative à la croisée des chemins entre agriculture, préservation des prairies naturelles et qualité des produits des territoires.

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Plan d’action « Agriculture et biodiversité »


Paris -22 Mai 2009 – La Stratégie nationale pour la biodiversité, réactualisée, a été présentée au Conseil des ministres du 20 mai par Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno. Le plan d’action « Agriculture et biodiversité » en fait partie. Michel Barnier a rendu public le 22 mai ce plan enrichi à la lumière des conclusions du Grenelle de l’environnement, des Assises de l’agriculture et du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC). Les enjeux du changement climatique et de la préservation des continuités écologiques en sont un point fort.

Renforcement de la « Stratégie nationale pour la biodiversité »

Stratégie nationale pour la biodiversité - 2009-2010 - Michel Barnier renforce le plan d'action « agriculture »

Stratégie nationale pour la biodiversité - 2009-2010 - Michel Barnier renforce le plan d'action « agriculture »

A l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et Chantal JOUANNO, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie rappellent l’engagement fort de la France pour relever le défi majeur posé à l’humanité : la perte de la biodiversité. Mme Jouanno a présenté le 20 mai dernier, lors d’une communication en Conseil des ministres, les 10 plans d’action sectoriels prévus dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité. « La Stratégie nationale pour la biodiversité intègre désormais les mesures du Grenelle Environnement. Elle rassemble les actions devant permettre d’enrayer l’érosion de la biodiversité d’ici 2010, objectif partagé avec les autres pays de l’Union européenne. Tous les acteurs concernés doivent dès à présent se mobiliser pour intégrer la biodiversité dans l’ensemble des politiques publiques et des acteurs d’activités » déclarent Jean-Louis BORLOO et Chantal JOUANNO. Lire la suite

« L’arbre, la rivière et l’homme », ou comment mettre en place la trame verte et bleue


Comment mettre en place, sur l’ensemble du territoire, la « trame verte et bleue » préconisée par le Grenelle Environnement ? Comment diversifier les habitats naturels pour contrebalancer l’artificialisation des paysages ? Comment tout à la fois protéger les rivières contre les pollutions diffuses, favoriser la biodiversité aquatique, et accroître la sécurité des riverains ? Peut-on concilier protection de la nature et bien-être humain ?

couvcspnb_arbrerivierehommeVous souvenez vous d’une promenade au bord de cette charmante rivière qui ondulait dans le paysage, encadrée par des arbres et une végétation un peu folle ? C’était avant le remembrement et le drainage, l’endiguement des cours d’eau ou leur eutrophisation. Pourtant les corridors rivulaires sont des éléments clés pour la conservation de la biodiversité terrestre et aquatique. Ils jouent également des rôles méconnus mais primordiaux  de régulateurs de crues ou de « pièges à nitrates », à tel point que les bandes enherbées figurent désormais dans les critères d’attribution des aides de la PAC aux agriculteurs.

« L’arbre, la rivière et l’homme » CSPNB – en février 2008 – 64 pages

SOS Biodiversité a déjà signalé les excellents ouvrages édités par le CSPNB – Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité, une stucture du MEEDDAT, à savoir les brochures de vulgarisation « exemples de biodiversité » qui devraient être distribués à tous les enseignants (à souffler à Mme JOUANNO).

Dans cet ouvrage destiné aux  décideurs, aux acteurs de terrain, aux formateurs, aux étudiants, etc…des chercheurs de différents horizons, en dialogue avec des gestionnaires, mettent en commun leur expérience pour proposer une voie originale : la renaturation des espaces de terrain situés au bord des cours d’eau, les « Corridors Rivulaires ».

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Un pot de chrysanthème sur la tombe d’un puceron


Le puceron du chrysanthème

Le puceron du chrysanthème

De nombreuses plantes, champignons ou bactéries sont utilisés comme insecticides, en particulier en agriculture. Ces produits d’origine naturelle sont intéressants à bien des titres (pas de résidus, action souvent sélective…), mais ils doivent être utilisés dans le respect de l’environnement.

La pyréthrine est un insecticide naturel extrait de la fleur d’un chrysanthème, cultivé et récolté au Kenya. Elle est très efficace dans le traitement de la cochenille, des pucerons, des chenilles et de nombreux autres insectes.

Cette substance est très peu toxique chez les humains et autres animaux à sang chaud, ce qui permet de l’utiliser dans les maisons. Elle possède le grand avantage de se dégrader très rapidement une fois épandue, sous l’action de la lumière. La connaissance de la Pyréthrine a permis la synthèse de substances voisines, les pyréthroïdes, possédant les mêmes caractéristiques de faible toxicité pour l’homme et de faible rémanence, qui sont largement utilisées comme insecticides (ex : perméthrines).  Ses principes actifs sont par ailleurs utilisés en médecine, par exemple dans le traitement des poux.

Il existe beaucoup d’autres insecticides naturels, parmi lesquels on peut citer :

  • la roténone, extraite à partir de racines de plantes légumineuses. Elle est utilisée pour lutter contre les chenilles, vers, acariens et pucerons ;
  • les purins d’orties, de consoude, de fougères… qui sont bien connus des jardiniers bio.

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50 questions sur la biodiversité dans les zones rurales


Le site « Sciences et Décision »(1) propose un très intéressant document « La biodiversité dans les zones rurales ». Rédigé sous forme de FAQ- Foire aux Questions, le site apporte des réponses aux questions sur le déclin ou la préservation de la biodiversité dans nos campagnes. Sont abordés en particulier le rôle de l’agriculture ou encore celui des aides agricoles. Chaque réponse est accompagnée de références scientifiques. Un excellent travail.

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Le mot biodiversité désigne la diversité de toutes les formes du vivant. Le paysage est l’échelle à laquelle la biodiversité est la plus directement perceptible par les non-spécialistes. Les paysages des zones agricoles sont avant tout le fruit de l’activité humaine. Ils ont changé au cours de l’histoire en suivant l’évolution de la société. A chaque époque, la composition de la faune et de la flore a reflété cette évolution.

  • Quel est aujourd’hui l’impact des activités humaines sur la biodiversité dans les zones agricoles ?
  • Est-il identique pour les différents types d’agriculture ?
  • Les orientations de la politique agricole commune de l’Union européenne ont-elles un effet sur la biodiversité ?
  • Quelles sont les actions possibles au niveau local pour préserver les paysages et la biodiversité ?

Sommaire

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Droits dans leurs bottes. Avez-vous vu le film « Paroles de Paysans » ?


Ni éleveurs bovins, ni producteurs de porcs, de lait ou de fromage, les femmes et les hommes que nous avons croisés ont choisi simplement d’être paysans.

Une façon pour eux, de rappeler avec force leur attachement au pays, à la terre. Un pays dont ils prennent soin, qu’ils protègent. Dans le Nord, en Isère, dans le Sud-Ouest, en Bretagne, il existe des paysans qui s’interrogent, se battent pour une agriculture plus juste, plus humaine, plus respectueuse de l’environnement.

Hugues, éleveur laitier et transformation – Nord ; Jacky, éleveur de porcs et bovins lait – Ille et Vilaine ; Elise et Jean-Louis, éleveurs bovins lait – Jura ; Christophe, éleveur de chèvres et transformation – Isère ; Fabienne et Didier, producteurs de melons, Tarn et Garonne ; Jean-François, viticulteur – Gard ; Gaby, maraîcher – Nord ; Brigitte et Yves, volailles et bovins viande – Sarthe ; Gaëtan, lait – Ile et Vilaine ; Thierry, céréales – Gers

Bande annonce du film

Vous pouvez aussi voir les extraits suivants :

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La Bretagne décide de rompre avec le modèle productiviste


Avec le plan Objectifs Terres 2020 annoncé en février par Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, l’agriculture française change enfin de cap. Depuis 2008, en Bretagne, le département des Côtes d’Armor a pris de l’avance  : le financement public de l’agriculture est réservé aux petits exploitants engagés dans une démarchebasta de développement durable. Outre l’action remarquable du CEDAPA d’André Pochon, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture et le Conseil Général qui s’enage vers une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement.  Un bonus sera même accordé à ceux qui passent en bio. Bravo les bretons !

Article de Basta ! par Raphaël Baldos le 9 mars 2009

2867417806_65b11cba6c_o Une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement est-elle possible ? Le conseil général des Côtes d’Armor en a fait le pari. Il a adopté, il y a un an, de nouvelles orientations stratégiques qui donnent la priorité à l’agriculture bio et durable, aux labels de qualité et aux petites exploitations. Et qui excluent le soutien aux cultures OGM. « Nous considérons que le modèle agricole breton (productivisme au détriment de l’environnement) est dépassé », explique Hervé Tanguy, directeur de l’agriculture et du développement durable au conseil général. « Pour affronter la concurrence internationale, il faut améliorer la qualité des produits, encourager l’innovation et diversifier les productions. »

Ces nouvelles orientations font suite à un travail de réflexion et de concertation entamé en 2006. Une centaine de personnes issues de syndicats agricoles, de coopératives, de lycées agricoles, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du monde associatif ont été auditionnées par la Commission de l’agriculture et du développement durable. Lire la suite

Un Trophée de l’agriculture durable pour un militant de la Conf’


Benoît Biteau a remporté le premier Trophée de l’agriculture durable, à Paris  «Si je n’avais pas 40 ans, si je n’avais pas un peu bourlingué, si je n’étais pas têtu et si je n’avais pas voulu valoriser mes expériences professionnelles précédentes, je n’aurais jamais reçu cette distinction. » Il a donc fallu la conjonction de beaucoup de « si » et une sacrée dose d’obstination pour que Benoît Biteau soit récompensé. Les banquiers qui n’ont pas été séduits par le projet d’installation de Benoît Biteau, voire qui l’ont dissuadé, s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui.

Sud-Ouest, David Briand, le 6 Mars 2009

L’agriculteur est, en effet, devenu le premier lauréat des Trophées de l’agriculture durable, décernés lors du dernier Salon de l’agriculture. Après la sélection (par région) d’une dizaine de dossiers, un jury national – présidé par Erik Orsenna – a donc reconnu les efforts accomplis par celui qui est à la tête de son exploitation depuis deux ans seulement. Et c’est en arborant, sur le revers de sa veste, son badge de la Confédération paysanne qu’il a reçu son trophée des mains de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture.

Le ministre interpellé

Une tribune rêvée afin d’interpeller le ministre sur des sujets qui lui tiennent à coeur, comme l’installation, la PAC ou l’eau. « Une question fondamentale pour le bassin versant de la Seudre que nous partageons avec les ostréiculteurs de Marennes-Oléron. » Avec, en ligne de mire, la culture du maïs dont il est un adversaire résolu. « Aux problèmes de disponibilité de l’eau douce l’été, s’ajoutent des impératifs qualitatifs. Le maïs est source de rejets de pesticides qui, en bout de course, peuvent toucher les coquillages, qui sont des filtres. » Ces paroles non consensuelles ont visiblement séduit le ministre puisqu’il l’a revu en tête à tête cette fois, trois jours plus tard. « Je l’ai trouvé courageux et audacieux », confie Benoît Biteau. « Nous partageons les mêmes convictions. Sauf qu’il est obligé de trouver des compromis avec les lobbies que sont les grands céréaliers et les irrigants. »

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Voir aussi

Film – Herbe contre Maïs, les vaches arbitrent … ou la PAC ?


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Heureuse coïncidence, le film « Herbe » sort sur les écrans la veille de l’annonce par le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture d’un plan de soutien des productions herbagères et de l’élevage ovin et bovin.

Rencontrons des éleveurs bretons : un élevage moderne qui ressemble de plus en plus à une « usine à lait », des fermes  dont les vaches vont se nourrir « a l’ancienne » dans des prairies de qualité. A votre avis, qui s’en sort le mieux , en terme de revenu ?

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>> Plus d’infos et la liste des salles

>> Le groupe Facebook pour les djeuns

Courrez voir ce film. Un seul regret : j’ai vu plus de vaches Holstein ou Frisonnes que de Normandes ou Tachetées de l’Est, et aucune vache de la race bretonne.

Avec le modèle productiviste le paysan est perdant

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« Objectif terres 2020 » : le déclin du modèle agricole productiviste officialisé


Nous l’avions rêvé, Michel Barnier l’a fait ! Cette fois-ci, plus de doute, l’agricul­ture française change de cap. Le plan « Objectif Terres 2020 » veut promouvoir un « nouveau modèle agricole français » fondé sur le développement durable avec pour objectif de « produire plus et produire mieux ». Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, il s’accompagne d’un redéploiement d’une partie des aides de la PAC, qui  devrait bénéficier entre autres aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne, à l’apiculture.…bref à la biodiversité  en milieu rural.

Michel Barnier avait déjà lancé en 2008  les plans d’action « EcoPhyto2018 », « AgroBio 2012«  visant à réorienter l’agriculture française vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique, et  à la mettre en phase avec les attentes des consommateurs . Présenté à Daumeray (Maine-et-Loire), par Michel Barnier et Nicolas Sarkozy à la veille du Salon international de l’agriculture,  le plan  « Objectif Terres 2020 » comporte 60 mesures « qui doivent permettre à l’agriculture de s’adapter aux nouveaux défis de l’environnement.» Il est construit à partir des réflexions menées dans le Grenelle de l’environnement, des assises de la forêt et de celles de l’agriculture et autour de démarches innovantes, écologiquement durables et productives.


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