Lancement du concours des prairies fleuries en faveur de la biodiversité


Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au salon international de l’Agriculture. Le concours récompensera les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Cette manifestation vise à promouvoir une démarche agri-environnementale simple et appropriable par tous : observer la présence de fleurs facilement reconnaissables.A la différence des jachères fleuries (1), qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage.

Le principe des prairies fleuries est la base d’une nouvelle mesure agri-environnementale du Plan de Développement Rural Hexagonal, actuellement mise en oeuvre dans certains Parcs ou sites Natura 2000 en France.

 

La Prairie fleurie (ou « pré fleuri ») est le nom donné à un milieu ou paysage (naturel ou artificiel) de type prairial, mais particulièrement riche en fleurs, qu'on cherche parfois à reproduire pour des raisons écologiques ou décoratives sous forme de « bandes fleuries ».

 

Une initiative à la croisée des chemins entre agriculture, préservation des prairies naturelles et qualité des produits des territoires.

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Pesticides : quand les agriculteurs sortent du rang


En plein Salon de l’agriculture, le tout jeune réseau Victimes Pesticides diffuse des témoignages d »agriculteurs ou d’horticulteurs exposés aux produits phytosanitaires et atteints de maladies

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« Qu’un seul tienne et les autres suivront »

Le Mouvement pour le respect et le droit des générations futures (MDRGF) essaie de fédérer un réseau de victimes des pesticides derrière le combat de Paul François. Intoxiqué par le Lasso de Monsanto, cet agriculteur charentais a enchaîné plusieurs comas et des mois d’hospitalisation. Un marathon médical doublé d’un parcours du combattant juridique pour faire reconnaître son cas en accident du travail. Après avoir obtenu ce sésame rare l’année dernière, il a attaqué la multinationale pour manquement à l’information et à la sécurité.

Les agriculteurs sont les premières victimes des pesticides

« Un certain nombre d’agriculteurs comprennent l’intérêt de sortir de l’omerta. Même si cela ne règle pas leur problème, cela peut éviter à d’autres de connaître ces mésaventures« , commente François Veillerette, président du MRDGF. En janvier, des membres de Victimes Pesticides se sont réunis à Ruffec, sur les terres de Paul François pour partager leur expérience. Certains ont même accepté de la raconter face caméra.

Ils témoignent sur le web

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Assigné en justice pour avoir analysé des raisins !


Agissons ensemble pour soutenir cette association… Signez l’Appel à soutien d’EGF, afin de témoigner de votre solidarité avec le MDRGF . En effet, le syndicat FNPRT cherche à bâillonner ces courageux lanceurs d’alerte. Ce lobby ne doute de rien, ni de la salubrité de ces productions, ni de son pouvoir économique. Génial. Comme cela tous ceux qui ne savaient pas que 99,2 % des raisins analysés sont contaminés, le sauront. Et que vive l’agriculture durable !

Poursuivi pour avoir publié une vérité dérangeante

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) est  assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table. Cette Fédération de producteurs de la FNSEA assigne le MDRGF pour un soit disant dénigrement du raisin de table suite à la publication d’analyses de résidus de pesticides dans des raisins de table vendus dans des supermarchés réalisées en novembre 2008 avec quatre autres associations européennes ! Lire la suite

Comment calculer le prix d’une abeille ? d’un paysage ? d’une eau potable ?


Les écosystèmes rendent de nombreux services dits « services écologiques » ou « services écosystémiques » qu’on classe parfois comme bien commun et/ou bien public. Ce sont des processus naturels utiles et souvent nécessaires aux populations humaines sans qu’elles aient à agir pour les obtenir . Par exemple la production de l’oxygène de l’air par les végétaux, la production de plancton qui nourrit les poissons que nous pêchons, l’épuration naturelle des eaux par les sols, l’activité des pollinisateurs des cultures, les organismes qui produisent et entretiennent l’humus, le stockage naturel de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol. Sans oublier la beauté des paysages et des milieux de vie que nous offre la Nature.

Très attendu, le rapport français sur la valeur économique de la biodiversité

« L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes « , le rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) a été présenté mercredi 29 avril 2009  par M. Bernard Chevassus-au-Louis, président de la commission de travail, aux ministres Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, en présence de M. Pavan Sukhdev, coordinateur de la TEEB (The Economy of Ecosystem and Biodiversity, parfois appelé le « rapport Stern de la biodiversité ».

  • reservcesnaturelles2Quel bilan dresser des connaissances scientifiques sur le thème de la monétarisation des services rendus par les écosystèmes et de la valeur de la biodiversité ?
  • Quels sont les enjeux socio-économiques de la diversité biologique en France, y compris dans les départements et collectivités d’Outre-mer ?
  • Quel cahier des charges pour d’éventuelles recherches ultérieures ?
  • Quelles seraient les premières valeurs de référence pour la prise en compte de la biodiversité, qui pourront être utilisées notamment dans les études socio-économiques relatives aux projets d’infrastructures ? Lire la suite

50 questions sur la biodiversité dans les zones rurales


Le site « Sciences et Décision »(1) propose un très intéressant document « La biodiversité dans les zones rurales ». Rédigé sous forme de FAQ- Foire aux Questions, le site apporte des réponses aux questions sur le déclin ou la préservation de la biodiversité dans nos campagnes. Sont abordés en particulier le rôle de l’agriculture ou encore celui des aides agricoles. Chaque réponse est accompagnée de références scientifiques. Un excellent travail.

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Le mot biodiversité désigne la diversité de toutes les formes du vivant. Le paysage est l’échelle à laquelle la biodiversité est la plus directement perceptible par les non-spécialistes. Les paysages des zones agricoles sont avant tout le fruit de l’activité humaine. Ils ont changé au cours de l’histoire en suivant l’évolution de la société. A chaque époque, la composition de la faune et de la flore a reflété cette évolution.

  • Quel est aujourd’hui l’impact des activités humaines sur la biodiversité dans les zones agricoles ?
  • Est-il identique pour les différents types d’agriculture ?
  • Les orientations de la politique agricole commune de l’Union européenne ont-elles un effet sur la biodiversité ?
  • Quelles sont les actions possibles au niveau local pour préserver les paysages et la biodiversité ?

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Le blé : chronique d’une mort annoncée


Le blé est la céréale la plus consommée par les hommes à travers le monde, et ses variétés sont innombrables. Mais cette richesse biologique est menacée par les firmes agroalimentaires qui d’ores et déjà contrôlent les semences. Un film de Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto), 52 minutes – 2007

Le blé est consommé sur les cinq continents ; il y occupe 20 % des terres cultivées et constitue la nourriture de base pour un homme sur trois. Son histoire est intimement liée à celle des hommes.

Ceux-ci ont commencé à le cultiver il y a des dizaines de milliers d’années dans les steppes du Moyen-Orient. Au fil de leurs migrations, à travers l’Asie, l’Europe et l’Égypte, ils l’ont transporté et adapté à des environnements très différents ; si bien que le blé a développé une extraordinaire diversité et compte jusqu’à 200 000 variétés.

La préservation des variétés autochtones est un enjeu majeur de notre siècle

Madoc-348-b1942is cette richesse biologique est aujourd’hui menacée par les pratiques de l’agriculture industrielle. Au cours des cinquante dernières années, des milliers de variétés de blé ont disparu et les champs se sont uniformisés. À terme, cette évolution pourrait être très dangereuse : si une épidémie venait à toucher une espèce de blé devenue hégémonique dans le monde, c’est la sécurité alimentaire de la planète qui serait mise en péril. Mais ici ou là, face à la puissance des multinationales qui veulent tout placer sous leur emprise, des paysans commencent à protester et à organiser leur résistance. Dans leur intérêt et celui de l’humanité.

Le formidable documentaire de Marie-Monique Robin a été diffusé sur Arte , il sera en 2009 disponible dans un coffret DVD assemblant la trilogie « Le blé : chronique d’une mort annoncée » , « Le monde selon Monsanto » et « Argentine le soja de la faim » .
Dans l’attente, contentez vous des deux extraits suivants :

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Rapport Sukhdev : donner un juste prix à la biodiversité


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Quand il ne dirige pas le département des marchés de la Deutsche Bank à Bombay (Inde), Pavan Sukhdev milite au Conservation Action Trust, une association de défense de l’environnement parmi les plus influentes en Inde. Cet économiste indien de 48 ans s’est mis en tête de convaincre les Etats de la fédération d’adopter une « comptabilité verte » pour guider des politiques de développement respectueuses de l’environnement. C’est certainement ce qui a fait la différence au moment de sélectionner le profil idéal pour diriger l’étude mondiale sur « l’économie des systèmes écologiques et de la biodiversité » commanditée par l’Union européenne.  Après le rapport de Nicholas Stern en 2006, sur le coût du changement climatique, Pavan Sukhdev a été chargé d’éclairer la communauté internationale sur l’autre visage de la crise écologique. Son rapport final est attendu en 2010.

Pourquoi est-il devenu urgent de donner un prix aux écosystèmes de la planète ?

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