Agriculture et biodiversité


Cet  article de synthèse de Gilles KLEITZ , responsable Stratégie nationale pour la biodiversité au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, date de 2005. En 2009, suite au Grenelle de l’Environnement, le Ministre de l’Agriculture annonce enfin un redéploiement des aides publiques et de la PAC  vers des systèmes plus respectueux de l’environnement. Il est plus que temps.

La biodiversité des territoires agricoles, pastoraux et ruraux

copie-de-dscn0720Le domaine rural, où s’exercent notamment les activités agricoles et pastorales, couvre plus de la moitié du territoire français. On y trouve non seulement l’ensemble des habitats et des espèces du territoire, y compris celles inscrites dans les livres rouges (listes des espèces rares ou menacées), mais également le patrimoine vivant des espèces, variétés, et races cultivées ou élevées, sélectionnées au cours de l’histoire. Le monde rural joue ainsi un rôle de premier plan dans l’évolution de la diversité du monde vivant sur le territoire français. De façon pratique, les liens entre activité agricole et biodiversité se comprennent à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation, et du territoire. Ils intègrent les dimensions biologiques et agronomiques, sociales et techniques, et les rapports à l’économie et aux marchés. Lire la suite

« La Bio en questions» ou 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur


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L’association « Bio Consom’acteurs » entend informer et sensibiliser les citoyens grâce à la publication de guides pratiques et engagés.  Le premier Guide, « la bio en questions » ou « 25 bonnes raisons de devenir « bio consom’acteur » vient de paraître. Ce guide répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio. C‘est quoi la Bio ? Est-ce que ces produits sont correctement contrôlés ? Comportent-ils un risque pour la santé ? Sont-ils plus chers ? Suffit-il de manger bio pour manger bien ?

Le livret de 16 pages illustrées, gratuit, est distribué dans les magasins bio, inséré dans certains magazines et disponible auprès des correspondants locaux de la FNAB  ou de l’association. Il est bien  sûr disponible en ligne.

Extrait de la postface de Christian Vélot – Docteur en Biologie
« Lors de mes nombreuses conférences grand public sur les OGM, une question revient de façon récurrente : « Nous, citoyens, que pouvons-nous faire à notre échelle ? ». Face aux OGM, aux pesticides, aux engrais chimiques et autres merveilles de l’agriculture intensive, c’est souvent le sentiment d’impuissance qui prédomine, l’impression d’être totalement démuni face à une machine infernale qui place le respect de l’environnement et la santé publique à la remorque des intérêts financiers de l’agro-industrie. Et pourtant, comme le disait très justement Coluche : « Il suffirait que les gens n’en veuillent pas pour que ça ne se vende pas ». Non, nous ne sommes pas démunis et notre levier d’action ne se résume pas à glisser un bulletin dans l’urne tous les cinq ou six ans. Chacun d’entre nous a un pouvoir immense, au quotidien : celui qui consiste à décider de ce que nous consommons. C’est en passant du rôle de consommateur à celui de consom’acteur que nous pouvons renverser la vapeur. … A condition néanmoins d’être suffisamment informé pour ne pas être trompé sur la marchandise. C’est la mission que se donne ce livret. Il constitue un fantastique outil pour soutenir et promouvoir l’agriculture biologique, et pour que continue ainsi à se développer la résistance face à tous ceux qui, au nom des profits à court terme, sont prêts à sacrifier la santé des consommateurs et à hypothéquer les générations futures.
Christian Vélot

La bio n’est pas du luxe, il y va de notre survie

Canal B-D : les films à voir


Pour mieux comprendre les enjeux, et se forger son opinion, le film documentaire est précieux. SOS Biodiversité vous en propose une sélection parmi les plus récents, une bonne partie sont visibles en salle, une autre sur internet ou sur DVD.

Mondialisation et alimentation :

Planète et environnement :

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Réorientation des aides à l’agriculture pour une PAC préventive, juste et durable


Toucher aux revenus des céréaliers (environ 47 000 euros par an en moyenne), pour en redistribuer une partie aux éleveurs, qui gagnent seulement 10 600 euros. Alors que ses prédécesseurs avaient botté en touche, Michel Barnier a décidé que le pas serait franchi dès 2010, en anticipation du réaménagement de la politique agricole commune (PAC) prévu en 2013. Ce rééquilibrage bénéficiera aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne.
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Génisse de race Montbéliarde

4 objectifs : emploi, agriculture durable, élevage à l’herbe, gestion des risques

Michel Barnier a présenté, le 23 février devant le Conseil d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) les modalités de mise en oeuvre du bilan de santé de la Pac qui s’appliqueront à partir de 2010. « Nous voulons, avec le bilan de santé, que la Pac soit juste, durable, préventive. Au total plus équilibrée et plus légitime », a indiqué le ministre. Avec le plan »Objectif Terres  » annoncé une semaine avant, c’est l’aboutissement concret des engagements oris par l’interprofession et les pouvoirs publics lors du Grenelle de l’Environnement. Au total, 1,4 milliard d’euros d’aides directes seront redistribuées dont 940 millions aux éleveurs bovins et ovins sous forme d’aide à la production d’herbe. Enfin, le bio n’a pas été oublié avec 60 millions et 40 millions sont débloqués pour soutenir la culture de protéines végétales comme la luzerne.

18 % des aides directes de la PAC, soit 1, 4 Md d’euros,  seront redéployés sur 4 axes :

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Les vidéos du colloque international « Biodiversité et agricultures »


L’INRA a organisé à Montpellier les 4 et 5 novembre 2008 une conférence internationale, « Biodiversité et Agricultures : défis d’aujourd’hui, recherche de demain pour une agriculture durable »,destinée à un public de décideurs européens et de la société civile.

(Actualisation d’un article publié le 5 Novembre 2008)Biodiversite & Agricultures

Cette conférence s’est déroulée les 4 et 5 novembre 2008 au Corum de Montpellier dans le cadre de la Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne (juillet-décembre 2008). Elle était patronnée par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Agriculture et de la Pêche. L’Inra a coordonné l’événement, dont le contenu a été défini par un comité scientifique international présidé par Robert Barbault.

Le colloque visait à illustrer l’importance stratégique des recherches sur les interactions entre agriculture et biodiversité. Ces recherches en plein essor doivent permettre de préciser les liens entre la crise de la biodiversité et les activités agricoles, pour aider à définir des règles d’une meilleure préservation, mais aussi les moyens de la valorisation de la biodiversité, au cœur de stratégies agricoles performantes et respectueuses de l’environnement.

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Agro-industrie, industrie de guerre, les liaisons coupables


90 ans après l’armistice de 14-18, souvenons nous que ce conflit a été un formidable accélérateur pour l’industrie chimique naissante. Elle a abondamment produit des explosifs et des produits toxiques destinés à exterminer l’adversaire. La paix revenue, les nouvelles molécules et les produits ont été redirigés ..vers l’agriculture. Ce n’est malheureusement pas le seul lien entre pesticides et armes de guerre, puisque qu’on retrouvera le Zyklon B à Dachau, Monsanto et l’agent orange au Vietnam, le Round-Up dans la lutte anti-guerilla en Colombie …

gazL’histoire des pesticides et des nitrates trouve son origine dans le conflit 1914-1918, première guerre « industrielle » avec mobilisation par chaque pays de des meilleurs scientifiques pour élaborer la première arme de destruction massive, l’arme chimique.

1913 – La synthèse de l’azote à partir de l’air permet de produire des engrais azotés et des explosifs

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« Sans terres et sans reproches »


Bande-annonce du film documentaire « Sans terres et sans reproches »

Synopsis: un voyage chez les paysans résistants du Quercy, au cœur du parc Naturel des Causses, à l’heure de la mondialisation de l’industrialisation de l’agriculture et de la baisse du nombre d’installation agricole. Qui se cache derrière nos assiettes et qui s’installe ? Rencontres locales pour le constat d’une guerre mondiale…

Présentation du projet : Lire la suite