Ecologie urbaine : un concept appliqué à la lettre dans le Bliesgau


Avec ses aires urbaines, le Bliesgau est la réserve de biosphère avec la plus grande densité de population au monde.Le concept d’écologie urbaine est fondamental pour le Bliesgau, zone protégée allemande ajoutée au Réseau mondial de réserves de biosphère de l’UNESCO qui en compte 522.  Le Bliesgau n’est pas le premier site du Réseau qui intègre en son sein des aires urbaines, mais il est le seul où la densité de la population atteint 310 habitants par km2. Mais pour les responsables du projet de préservation du Bliesgau, les composantes économique et sociale du développement durable sont tout aussi importantes que ses aspects écologiques.

par Jens Lubbadeh,  in « Le Courrier de l’UNESCO » Juin 2009

Au coeur de l’Europe de l’Ouest, la Sarre est le « Midi » de l’Allemagne

bliesgau03_250.jpgPetite mais impressionnante, telle pourrait être la devise de la Sarre, le plus petit Land allemand, hormis les villes-États d’Hambourg, de Berlin et de Brême. Quelque peu isolée au sud-ouest du pays, elle donne l’impression d’être une petite annexe de la grande Allemagne. Cernée en grande partie par le vaste Land de Rhénanie-Palatinat, elle a une frontière commune avec la France au sud et taquine du museau le Luxembourg à l’ouest.  C’est également l’un des coins les plus chauds de l’Allemagne. Rien d’étonnant donc à ce que la Sarre soit peuplée depuis des milliers d’années, comme en témoignent les traces laissées par ses premiers habitants. Le Gollenstein, un menhir vieux de 4 000 ans, atteste la présence humaine dans la région dès l’âge de pierre. Plus tard, ce sont les Romains qui se plurent en Sarre, Jules César ayant conquis ce territoire alors qu’il était peuplé par des Celtes. Ce sont également les Romains qui introduisirent la vigne dans la région, marquant le début d’une longue tradition qui allait perdurer jusque dans la première moitié du 20e siècle dans la vallée de la Blies.

43 % du territoire du Bliesgau est en zone protégée

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Les OGM ont un sérieux coup dans l’aile !


Les semenciers OGM ont subi quelques revers ces derniers temps. Extension du moratoire du maîs Monsanto Mon810 au Luxembourg et à l’Allemagne, revirement de position du commissaire européen à l’Environ­­nement, graines OGM de mauvaise qualité livré par Monsanto en Afrique du Sud, envahissement des champs OGM par des plantes résistantes au RoundUp… Le bouquet : une étude américaine qui démontre que les variétés OGM ne sont pas plus productives que les semences  naturelles !

A son tour, l’Allemagne a dit non au Mon 810

europe-sans-ogmEn activant la clause de sauvegarde contre le Mon 810, l’Allemagne, poids lourd de l’UE, a rejoint le camp des opposants au maïs OGM de Monsanto (France, Grèce, Autriche, Hongrie et Luxembourg). « Cette décision n’est pas politique », s’est défendue la ministre de l’Agriculture allemande. « Elle a été prise dans l’intérêt de l’environnement », et s’appuie sur deux études apportant « des éléments scientifiques nouveaux », a-t-elle assuré. En ces temps de prudence économique, le principe de précaution redevient populaire. Pour preuve, le revirement de la position de Stavros Dimas, commissaire européen à l’Environ­­nement, qui a estimé, au lendemain de la décision allemande, qu’il fallait « redonner une direction à la législation actuelle opérant comme un pilote automatique. »

Les semences OGM ne sont pas plus productives que les classiques

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