La Bretagne décide de rompre avec le modèle productiviste


Avec le plan Objectifs Terres 2020 annoncé en février par Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, l’agriculture française change enfin de cap. Depuis 2008, en Bretagne, le département des Côtes d’Armor a pris de l’avance  : le financement public de l’agriculture est réservé aux petits exploitants engagés dans une démarchebasta de développement durable. Outre l’action remarquable du CEDAPA d’André Pochon, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture et le Conseil Général qui s’enage vers une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement.  Un bonus sera même accordé à ceux qui passent en bio. Bravo les bretons !

Article de Basta ! par Raphaël Baldos le 9 mars 2009

2867417806_65b11cba6c_o Une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement est-elle possible ? Le conseil général des Côtes d’Armor en a fait le pari. Il a adopté, il y a un an, de nouvelles orientations stratégiques qui donnent la priorité à l’agriculture bio et durable, aux labels de qualité et aux petites exploitations. Et qui excluent le soutien aux cultures OGM. « Nous considérons que le modèle agricole breton (productivisme au détriment de l’environnement) est dépassé », explique Hervé Tanguy, directeur de l’agriculture et du développement durable au conseil général. « Pour affronter la concurrence internationale, il faut améliorer la qualité des produits, encourager l’innovation et diversifier les productions. »

Ces nouvelles orientations font suite à un travail de réflexion et de concertation entamé en 2006. Une centaine de personnes issues de syndicats agricoles, de coopératives, de lycées agricoles, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du monde associatif ont été auditionnées par la Commission de l’agriculture et du développement durable. Lire la suite

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« La Bio en questions» ou 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur


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L’association « Bio Consom’acteurs » entend informer et sensibiliser les citoyens grâce à la publication de guides pratiques et engagés.  Le premier Guide, « la bio en questions » ou « 25 bonnes raisons de devenir « bio consom’acteur » vient de paraître. Ce guide répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio. C‘est quoi la Bio ? Est-ce que ces produits sont correctement contrôlés ? Comportent-ils un risque pour la santé ? Sont-ils plus chers ? Suffit-il de manger bio pour manger bien ?

Le livret de 16 pages illustrées, gratuit, est distribué dans les magasins bio, inséré dans certains magazines et disponible auprès des correspondants locaux de la FNAB  ou de l’association. Il est bien  sûr disponible en ligne.

Extrait de la postface de Christian Vélot – Docteur en Biologie
« Lors de mes nombreuses conférences grand public sur les OGM, une question revient de façon récurrente : « Nous, citoyens, que pouvons-nous faire à notre échelle ? ». Face aux OGM, aux pesticides, aux engrais chimiques et autres merveilles de l’agriculture intensive, c’est souvent le sentiment d’impuissance qui prédomine, l’impression d’être totalement démuni face à une machine infernale qui place le respect de l’environnement et la santé publique à la remorque des intérêts financiers de l’agro-industrie. Et pourtant, comme le disait très justement Coluche : « Il suffirait que les gens n’en veuillent pas pour que ça ne se vende pas ». Non, nous ne sommes pas démunis et notre levier d’action ne se résume pas à glisser un bulletin dans l’urne tous les cinq ou six ans. Chacun d’entre nous a un pouvoir immense, au quotidien : celui qui consiste à décider de ce que nous consommons. C’est en passant du rôle de consommateur à celui de consom’acteur que nous pouvons renverser la vapeur. … A condition néanmoins d’être suffisamment informé pour ne pas être trompé sur la marchandise. C’est la mission que se donne ce livret. Il constitue un fantastique outil pour soutenir et promouvoir l’agriculture biologique, et pour que continue ainsi à se développer la résistance face à tous ceux qui, au nom des profits à court terme, sont prêts à sacrifier la santé des consommateurs et à hypothéquer les générations futures.
Christian Vélot

La bio n’est pas du luxe, il y va de notre survie

Le bio ne connaît pas la crise


Les Echos du vendredi 27/2 consacrent 3 articles à l’envolée de la demande de produits « bio ». Outre les cosmétiques ou les textiles, dans l’alimentaire le bio est devenue une niche à 13 % de croissance par an,  30 % pour certains produits!

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Les produits bio sortent de leur ghetto  >> Lire l’article

A la traîne des autres Européens ces dernières années, les Français semblent décidés à rattraper leur retard. En témoigne, dans un contexte ô combien peu porteur, l’augmentation de près de 13 % constatée l’an dernier des ventes de produits alimentaires sans pesticides, ni engrais, estampillés AB ou de l’épi du label européen (1). Les explications sont multiples selon l’Agence bio qui promeut l’essor de la filière : désir de privilégier les produits respectueux de l’environnement, rejet des multiples additifs chimiques et tout simplement le goût retrouvé des aliments. On reste bien sûr dans l’ordre du phénomène de niche , mais ce qui a changé, c’est la visibilité accrue de ces produits longtemps cantonnés aux seuls marchés et circuits spécialisés. Cette fois, la grande distribution s’est emparée du sujet, multipliant les références bio, vendues sous marques nationales et surtout sous marques propres (MDD).

« Le pionnier Weleda fait face à de nouveaux concurrents » >> Lire l’article

« Biocoop défend la production locale » >> Lire l’article

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A chaque saison , ses fruits et ses légumes


Selon la Fondation Nicolas Hulot, “un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement.” Aurions-nous perdu notre bon sens ? Réapprenons les saisons. Pour le plaisir du palais, pour notre équilibre et la santé de notre planète….

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Pour plusieurs raisons, il est préférable de consommer des fruits et légumes de saison, par rapport à notre lieu d’habitation :

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Pourquoi manger bio ?


Les produits bio sont-ils plus sains pour l’environnement ? Le bio est-il vraiment bio ? La bio peut-elle nourrir le monde ? Pourquoi c’est important en restauration collective ? …Et les OGM dans tout çà ? Le site REPASBIO apporte des réponses précises, qui relèvent davantage de l’information citoyenne que de la communication vers les consommateurs. A vous d’en faire bon usage !

dessinUn produit issu de l’agriculture biologique a une histoire particulière ; sa production s’est effectuée dans une recherche constante d’équilibre entre des considérations écologiques, éthiques et économiques.

A l’emploi de substances chimiques de synthèse (pesticides, herbicides, etc.) se substitue une recherche de prévention des risques : choix de variétés et d’espèces adaptées aux conditions locales (et au plaisir des papilles des consommateurs !), diversifiées et résistantes aux maladies, observation régulière de l’évolution des cultures et de l’état de santé des animaux… L’agriculture biologique fait appel à une fertilisation organique et interdit les engrais chimiques, limite fortement l’emploi de médicaments pour la santé animale et interdit l’usage d’organismes génétiquement modifiés y compris dans l’alimentation animale. Lire la suite