3,2,1,0 le compte à rebours des oeufs de qualité…et de durabilité


Les méthodes d’élevage modernes peuvent parfois être particulièrement irrespectueuses des animaux. C’est notamment vrai pour les poules pondeuses, élevées à 18 par m2 dans de véritables usines à oeufs totalement automatisé. Comment choisir des oeufs « éthiques » et de qualité ? Suivez les codes…

Si, de manière générale l’absence de transparence empêche le consommateur citoyen de faire ces choix en pleine connaissance (sauf dans le cas du Bio), dans le cas des œufs, la législation oblige les producteurs à une information sur les conditions d’élevage des poules pondeuses. Certes, mais encore faut-il s’y retrouver… Le marketing et la publicité use, et abuse, d’images champêtres et de basses cours sans pour autant que cela corresponde à la réalité de l’élevage.

Comment s’y retrouver ? Lire la suite

Rencontres internationales sur la biodiversité des céréales et des savoirs-faire paysans


Ces rencontres se dérouleront sur la ferme de Cécile et Jean-François Berthelot qui abrite une collection vivante de plus de 150 variétés de blés exceptionnellement enrichie cette année de 150 variétés venues de toute l’Europe et du bassin méditerranéen.

« Renaissance de la biodiversité céréalière et savoir-faire paysans »

Port Sainte Marie (47)  du mardi 23 au vendredi 26 juin 2009

Le nombre de participants ne pourra pas excéder cent personnes. Toutefois une visite publique de la collection de blé est prévue le dernier après-midi (26/04) avant le repas de quartier en musique au village qui permettra également de rencontrer les paysans de tous les pays et de déguster les produits confectionnés lors des ateliers. Enfin deux journées portes-ouvertes suivront les rencontres en juillet pour permettre à un public plus large de visiter la collection vivante. Lire la suite

L’avenir de la biodiversité est dans notre assiette


Les choix que nous faisons pour composer notre assiette et l’éducation alimentaire de nos enfants sont déterminants pour notre santé tout comme celle de la Planète. Ouvrons le chemin en choisissant d’être des consom’acteurs avertis pour tendre vers une alimentation saine, locale, diversifiée, équitable et solidaire. Soyons citoyens de la Terre pour que nature et culture fassent à nouveau cause commune.
Nicolas Hulot – Opération « Des fraises au printemps »

Nos choix de consommation se répercutent sur l’état de la planète

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L'engouement pour les sashimis au thon rouge est en train de faire disparaitre l'espèce.

Le contenu quotidien de nos paniers façonne le paysage de nos campagnes et la richesse des océans. La façon de les remplir et de composer notre assiette y contribue donc aussi. L’avenir de notre planète se joue aussi jusque dans notre assiette. Tout être humain qui se nourrit interagit avec le milieu naturel mais aussi avec les acteurs qui interviennent aux différentes étapes de la production des denrées alimentaires.

« Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es et d’où tu viens. » Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN

Cette gageure quotidienne est vitale pour plus de 6,7 milliards de personnes. Faire ses courses n’est donc pas un geste anodin. Manger participe à un choix de société, votre carte bleue est votre bulletin de vote.

Ce que nous buvons et mangeons, nous le devons au monde de la biodiversité.

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Des fruits et des légumes "VARLO K2C", chaque semaine avec votre AMAP

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Suivez les labels écologiques pour protéger l’environnement


Comment favoriser par notre consommation les modes de production durables et éthiques . Comment préserver la biodiversité  et ménager notre santé ? Le consomm’acteur a l’oeil sur les étiquettes et les labels, mais comment distinguer les certifications privées des officielles, choisir les vrais labels écolo et ignorer les labels « marketing » ?

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Recyclage, Alimentation, Bois et papier, Maison et construction, Economie d’énergie, Finances ,Textile, Tourisme , Commerce équitable ou encore Cosmétiques, les labels ou sigles fleurissent sur les produits de consommation. Ils sont censés garantir la qualité environnementale du produit ou son absence de composants dangereux. Une chose est certaine : tous ne sont pas « bio » ou « écolos ».  Car, en plus des labels officiels, les marques créent leurs propres références, ce qui ajoute à la confusion  générale !
Le terme de « label » est généralement utilisé pour désigner un signe distinctif et qualitatif que l’on attribue à un produit ou un service satisfaisant à une liste de critères provenant d’un cahier des charges. Cette liste de critères constitue aussi ce que l’on appelle un référentiel. Qu’il s’agisse de consommation d’énergie, de produits bio,  d’énergies renouvelables, les labels sont développés pour distinguer les produits respectant des normes de production ou pour distinguer les qualités particulières d’un produit ou d’un service. L’organisme ou la société qui vérifie et contrôle que les critères sont respectés conformément au cahier des charges, lors d’un audit, s’appelle le certificateur, comme l’AFNOR, Ecocert, Demeter ou encore Qualité France.

Les labels privés sont parfois plus exigeants que les labels officiels

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Un pot de chrysanthème sur la tombe d’un puceron


Le puceron du chrysanthème

Le puceron du chrysanthème

De nombreuses plantes, champignons ou bactéries sont utilisés comme insecticides, en particulier en agriculture. Ces produits d’origine naturelle sont intéressants à bien des titres (pas de résidus, action souvent sélective…), mais ils doivent être utilisés dans le respect de l’environnement.

La pyréthrine est un insecticide naturel extrait de la fleur d’un chrysanthème, cultivé et récolté au Kenya. Elle est très efficace dans le traitement de la cochenille, des pucerons, des chenilles et de nombreux autres insectes.

Cette substance est très peu toxique chez les humains et autres animaux à sang chaud, ce qui permet de l’utiliser dans les maisons. Elle possède le grand avantage de se dégrader très rapidement une fois épandue, sous l’action de la lumière. La connaissance de la Pyréthrine a permis la synthèse de substances voisines, les pyréthroïdes, possédant les mêmes caractéristiques de faible toxicité pour l’homme et de faible rémanence, qui sont largement utilisées comme insecticides (ex : perméthrines).  Ses principes actifs sont par ailleurs utilisés en médecine, par exemple dans le traitement des poux.

Il existe beaucoup d’autres insecticides naturels, parmi lesquels on peut citer :

  • la roténone, extraite à partir de racines de plantes légumineuses. Elle est utilisée pour lutter contre les chenilles, vers, acariens et pucerons ;
  • les purins d’orties, de consoude, de fougères… qui sont bien connus des jardiniers bio.

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C’est pas de la tarte !


14 Ingrédients pour une tarte aux pommes industrielle non bio

  • De la farine de blé ; les grains ont été enrobés d’un fongicide avant semis, les plants ont subi 2 à 6 traitements de pesticides, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges, ont reçu plusieurs engrais chimiques de synthèse, des herbicides. Pour la conservation, les grains peuvent être fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlorpyrimiphosméthyl.

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    C'est bon pour la santé, ohé, tous ces produits traités, ohé...

  • Des corps gras qui ont reçu un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant.
  • Des huiles préparées avec des graines (cultivées, comme le blé) ; l’extraction se fait par des solvants ; les huiles sont ensuite raffinées par l’action de l’acide sulfurique, lavées à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160° C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles sont recolorées à la curcumine.
  • Des œufs d’élevages industriels ; les poules ont été nourries avec des granulés contenant des antioxydants, des arômes, des émulsifiants, des colorants comme la capsanthéine, des liants tels le lignosulfate, des appétants, parfois des antibiotiques. Lors de la transformation, les œufs peuvent recevoir, avant séchage, des émulsifiants, des agents actifs de surface et d’éventuelles enzymes pour en retirer le sucre.
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Droits dans leurs bottes. Avez-vous vu le film « Paroles de Paysans » ?


Ni éleveurs bovins, ni producteurs de porcs, de lait ou de fromage, les femmes et les hommes que nous avons croisés ont choisi simplement d’être paysans.

Une façon pour eux, de rappeler avec force leur attachement au pays, à la terre. Un pays dont ils prennent soin, qu’ils protègent. Dans le Nord, en Isère, dans le Sud-Ouest, en Bretagne, il existe des paysans qui s’interrogent, se battent pour une agriculture plus juste, plus humaine, plus respectueuse de l’environnement.

Hugues, éleveur laitier et transformation – Nord ; Jacky, éleveur de porcs et bovins lait – Ille et Vilaine ; Elise et Jean-Louis, éleveurs bovins lait – Jura ; Christophe, éleveur de chèvres et transformation – Isère ; Fabienne et Didier, producteurs de melons, Tarn et Garonne ; Jean-François, viticulteur – Gard ; Gaby, maraîcher – Nord ; Brigitte et Yves, volailles et bovins viande – Sarthe ; Gaëtan, lait – Ile et Vilaine ; Thierry, céréales – Gers

Bande annonce du film

Vous pouvez aussi voir les extraits suivants :

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La Bretagne décide de rompre avec le modèle productiviste


Avec le plan Objectifs Terres 2020 annoncé en février par Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, l’agriculture française change enfin de cap. Depuis 2008, en Bretagne, le département des Côtes d’Armor a pris de l’avance  : le financement public de l’agriculture est réservé aux petits exploitants engagés dans une démarchebasta de développement durable. Outre l’action remarquable du CEDAPA d’André Pochon, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture et le Conseil Général qui s’enage vers une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement.  Un bonus sera même accordé à ceux qui passent en bio. Bravo les bretons !

Article de Basta ! par Raphaël Baldos le 9 mars 2009

2867417806_65b11cba6c_o Une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement est-elle possible ? Le conseil général des Côtes d’Armor en a fait le pari. Il a adopté, il y a un an, de nouvelles orientations stratégiques qui donnent la priorité à l’agriculture bio et durable, aux labels de qualité et aux petites exploitations. Et qui excluent le soutien aux cultures OGM. « Nous considérons que le modèle agricole breton (productivisme au détriment de l’environnement) est dépassé », explique Hervé Tanguy, directeur de l’agriculture et du développement durable au conseil général. « Pour affronter la concurrence internationale, il faut améliorer la qualité des produits, encourager l’innovation et diversifier les productions. »

Ces nouvelles orientations font suite à un travail de réflexion et de concertation entamé en 2006. Une centaine de personnes issues de syndicats agricoles, de coopératives, de lycées agricoles, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du monde associatif ont été auditionnées par la Commission de l’agriculture et du développement durable. Lire la suite

« La Bio en questions» ou 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur


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L’association « Bio Consom’acteurs » entend informer et sensibiliser les citoyens grâce à la publication de guides pratiques et engagés.  Le premier Guide, « la bio en questions » ou « 25 bonnes raisons de devenir « bio consom’acteur » vient de paraître. Ce guide répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio. C‘est quoi la Bio ? Est-ce que ces produits sont correctement contrôlés ? Comportent-ils un risque pour la santé ? Sont-ils plus chers ? Suffit-il de manger bio pour manger bien ?

Le livret de 16 pages illustrées, gratuit, est distribué dans les magasins bio, inséré dans certains magazines et disponible auprès des correspondants locaux de la FNAB  ou de l’association. Il est bien  sûr disponible en ligne.

Extrait de la postface de Christian Vélot – Docteur en Biologie
« Lors de mes nombreuses conférences grand public sur les OGM, une question revient de façon récurrente : « Nous, citoyens, que pouvons-nous faire à notre échelle ? ». Face aux OGM, aux pesticides, aux engrais chimiques et autres merveilles de l’agriculture intensive, c’est souvent le sentiment d’impuissance qui prédomine, l’impression d’être totalement démuni face à une machine infernale qui place le respect de l’environnement et la santé publique à la remorque des intérêts financiers de l’agro-industrie. Et pourtant, comme le disait très justement Coluche : « Il suffirait que les gens n’en veuillent pas pour que ça ne se vende pas ». Non, nous ne sommes pas démunis et notre levier d’action ne se résume pas à glisser un bulletin dans l’urne tous les cinq ou six ans. Chacun d’entre nous a un pouvoir immense, au quotidien : celui qui consiste à décider de ce que nous consommons. C’est en passant du rôle de consommateur à celui de consom’acteur que nous pouvons renverser la vapeur. … A condition néanmoins d’être suffisamment informé pour ne pas être trompé sur la marchandise. C’est la mission que se donne ce livret. Il constitue un fantastique outil pour soutenir et promouvoir l’agriculture biologique, et pour que continue ainsi à se développer la résistance face à tous ceux qui, au nom des profits à court terme, sont prêts à sacrifier la santé des consommateurs et à hypothéquer les générations futures.
Christian Vélot

La bio n’est pas du luxe, il y va de notre survie

Un Trophée de l’agriculture durable pour un militant de la Conf’


Benoît Biteau a remporté le premier Trophée de l’agriculture durable, à Paris  «Si je n’avais pas 40 ans, si je n’avais pas un peu bourlingué, si je n’étais pas têtu et si je n’avais pas voulu valoriser mes expériences professionnelles précédentes, je n’aurais jamais reçu cette distinction. » Il a donc fallu la conjonction de beaucoup de « si » et une sacrée dose d’obstination pour que Benoît Biteau soit récompensé. Les banquiers qui n’ont pas été séduits par le projet d’installation de Benoît Biteau, voire qui l’ont dissuadé, s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui.

Sud-Ouest, David Briand, le 6 Mars 2009

L’agriculteur est, en effet, devenu le premier lauréat des Trophées de l’agriculture durable, décernés lors du dernier Salon de l’agriculture. Après la sélection (par région) d’une dizaine de dossiers, un jury national – présidé par Erik Orsenna – a donc reconnu les efforts accomplis par celui qui est à la tête de son exploitation depuis deux ans seulement. Et c’est en arborant, sur le revers de sa veste, son badge de la Confédération paysanne qu’il a reçu son trophée des mains de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture.

Le ministre interpellé

Une tribune rêvée afin d’interpeller le ministre sur des sujets qui lui tiennent à coeur, comme l’installation, la PAC ou l’eau. « Une question fondamentale pour le bassin versant de la Seudre que nous partageons avec les ostréiculteurs de Marennes-Oléron. » Avec, en ligne de mire, la culture du maïs dont il est un adversaire résolu. « Aux problèmes de disponibilité de l’eau douce l’été, s’ajoutent des impératifs qualitatifs. Le maïs est source de rejets de pesticides qui, en bout de course, peuvent toucher les coquillages, qui sont des filtres. » Ces paroles non consensuelles ont visiblement séduit le ministre puisqu’il l’a revu en tête à tête cette fois, trois jours plus tard. « Je l’ai trouvé courageux et audacieux », confie Benoît Biteau. « Nous partageons les mêmes convictions. Sauf qu’il est obligé de trouver des compromis avec les lobbies que sont les grands céréaliers et les irrigants. »

>> Lire la suite (Sud Ouest)

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