L’oeuf fait la poule !


300 millions de poules sont élevées dans l’Union Européenne. 75% de ces oiseaux sont élevées en cages de métal. L’heure de l’interdiction des cages nues sonnera en 2012. A partir de cette date, la règlementation tolèrera toutefois les cages dites « enrichies ». Mais, la préférence croissante des consommateurs pour les œufs de plein air est un signal fort adressé aux producteurs en faveur d’élevages plus respectueux des animaux ! Dans ce contexte, l’ONG « Compassion in World Farming » vient de remettre les Trophées des Œufs d’Or 2009 à 70 entreprises exemplaires.
Poule de race Brahma bleu perdrix

Poule de race Brahma bleu perdrix

Les poules (femelle de la sous-espèce domestique Gallus gallus domesticus) sont des oiseaux complexes, qui disposent d’un vaste répertoire comportemental. Leur bien-être dépend grandement de leur capacité à exprimer certains besoins essentiels : construire un nid pour la ponte, prendre des bains de terre, se percher, rechercher leur nourriture, pondre au printemps quand les jours rallongent…Cà, c’est de la biologie, mais aujourd’hui la poule est un business, alors il faut « faire cracher » les poulaillers .

Savez-vous ce qu’est une « usine à oeufs » ?

Les poules élevées en cages passent les 13 mois de leur vie de pondeuse dans de petites cages nues et collectives, alignées sur plusieurs étages dans de vastes hangars sans fenêtre. 18 poules par m2,  soit une feuille A4 par poule !  Lire la suite

« La Bio en questions» ou 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur


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L’association « Bio Consom’acteurs » entend informer et sensibiliser les citoyens grâce à la publication de guides pratiques et engagés.  Le premier Guide, « la bio en questions » ou « 25 bonnes raisons de devenir « bio consom’acteur » vient de paraître. Ce guide répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio. C‘est quoi la Bio ? Est-ce que ces produits sont correctement contrôlés ? Comportent-ils un risque pour la santé ? Sont-ils plus chers ? Suffit-il de manger bio pour manger bien ?

Le livret de 16 pages illustrées, gratuit, est distribué dans les magasins bio, inséré dans certains magazines et disponible auprès des correspondants locaux de la FNAB  ou de l’association. Il est bien  sûr disponible en ligne.

Extrait de la postface de Christian Vélot – Docteur en Biologie
« Lors de mes nombreuses conférences grand public sur les OGM, une question revient de façon récurrente : « Nous, citoyens, que pouvons-nous faire à notre échelle ? ». Face aux OGM, aux pesticides, aux engrais chimiques et autres merveilles de l’agriculture intensive, c’est souvent le sentiment d’impuissance qui prédomine, l’impression d’être totalement démuni face à une machine infernale qui place le respect de l’environnement et la santé publique à la remorque des intérêts financiers de l’agro-industrie. Et pourtant, comme le disait très justement Coluche : « Il suffirait que les gens n’en veuillent pas pour que ça ne se vende pas ». Non, nous ne sommes pas démunis et notre levier d’action ne se résume pas à glisser un bulletin dans l’urne tous les cinq ou six ans. Chacun d’entre nous a un pouvoir immense, au quotidien : celui qui consiste à décider de ce que nous consommons. C’est en passant du rôle de consommateur à celui de consom’acteur que nous pouvons renverser la vapeur. … A condition néanmoins d’être suffisamment informé pour ne pas être trompé sur la marchandise. C’est la mission que se donne ce livret. Il constitue un fantastique outil pour soutenir et promouvoir l’agriculture biologique, et pour que continue ainsi à se développer la résistance face à tous ceux qui, au nom des profits à court terme, sont prêts à sacrifier la santé des consommateurs et à hypothéquer les générations futures.
Christian Vélot

La bio n’est pas du luxe, il y va de notre survie

Le bio ne connaît pas la crise


Les Echos du vendredi 27/2 consacrent 3 articles à l’envolée de la demande de produits « bio ». Outre les cosmétiques ou les textiles, dans l’alimentaire le bio est devenue une niche à 13 % de croissance par an,  30 % pour certains produits!

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Les produits bio sortent de leur ghetto  >> Lire l’article

A la traîne des autres Européens ces dernières années, les Français semblent décidés à rattraper leur retard. En témoigne, dans un contexte ô combien peu porteur, l’augmentation de près de 13 % constatée l’an dernier des ventes de produits alimentaires sans pesticides, ni engrais, estampillés AB ou de l’épi du label européen (1). Les explications sont multiples selon l’Agence bio qui promeut l’essor de la filière : désir de privilégier les produits respectueux de l’environnement, rejet des multiples additifs chimiques et tout simplement le goût retrouvé des aliments. On reste bien sûr dans l’ordre du phénomène de niche , mais ce qui a changé, c’est la visibilité accrue de ces produits longtemps cantonnés aux seuls marchés et circuits spécialisés. Cette fois, la grande distribution s’est emparée du sujet, multipliant les références bio, vendues sous marques nationales et surtout sous marques propres (MDD).

« Le pionnier Weleda fait face à de nouveaux concurrents » >> Lire l’article

« Biocoop défend la production locale » >> Lire l’article

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Malin! Soutenir l’installation des agriculteurs bio


En ces périodes de turbulences boursières, de scandales financiers et de frilosité des banques, ne faut-il pas revenir aux valeurs essentielles. Terres de liens et ses partenaires de la filière Bio lance un appel public à l’épargne, pour soutenir l’installation et le développement de producteurs bio.

La production bio ne couvre pas les besoins du marché français

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Les produits sans pesticides ni engrais de synthèse représentent 2 % du chiffre d’affaires global du secteur. Ils bénéficient cependant d’une croissance à faire rêver n’importe quel investisseur : 9,5 % par an depuis 1999 pendant que l’ensemble du marché alimentaire progressait de 3,6 %. Et plus de quatre Français sur dix déclarent consommer des produits bio (dont la grande majorité au moins une fois par mois) . Face à cet essor continu de la consommation de produits bio, la France manque drastiquement de producteurs : agriculteurs, éleveurs, maraichers… Le Bio ne représentait que 12 000 exploitations en 2007, 557 133 ha, soit 2 % de la surface agricole. Aussi le Grenelle de l’environnement a prévu de passer à 20 % de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2012 et 6 % de la surface agricole utile en agriculture biologique d’ici 2010.

Importer les produits est une hérésie pour une nation agricole comme la notre…et ce n’est pas très écologique camarade. Et puis, comme l’INRA vient de le souligner avec force, l’agriculture durable ou biologique favorise la biodiversité, maintient l’équilibre des paysages et lutte contre la désertifcation des campagnes françaises. Alors ?

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