Monsanto retoqué : le RoundUp n’est pas biodégradable


Ancien emballage du RoundUp pour les jardiniers

Ancien emballage du Round-Up pour les jardiniers

Le combat d’Eaux et Rivières de Bretagne est couronné de succès. La cour d’appel de Lyon a confirmé le verdict du tribunal de première instance condamnant la firme agro-alimentaire pour publicité mensongère à propos de son désherbant vedette, le Roundup. Ce jugement marquera t-il un tournant sur la prise de conscience des dégâts affligés par les pesticides à l’environnement et à la santé publique ?

Déja condamné pour publicité mensongère en janvier 2007 mais ayant fait appel, l’agrochimiste Monsanto vient de voir ce jugement confirmé par la cour d’appel de Lyon. Non mais ! Deux dirigeants de la firme sont condamné à verser 15 000 euros d’amende. La cour a ainsi confirmé le jugement de première instance et suivi l’avocat général, qui le 1er octobre, avait estimé qu’il n’était pas nécessaire d’augmenter le montant de l’amende infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l’encontre de l’ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône). L’ancien dirigeant est condamné pour avoir notamment présenté l’herbicide comme « biodégradable » et laissant « le sol propre ».
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Monsanto à nouveau devant la justice française


Dans cette affaire, Monsanto se retrouvait une nouvelle fois face à l’association Eaux et Rivières de Bretagne.
En janvier 2007, le groupe avait été condamné en première instance pour publicité mensongère concernant son désherbant Roundup. Soit une amende de 15000 euros pour avoir indiqué sur ses flacons que le Round Up était biodégradable et protégeait l’environnement…

Le 1er Octobre 2008, c’est l’appel de ce dossier qui était jugé. Monsanto risque jusqu’à 1,5 millions d’euros d’amende si le jugement précédent est confirmé. Visionnez ces extraits des journaux télévisés de France 3 Bretagne.

Le round up de Monsanto est bien toxique - kewego

Monsanto, qui a les moyens de payer toutes les amendes, ne se démonte pas.La firme à même lancé au printemps 2008 une importante campagne publicitaire à la gloire du Roundup dans les journaux régionaux !

Cette nouvelle campagne publicitaire a été percu comme une véritable provocation par l’association Eau & Rivières de Bretagne qui a riposté en diffusant de la publicité en faveur du Roundope !

Rapellons que :

  • parmi différentes mesures adoptées dans la foulée du Grenelle de l’environnement, le gouvernement prévoit de réduire de moitié, « si possible » d’ici 2018, l’usage des pesticides en France, première utilisatrice de ces substances en Europe. C’est le plan EcoPhtyo2018.
  • Depuis le 1er janvier 2007, la loi interdit « toute publicité commerciale » (relative aux pesticides) comportant « une mention pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser leur utilisation » (Code rural, article L. 253-7).