Colloque Natureparif : pour la libre circulation des espèces


Continuités végétales et aquatiques : c’est le thème qu’avait choisi NATUREPARIF , l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité pour son premier colloque les 28 et 29 avril 2009 au Musée national d’histoire naturelle à Paris.

Colloque « Trame verte, trame bleue, les continuités de la vie »

Colloque Natureparif 2009

Passage pour le gibier au-dessus d'une autoroute . Source "Les passages à faune en bois" NATUREPARIF

« Nous espérons convaincre les décideurs que créer une continuité naturelle est possible. Nous souhaitons leur donner des outils pour réaliser cela. »

  • L’expression « continuités écologiques » désigne l’ensemble de connections (végétales, minérales) qui permettent de relier les habitats naturels et qui favorisent la libre-circulation des espèces.
  • Les trames vertes et bleues se rapportent à cinq zones : herbacée, arborée, eau courante (grands fleuves et cours d’eau), zones humides (mares, étangs, fossés), et « grands mammifères ».
  • Les actes du colloque à  télécharger(pdf)

Les vidéos des séances plénières

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Trame verte et bleue : consultation publique


Enrayer la perte de la biodiversité passe notamment en France par la préservation et la restauration de continuités écologiques. Le projet TRB vise à (re)constituer un réseau d’échanges cohérent à l’échelle du territoire national, pour que les espèces animales et végétales puissent, à l’instar des hommes, communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer… assurer leur survie. Entré dans une phase décisive, le projet Trame verte et bleue a maintenant besoin de vous pour s’enrichir. Une consultation nationale est lancée jusqu’en juillet 2009.
Ripisylve en Bretagne

Ripisylve en Bretagne. La TRB ambitionne d’enrayer le déclin de la biodiversité avec des mesures d’aménagement du territoire national.

Une mesure phare du Grenelle environnement.

L’enjeu de la constitution d’une Trame Verte et Bleue (TVB) s’inscrit bien au-delà de la simple préservation d’espaces naturels isolés et de la protection d’espèces en danger. Il est de (re)constituer un réseau écologique cohérent qui permette aux espèces de circuler et d’interagir, et aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services :

  • production d’oxygène, de biomasse,
  • structuration des paysages et amélioration du cadre de vie,
  • pollinisation, fonctions de production, création d’emplois, prévention des inondations, épuration de l’eau ,…

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Plus de 1500 espèces envahissantes en Europe


Vous ne les voyez pas, et pourtant elles sont là, parmi nous. Elles colonisent à toute allure de nouveaux territoires, dont elles font disparaitre les autochtones car elles accaparent les ressources naturelles ou diffusent de redoutables maladies exotiques dont elles sont porteurs sains. L’homme, qui les a souvent importé lui-même en Europe sans s’en rendre compte, ne peut pas grand chose pour les arrêter. Ce sont les espèces exotiques envahissantes.
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La jussie est une plante aquatique ( Onagracée). Originaire des Amériques et d''Australie, elle est utilisée dans les aquariums d'eau douce. Introduite en Europe, elle a progressivement colonisé les plans d'eau.

Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes

Le nombre d’introductions d’espèces exotiques explose dans tous les milieux à travers le monde et ce phénomène inquiète aujourd’hui les gestionnaires et les écologues car il s’ajoute aux contraintes multiples que subit déjà la Nature. Ces espèces invasives ne sont pas des martiens laissés par des Objets volants non identifiés (OVNI), mais des espèces biologiques (comme plantes, animaux, champignons et bactéries) qui propagent hors de leur milieu naturel passé ou présent de distribution et qui menacent la biodiversité dans des nouveaux endroits.

Une espèce envahissante ou espèce invasive est un organisme qui a été introduit intentionnellement ou accidentellement dans une région située en dehors de son aire de répartition naturelle et qui s’est tellement reproduite qu’elle a remplacé certaines espèces originales. Les cas d’espèces envahissantes responsables de modifications notables dans les écosystèmes sont nombreux. Ils sont d’autant plus nombreux et aigus que le commerce et les transports se mondialisent. Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes qui ont ainsi l’occasion de s’implanter sur de nouveaux territoires : rats, chats et lapins ont ainsi colonisé le monde entier. La plupart des espèces introduites dans un nouvel environnement n’y sont pas adaptées : elles ne peuvent pas y survivre et disparaissent plus ou moins rapidement. Mais il en est quelques unes qui y trouvent des conditions qui leur conviennent, sans prédateurs ni compétiteurs, et qui y prolifèrent. Que ces espèces aient été volontairement ou accidentellement introduites, elles ont souvent au cours de leur expansion un impact écologique et économique négatif. Ces introductions constituent un des principaux mécanismes de disparition d’espèces et de déstabilisation des écosystèmes. Lire la suite

« Journée internationale de la diversité biologique » le 22 Mai


Organisée comme chaque année par La Vague Verte (CDB), la « Journée internationale de la diversité biologique » ou JIB  a pour objectif  de sensibiliser et de faciliter la compréhension sur les questions de la biodiversité. En 2009, la JIB  sera dédiée en aux espèces exotiques envahissantes et à leurs impacts négatifs pour la biodiversité, la santé ou l’économie. Plus de 1500 aliens ont déjà été identifiés par les chercheurs en Europe.
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La grenouille taureau, originaire de Floride, un vorace carnassier

Le nombre d’introductions d’espèces exotiques explose dans tous les milieux à travers le monde et ce phénomène inquiète aujourd’hui les gestionnaires et les écologues car il s’ajoute aux contraintes multiples que subit déjà la Nature. Ces espèces invasives ne sont pas des martiens laissés par des Objets volants non identifiés (OVNI), mais des espèces biologiques (comme plantes, animaux, champignons et bactéries) qui propagent hors de leur milieu naturel passé ou présent de distribution et qui menacent la biodiversité dans des nouveaux endroits.

Les experts considèrent les espèces exotiques envahissantes comme l’une des principales causes de la perte mondiale de biodiversité.

D’après la Liste rouge de l’UICN, les espèces introduites envahissantes constituent la 3ème menace pesant sur les espèces à l’échelle mondiale. Lire la suite

Un pot de chrysanthème sur la tombe d’un puceron


Le puceron du chrysanthème

Le puceron du chrysanthème

De nombreuses plantes, champignons ou bactéries sont utilisés comme insecticides, en particulier en agriculture. Ces produits d’origine naturelle sont intéressants à bien des titres (pas de résidus, action souvent sélective…), mais ils doivent être utilisés dans le respect de l’environnement.

La pyréthrine est un insecticide naturel extrait de la fleur d’un chrysanthème, cultivé et récolté au Kenya. Elle est très efficace dans le traitement de la cochenille, des pucerons, des chenilles et de nombreux autres insectes.

Cette substance est très peu toxique chez les humains et autres animaux à sang chaud, ce qui permet de l’utiliser dans les maisons. Elle possède le grand avantage de se dégrader très rapidement une fois épandue, sous l’action de la lumière. La connaissance de la Pyréthrine a permis la synthèse de substances voisines, les pyréthroïdes, possédant les mêmes caractéristiques de faible toxicité pour l’homme et de faible rémanence, qui sont largement utilisées comme insecticides (ex : perméthrines).  Ses principes actifs sont par ailleurs utilisés en médecine, par exemple dans le traitement des poux.

Il existe beaucoup d’autres insecticides naturels, parmi lesquels on peut citer :

  • la roténone, extraite à partir de racines de plantes légumineuses. Elle est utilisée pour lutter contre les chenilles, vers, acariens et pucerons ;
  • les purins d’orties, de consoude, de fougères… qui sont bien connus des jardiniers bio.

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La biodiversité à travers des exemples « Les réseaux de la vie »


Le second tome de l’ouvrage “La biodiversité à travers les exemples » est paru. Réalisé par le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité (CSPNB), il est en ligne sur le site internet du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire.

Sommaire tome 2 : les réseaux de la vie

  • Qu’est ce que la biodiversité ?
  • La biodiversité a besoin d’espace.
  • La biodiversité, une affaire de temps.
  • La biodiversité, un jeu complexe d’interactions.

La biodiversité à travers les exemples : les réseaux de la vie, tome 2 (CSPNB)La planète Terre est une arche de Noé, avec tous les animaux et les végétaux qui nous sont familiers. Mais elle est aussi peuplée par une infinité d’organismes microscopiques tels que les bactéries, invisibles mais pourtant indispensables à l’équilibre des écosystèmes.
Comprendre la biodiversité, c’est connaître toutes ces espèces, mais c’est aussi appréhender la dynamique qui les anime. Les êtres vivants se déplacent en effet sans cesse, évoluent dans le temps ; ils ont tissé des réseaux complexes de prédation, de concurrence ou d’entraide.
L’Homme fait partie des réseaux de la vie ; il ne pourra continuer de tirer parti des innombrables ressources que lui procure la biodiversité qu’en respectant toute la richesse de cette dynamique.Cet ouvrage collectif du Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité présente le fonctionnement de la biodiversité à travers une centaine d’exemples. Il complète le premier volume qui était principalement orienté sur l’« utilité » de la biodiversité.

Sommaire du tome 1 (2007) :

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Canal B-D : les films à voir


Pour mieux comprendre les enjeux, et se forger son opinion, le film documentaire est précieux. SOS Biodiversité vous en propose une sélection parmi les plus récents, une bonne partie sont visibles en salle, une autre sur internet ou sur DVD.

Mondialisation et alimentation :

Planète et environnement :

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« Objectif terres 2020 » : le déclin du modèle agricole productiviste officialisé


Nous l’avions rêvé, Michel Barnier l’a fait ! Cette fois-ci, plus de doute, l’agricul­ture française change de cap. Le plan « Objectif Terres 2020 » veut promouvoir un « nouveau modèle agricole français » fondé sur le développement durable avec pour objectif de « produire plus et produire mieux ». Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, il s’accompagne d’un redéploiement d’une partie des aides de la PAC, qui  devrait bénéficier entre autres aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne, à l’apiculture.…bref à la biodiversité  en milieu rural.

Michel Barnier avait déjà lancé en 2008  les plans d’action « EcoPhyto2018 », « AgroBio 2012«  visant à réorienter l’agriculture française vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique, et  à la mettre en phase avec les attentes des consommateurs . Présenté à Daumeray (Maine-et-Loire), par Michel Barnier et Nicolas Sarkozy à la veille du Salon international de l’agriculture,  le plan  « Objectif Terres 2020 » comporte 60 mesures « qui doivent permettre à l’agriculture de s’adapter aux nouveaux défis de l’environnement.» Il est construit à partir des réflexions menées dans le Grenelle de l’environnement, des assises de la forêt et de celles de l’agriculture et autour de démarches innovantes, écologiquement durables et productives.


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Malin! Soutenir l’installation des agriculteurs bio


En ces périodes de turbulences boursières, de scandales financiers et de frilosité des banques, ne faut-il pas revenir aux valeurs essentielles. Terres de liens et ses partenaires de la filière Bio lance un appel public à l’épargne, pour soutenir l’installation et le développement de producteurs bio.

La production bio ne couvre pas les besoins du marché français

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Les produits sans pesticides ni engrais de synthèse représentent 2 % du chiffre d’affaires global du secteur. Ils bénéficient cependant d’une croissance à faire rêver n’importe quel investisseur : 9,5 % par an depuis 1999 pendant que l’ensemble du marché alimentaire progressait de 3,6 %. Et plus de quatre Français sur dix déclarent consommer des produits bio (dont la grande majorité au moins une fois par mois) . Face à cet essor continu de la consommation de produits bio, la France manque drastiquement de producteurs : agriculteurs, éleveurs, maraichers… Le Bio ne représentait que 12 000 exploitations en 2007, 557 133 ha, soit 2 % de la surface agricole. Aussi le Grenelle de l’environnement a prévu de passer à 20 % de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2012 et 6 % de la surface agricole utile en agriculture biologique d’ici 2010.

Importer les produits est une hérésie pour une nation agricole comme la notre…et ce n’est pas très écologique camarade. Et puis, comme l’INRA vient de le souligner avec force, l’agriculture durable ou biologique favorise la biodiversité, maintient l’équilibre des paysages et lutte contre la désertifcation des campagnes françaises. Alors ?

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Les vidéos du colloque international « Biodiversité et agricultures »


L’INRA a organisé à Montpellier les 4 et 5 novembre 2008 une conférence internationale, « Biodiversité et Agricultures : défis d’aujourd’hui, recherche de demain pour une agriculture durable »,destinée à un public de décideurs européens et de la société civile.

(Actualisation d’un article publié le 5 Novembre 2008)Biodiversite & Agricultures

Cette conférence s’est déroulée les 4 et 5 novembre 2008 au Corum de Montpellier dans le cadre de la Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne (juillet-décembre 2008). Elle était patronnée par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Agriculture et de la Pêche. L’Inra a coordonné l’événement, dont le contenu a été défini par un comité scientifique international présidé par Robert Barbault.

Le colloque visait à illustrer l’importance stratégique des recherches sur les interactions entre agriculture et biodiversité. Ces recherches en plein essor doivent permettre de préciser les liens entre la crise de la biodiversité et les activités agricoles, pour aider à définir des règles d’une meilleure préservation, mais aussi les moyens de la valorisation de la biodiversité, au cœur de stratégies agricoles performantes et respectueuses de l’environnement.

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