Suivez les labels écologiques pour protéger l’environnement


Comment favoriser par notre consommation les modes de production durables et éthiques . Comment préserver la biodiversité  et ménager notre santé ? Le consomm’acteur a l’oeil sur les étiquettes et les labels, mais comment distinguer les certifications privées des officielles, choisir les vrais labels écolo et ignorer les labels « marketing » ?

nf-enviro ue_label_fleur logo_label_rouge

Recyclage, Alimentation, Bois et papier, Maison et construction, Economie d’énergie, Finances ,Textile, Tourisme , Commerce équitable ou encore Cosmétiques, les labels ou sigles fleurissent sur les produits de consommation. Ils sont censés garantir la qualité environnementale du produit ou son absence de composants dangereux. Une chose est certaine : tous ne sont pas « bio » ou « écolos ».  Car, en plus des labels officiels, les marques créent leurs propres références, ce qui ajoute à la confusion  générale !
Le terme de « label » est généralement utilisé pour désigner un signe distinctif et qualitatif que l’on attribue à un produit ou un service satisfaisant à une liste de critères provenant d’un cahier des charges. Cette liste de critères constitue aussi ce que l’on appelle un référentiel. Qu’il s’agisse de consommation d’énergie, de produits bio,  d’énergies renouvelables, les labels sont développés pour distinguer les produits respectant des normes de production ou pour distinguer les qualités particulières d’un produit ou d’un service. L’organisme ou la société qui vérifie et contrôle que les critères sont respectés conformément au cahier des charges, lors d’un audit, s’appelle le certificateur, comme l’AFNOR, Ecocert, Demeter ou encore Qualité France.

Les labels privés sont parfois plus exigeants que les labels officiels

Lire la suite

La Bretagne décide de rompre avec le modèle productiviste


Avec le plan Objectifs Terres 2020 annoncé en février par Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, l’agriculture française change enfin de cap. Depuis 2008, en Bretagne, le département des Côtes d’Armor a pris de l’avance  : le financement public de l’agriculture est réservé aux petits exploitants engagés dans une démarchebasta de développement durable. Outre l’action remarquable du CEDAPA d’André Pochon, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture et le Conseil Général qui s’enage vers une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement.  Un bonus sera même accordé à ceux qui passent en bio. Bravo les bretons !

Article de Basta ! par Raphaël Baldos le 9 mars 2009

2867417806_65b11cba6c_o Une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement est-elle possible ? Le conseil général des Côtes d’Armor en a fait le pari. Il a adopté, il y a un an, de nouvelles orientations stratégiques qui donnent la priorité à l’agriculture bio et durable, aux labels de qualité et aux petites exploitations. Et qui excluent le soutien aux cultures OGM. « Nous considérons que le modèle agricole breton (productivisme au détriment de l’environnement) est dépassé », explique Hervé Tanguy, directeur de l’agriculture et du développement durable au conseil général. « Pour affronter la concurrence internationale, il faut améliorer la qualité des produits, encourager l’innovation et diversifier les productions. »

Ces nouvelles orientations font suite à un travail de réflexion et de concertation entamé en 2006. Une centaine de personnes issues de syndicats agricoles, de coopératives, de lycées agricoles, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du monde associatif ont été auditionnées par la Commission de l’agriculture et du développement durable. Lire la suite

« Objectif terres 2020 » : le déclin du modèle agricole productiviste officialisé


Nous l’avions rêvé, Michel Barnier l’a fait ! Cette fois-ci, plus de doute, l’agricul­ture française change de cap. Le plan « Objectif Terres 2020 » veut promouvoir un « nouveau modèle agricole français » fondé sur le développement durable avec pour objectif de « produire plus et produire mieux ». Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, il s’accompagne d’un redéploiement d’une partie des aides de la PAC, qui  devrait bénéficier entre autres aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne, à l’apiculture.…bref à la biodiversité  en milieu rural.

Michel Barnier avait déjà lancé en 2008  les plans d’action « EcoPhyto2018 », « AgroBio 2012«  visant à réorienter l’agriculture française vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique, et  à la mettre en phase avec les attentes des consommateurs . Présenté à Daumeray (Maine-et-Loire), par Michel Barnier et Nicolas Sarkozy à la veille du Salon international de l’agriculture,  le plan  « Objectif Terres 2020 » comporte 60 mesures « qui doivent permettre à l’agriculture de s’adapter aux nouveaux défis de l’environnement.» Il est construit à partir des réflexions menées dans le Grenelle de l’environnement, des assises de la forêt et de celles de l’agriculture et autour de démarches innovantes, écologiquement durables et productives.


Lire la suite