L’avenir de la biodiversité est dans notre assiette


Les choix que nous faisons pour composer notre assiette et l’éducation alimentaire de nos enfants sont déterminants pour notre santé tout comme celle de la Planète. Ouvrons le chemin en choisissant d’être des consom’acteurs avertis pour tendre vers une alimentation saine, locale, diversifiée, équitable et solidaire. Soyons citoyens de la Terre pour que nature et culture fassent à nouveau cause commune.
Nicolas Hulot – Opération « Des fraises au printemps »

Nos choix de consommation se répercutent sur l’état de la planète

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L'engouement pour les sashimis au thon rouge est en train de faire disparaitre l'espèce.

Le contenu quotidien de nos paniers façonne le paysage de nos campagnes et la richesse des océans. La façon de les remplir et de composer notre assiette y contribue donc aussi. L’avenir de notre planète se joue aussi jusque dans notre assiette. Tout être humain qui se nourrit interagit avec le milieu naturel mais aussi avec les acteurs qui interviennent aux différentes étapes de la production des denrées alimentaires.

« Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es et d’où tu viens. » Jean-Anthelme BRILLAT-SAVARIN

Cette gageure quotidienne est vitale pour plus de 6,7 milliards de personnes. Faire ses courses n’est donc pas un geste anodin. Manger participe à un choix de société, votre carte bleue est votre bulletin de vote.

Ce que nous buvons et mangeons, nous le devons au monde de la biodiversité.

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Des fruits et des légumes "VARLO K2C", chaque semaine avec votre AMAP

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La Bretagne décide de rompre avec le modèle productiviste


Avec le plan Objectifs Terres 2020 annoncé en février par Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, l’agriculture française change enfin de cap. Depuis 2008, en Bretagne, le département des Côtes d’Armor a pris de l’avance  : le financement public de l’agriculture est réservé aux petits exploitants engagés dans une démarchebasta de développement durable. Outre l’action remarquable du CEDAPA d’André Pochon, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture et le Conseil Général qui s’enage vers une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement.  Un bonus sera même accordé à ceux qui passent en bio. Bravo les bretons !

Article de Basta ! par Raphaël Baldos le 9 mars 2009

2867417806_65b11cba6c_o Une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement est-elle possible ? Le conseil général des Côtes d’Armor en a fait le pari. Il a adopté, il y a un an, de nouvelles orientations stratégiques qui donnent la priorité à l’agriculture bio et durable, aux labels de qualité et aux petites exploitations. Et qui excluent le soutien aux cultures OGM. « Nous considérons que le modèle agricole breton (productivisme au détriment de l’environnement) est dépassé », explique Hervé Tanguy, directeur de l’agriculture et du développement durable au conseil général. « Pour affronter la concurrence internationale, il faut améliorer la qualité des produits, encourager l’innovation et diversifier les productions. »

Ces nouvelles orientations font suite à un travail de réflexion et de concertation entamé en 2006. Une centaine de personnes issues de syndicats agricoles, de coopératives, de lycées agricoles, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du monde associatif ont été auditionnées par la Commission de l’agriculture et du développement durable. Lire la suite

« La Bio en questions» ou 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur


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L’association « Bio Consom’acteurs » entend informer et sensibiliser les citoyens grâce à la publication de guides pratiques et engagés.  Le premier Guide, « la bio en questions » ou « 25 bonnes raisons de devenir « bio consom’acteur » vient de paraître. Ce guide répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio. C‘est quoi la Bio ? Est-ce que ces produits sont correctement contrôlés ? Comportent-ils un risque pour la santé ? Sont-ils plus chers ? Suffit-il de manger bio pour manger bien ?

Le livret de 16 pages illustrées, gratuit, est distribué dans les magasins bio, inséré dans certains magazines et disponible auprès des correspondants locaux de la FNAB  ou de l’association. Il est bien  sûr disponible en ligne.

Extrait de la postface de Christian Vélot – Docteur en Biologie
« Lors de mes nombreuses conférences grand public sur les OGM, une question revient de façon récurrente : « Nous, citoyens, que pouvons-nous faire à notre échelle ? ». Face aux OGM, aux pesticides, aux engrais chimiques et autres merveilles de l’agriculture intensive, c’est souvent le sentiment d’impuissance qui prédomine, l’impression d’être totalement démuni face à une machine infernale qui place le respect de l’environnement et la santé publique à la remorque des intérêts financiers de l’agro-industrie. Et pourtant, comme le disait très justement Coluche : « Il suffirait que les gens n’en veuillent pas pour que ça ne se vende pas ». Non, nous ne sommes pas démunis et notre levier d’action ne se résume pas à glisser un bulletin dans l’urne tous les cinq ou six ans. Chacun d’entre nous a un pouvoir immense, au quotidien : celui qui consiste à décider de ce que nous consommons. C’est en passant du rôle de consommateur à celui de consom’acteur que nous pouvons renverser la vapeur. … A condition néanmoins d’être suffisamment informé pour ne pas être trompé sur la marchandise. C’est la mission que se donne ce livret. Il constitue un fantastique outil pour soutenir et promouvoir l’agriculture biologique, et pour que continue ainsi à se développer la résistance face à tous ceux qui, au nom des profits à court terme, sont prêts à sacrifier la santé des consommateurs et à hypothéquer les générations futures.
Christian Vélot

La bio n’est pas du luxe, il y va de notre survie

A chaque saison , ses fruits et ses légumes


Selon la Fondation Nicolas Hulot, “un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement.” Aurions-nous perdu notre bon sens ? Réapprenons les saisons. Pour le plaisir du palais, pour notre équilibre et la santé de notre planète….

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Pour plusieurs raisons, il est préférable de consommer des fruits et légumes de saison, par rapport à notre lieu d’habitation :

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Bio sans éthique = Arnaque


Communiqué de presse du 28 novembre 2008 de la FNAB – Fédération nationale de l’agriculture biologique

Contamination du soja bio à la mélamine

La contamination d’un lot de soja bio en provenance de Chine par de la mélamine est une affaire grave pour la filière biologique, qui fait écho à d’autres événements récents du même ordre. Mais cette affaire démontre également que la bio reste une filière extrêmement bien contrôlée, de plus en plus à même de repérer les fraudes et d’agir rapidement par retrait du lot d’aliment incriminé. Il ne s’agit pas d’une crise sanitaire, car les volailles et œufs bio analysés, concernés par l’aliment incriminé, ne comportent pas de traces de mélamine, selon l’AFSSA. Cette affaire ne peut que faire réfléchir les paysans bio sur une plus stricte application de leur fondamentaux, notamment en terme d’autonomie sur leur exploitation.

Le groupe coopératif Terrena a annoncé, suite à un autocontrôle, qu’un lot de soja bio importé de Chine était contaminé par de la mélamine. Le réseau FNAB soutient ses groupements adhérents de Pays de Loire et de Poitou-Charentes et réaffirme que tous les éleveurs bio touchés, aucunement responsables de ce problème, seront défendus pour qu’ils n’en subissent pas les éventuelles conséquences techniques et financières. Une intervention judiciaire n’est pas exclue si des producteurs lésés ne sont pas indemnisés.
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