Droits dans leurs bottes. Avez-vous vu le film « Paroles de Paysans » ?


Ni éleveurs bovins, ni producteurs de porcs, de lait ou de fromage, les femmes et les hommes que nous avons croisés ont choisi simplement d’être paysans.

Une façon pour eux, de rappeler avec force leur attachement au pays, à la terre. Un pays dont ils prennent soin, qu’ils protègent. Dans le Nord, en Isère, dans le Sud-Ouest, en Bretagne, il existe des paysans qui s’interrogent, se battent pour une agriculture plus juste, plus humaine, plus respectueuse de l’environnement.

Hugues, éleveur laitier et transformation – Nord ; Jacky, éleveur de porcs et bovins lait – Ille et Vilaine ; Elise et Jean-Louis, éleveurs bovins lait – Jura ; Christophe, éleveur de chèvres et transformation – Isère ; Fabienne et Didier, producteurs de melons, Tarn et Garonne ; Jean-François, viticulteur – Gard ; Gaby, maraîcher – Nord ; Brigitte et Yves, volailles et bovins viande – Sarthe ; Gaëtan, lait – Ile et Vilaine ; Thierry, céréales – Gers

Bande annonce du film

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Un Trophée de l’agriculture durable pour un militant de la Conf’


Benoît Biteau a remporté le premier Trophée de l’agriculture durable, à Paris  «Si je n’avais pas 40 ans, si je n’avais pas un peu bourlingué, si je n’étais pas têtu et si je n’avais pas voulu valoriser mes expériences professionnelles précédentes, je n’aurais jamais reçu cette distinction. » Il a donc fallu la conjonction de beaucoup de « si » et une sacrée dose d’obstination pour que Benoît Biteau soit récompensé. Les banquiers qui n’ont pas été séduits par le projet d’installation de Benoît Biteau, voire qui l’ont dissuadé, s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui.

Sud-Ouest, David Briand, le 6 Mars 2009

L’agriculteur est, en effet, devenu le premier lauréat des Trophées de l’agriculture durable, décernés lors du dernier Salon de l’agriculture. Après la sélection (par région) d’une dizaine de dossiers, un jury national – présidé par Erik Orsenna – a donc reconnu les efforts accomplis par celui qui est à la tête de son exploitation depuis deux ans seulement. Et c’est en arborant, sur le revers de sa veste, son badge de la Confédération paysanne qu’il a reçu son trophée des mains de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture.

Le ministre interpellé

Une tribune rêvée afin d’interpeller le ministre sur des sujets qui lui tiennent à coeur, comme l’installation, la PAC ou l’eau. « Une question fondamentale pour le bassin versant de la Seudre que nous partageons avec les ostréiculteurs de Marennes-Oléron. » Avec, en ligne de mire, la culture du maïs dont il est un adversaire résolu. « Aux problèmes de disponibilité de l’eau douce l’été, s’ajoutent des impératifs qualitatifs. Le maïs est source de rejets de pesticides qui, en bout de course, peuvent toucher les coquillages, qui sont des filtres. » Ces paroles non consensuelles ont visiblement séduit le ministre puisqu’il l’a revu en tête à tête cette fois, trois jours plus tard. « Je l’ai trouvé courageux et audacieux », confie Benoît Biteau. « Nous partageons les mêmes convictions. Sauf qu’il est obligé de trouver des compromis avec les lobbies que sont les grands céréaliers et les irrigants. »

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