« La Bio en questions» ou 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur


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L’association « Bio Consom’acteurs » entend informer et sensibiliser les citoyens grâce à la publication de guides pratiques et engagés.  Le premier Guide, « la bio en questions » ou « 25 bonnes raisons de devenir « bio consom’acteur » vient de paraître. Ce guide répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio. C‘est quoi la Bio ? Est-ce que ces produits sont correctement contrôlés ? Comportent-ils un risque pour la santé ? Sont-ils plus chers ? Suffit-il de manger bio pour manger bien ?

Le livret de 16 pages illustrées, gratuit, est distribué dans les magasins bio, inséré dans certains magazines et disponible auprès des correspondants locaux de la FNAB  ou de l’association. Il est bien  sûr disponible en ligne.

Extrait de la postface de Christian Vélot – Docteur en Biologie
« Lors de mes nombreuses conférences grand public sur les OGM, une question revient de façon récurrente : « Nous, citoyens, que pouvons-nous faire à notre échelle ? ». Face aux OGM, aux pesticides, aux engrais chimiques et autres merveilles de l’agriculture intensive, c’est souvent le sentiment d’impuissance qui prédomine, l’impression d’être totalement démuni face à une machine infernale qui place le respect de l’environnement et la santé publique à la remorque des intérêts financiers de l’agro-industrie. Et pourtant, comme le disait très justement Coluche : « Il suffirait que les gens n’en veuillent pas pour que ça ne se vende pas ». Non, nous ne sommes pas démunis et notre levier d’action ne se résume pas à glisser un bulletin dans l’urne tous les cinq ou six ans. Chacun d’entre nous a un pouvoir immense, au quotidien : celui qui consiste à décider de ce que nous consommons. C’est en passant du rôle de consommateur à celui de consom’acteur que nous pouvons renverser la vapeur. … A condition néanmoins d’être suffisamment informé pour ne pas être trompé sur la marchandise. C’est la mission que se donne ce livret. Il constitue un fantastique outil pour soutenir et promouvoir l’agriculture biologique, et pour que continue ainsi à se développer la résistance face à tous ceux qui, au nom des profits à court terme, sont prêts à sacrifier la santé des consommateurs et à hypothéquer les générations futures.
Christian Vélot

La bio n’est pas du luxe, il y va de notre survie

Présents dans 76 % des points de vente, les produits laitiers bio font un tabac


par Marie-Josée COUGARD, Les Echos du 31/12/08

Avec une croissance de 25 % en 2008, les yaourts bio font figure d’exception sur un marché français des yaourts, fromages blancs et autres produits laitiers ultra-frais en déclin. Le beurre bio a lui aussi bondi dans des proportions impressionnantes, avec une hausse de 26 % des volumes cette année, selon les estimations de l’Office de l’élevage. Le lait liquide bio a progressé de 9 % dans le même temps, et les fromages de plus de 6 %.

Ces scores sont d’autant plus marquants que, en 2004 et 2005, ce type de production était au bord de la crise. Beaucoup d’éleveurs s’étaient convertis au bio entre 1999 et 2002, mais la demande n’avait pas suivi. « L’ensemble de la consommation alimentaire semblait frappée d’attentisme en 2004 », rappelle Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. « Les produits laitiers bio étaient beaucoup plus chers », ajoute Luc Morelon, porte-parole de Lactalis, le numéro deux mondial du fromage. A l’époque, 40 % des produits bio étaient déclassés en produits classiques, faute d’acheteurs.
Suite (Les Echos)

Voir aussi :

Calendrier de l’Avent : 24 éco-conseils pour préparer Noël


l’Arehn – Agence Régionale pour l’Environnement de Haute Normandie, propose sur son site un trés sympa Calendrier de l’Aventarehn_avent-iphone Les fêtes de fin d’année sont une période festive, joyeuse, où l’on retrouve ses proches pour partager de bons moments, offrir, recevoir. En reconsidérant nos actes d’achat (cadeaux, repas) et nos comportements durant cette période (transports, illuminations, déchets), nous pouvons limiter l’impact environnemental des fêtes. Pour cela, l’Arehn vous propose 24 éco-conseils, valables tout au long de l’année !

Guide pour un noël sans OGM


Greenpeace a publié ‘hui un guide des produits avec et sans OGM centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d’année. Foies gras, saumons d’élevages, volailles, fromages sont passés au crible. Le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l’effort de les exclure : le bio, certaines AOC et labels de qualité… De nombreux fromages AOC (Cantal, Reblochon, Comté ou Gruyère) ont fait cette démarche, ainsi que de gros producteurs de volailles comme Loué.

En revanche, on ne peut que regretter que des groupes comme Doux, Riches Monts ou Fauchon restent sourds aux demandes des consommateurs.

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Mais pourquoi l’Europe a t-elle besoin de soja OGM ?


Début Décembre 2008, l’Union Européenne a donné le feu vert à l’importation du soja transgénique « RoundUp Ready » de Monsanto. La décision a été prise sur la base d’un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Cette autorisation est valable pour dix ans, les produits l’utilisant devront l’indiquer clairement sur l’emballage. Source : article RTBF le 4/12/2008 . Au delà de la polémique OGM et des débats sur le lobbying US à Bruxelles, nous sommes en droit de nous poser des questions simples : « A quoi cela sert-il ? Pourquoi avons nous besoin d’importer du soja alors qu’il ne rentre pas du tout dans nos habitudes alimentaires? Et l’UE, après 50 ans d’un couteuse PAC – Politique Agricole Commune, n’est-elle pas auto-suffisante ? Décryptage.

Vous mangez déjà du soja OGM tous les jours, à la cantine, au resto…

Champ de soja

Dans la réalité, peu de « soja OGM » arrivera directement dans votre assiette, hormis dans les fast-food, dans certaines cantines et dans les produits « premiers prix » . En effet, les grandes marques de produits alimentaires et les centrales d’achat de la grande distribution ne méfient de la résistance des consommateurs. Les Détectives OGM(1) veillent. En revanche, vous avez de très fortes chances d’en consommer à votre insu dans votre steak, vos lardons, votre cuisse de poulet ou votre yaourt . Car selon Greenpeace, 80% des OGM importés dans l’Union européenne servent à nourrir le bétail, sous forme de tourteaux consommés par les animaux des élevages intensifs. La faute au déficit protéique de l’agriculture européenne, Messieurs-Dames. L’UE est obligé d’importer 70 % de sa consommation de protéïnes végétales, faute d’en produire localement !

50 ans de PAC n’ont aps apporté la souveraineté alimentaire de l’Europe

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