André Pochon : le scandale des usines à cochons


9782268066981fsAndré Pochon est agriculteur en Bretagne et milite depuis les années 1970 pour l’agriculture paysanne Fondateur du CEDAPA, association de paysans en agriculture durable, il  propose des solutions alternatives à l’élevage intensif basées sur un élevage des vaches sur prairies (à base de trèfle blanc) et des porc sur paille. Le paradoxe : ce qui ressemble à une révolution ne fait que prôner le bon sens, le retour aux règles de base de l’agronomie, le rythme des saisons et le bien-être des animaux… »Pas d’économie sans écologie » martele Dédé Pochon. Sylvain lapoix, de Marianne.fr, lui a posé quelques questions sur son dernier ouvrage « Le scandale de l’agriculture folle », aux éditions du Rocher. André Pochon a vu se dégrader la Bretagne dans les dérives de l’agriculture porcine intensive. Pour lui, l’industrialisation de l’agriculture qui pourrait prendre fin si les lobbys phytosanitaires et les chambres d’agricultures revenaient aux méthodes paysannes.

« Le scandale des usines à cochons »

Interview d’André Pochon in Marianne.Fr – Lundi 09 Mars 2009. Lire la suite

Film – Herbe contre Maïs, les vaches arbitrent … ou la PAC ?


herbe_banner1

Heureuse coïncidence, le film « Herbe » sort sur les écrans la veille de l’annonce par le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture d’un plan de soutien des productions herbagères et de l’élevage ovin et bovin.

Rencontrons des éleveurs bretons : un élevage moderne qui ressemble de plus en plus à une « usine à lait », des fermes  dont les vaches vont se nourrir « a l’ancienne » dans des prairies de qualité. A votre avis, qui s’en sort le mieux , en terme de revenu ?

herbe_christian_400

>> Plus d’infos et la liste des salles

>> Le groupe Facebook pour les djeuns

Courrez voir ce film. Un seul regret : j’ai vu plus de vaches Holstein ou Frisonnes que de Normandes ou Tachetées de l’Est, et aucune vache de la race bretonne.

Avec le modèle productiviste le paysan est perdant

Lire la suite

Un formidable documentaire : « Un monde pas tout à fait mortel »


Un jour, Isabelle Jéhannin a mis sa caméra sur l’épaule et elle est partie sur le terrain pour filmer le quotidien de l’emploi des pesticides. Sans parti pris, elle interviewe différents acteurs : agriculteurs et arboriculteurs, scientifiques, médecin de campagne, victimes…Chacun raconte son histoire en confiance, exprime ses doutes.

Elle en a tiré ce documentaire « Un monde pas tout à fait mortel » , en grande partie filmé dans sa région, la Meuse, où elle réside en milieu rural. Ecoutez la :

«J’avais envie que le plus grand nombre de gens sachent réellement ce que sont ces produits, pour ne pas qu’un jour on dise « On ne savait pas ».»

Sur le site dédié au film qui commercialise le DVD au prix de 15 euros, vous y trouverez aussi les dates et lieux des projections publiques. Et sur Terre-TV, vous lirez un interview d’Isabelle Jehannin et vous pouvez voir le film en entier.

Agriculture et pesticides : quand le doute s’installe

Ce film pose 4 questions :

  • Le principe de précaution s’applique-t-il aussi à l’agriculture ?
  • Les firmes peuvent-elles continuer à mettre sur le marché des produits phytosanitaires sans contrôle indépendant ?
  • Les pouvoirs publics jouent-ils suffisamment leur rôle pour la protection de la santé des citoyens?
  • A-t-on envie de vivre  dans « un monde pas tout à fait mortel » ?

Pourquoi ce titre ?

Lire la suite

Bio sans éthique = Arnaque


Communiqué de presse du 28 novembre 2008 de la FNAB – Fédération nationale de l’agriculture biologique

Contamination du soja bio à la mélamine

La contamination d’un lot de soja bio en provenance de Chine par de la mélamine est une affaire grave pour la filière biologique, qui fait écho à d’autres événements récents du même ordre. Mais cette affaire démontre également que la bio reste une filière extrêmement bien contrôlée, de plus en plus à même de repérer les fraudes et d’agir rapidement par retrait du lot d’aliment incriminé. Il ne s’agit pas d’une crise sanitaire, car les volailles et œufs bio analysés, concernés par l’aliment incriminé, ne comportent pas de traces de mélamine, selon l’AFSSA. Cette affaire ne peut que faire réfléchir les paysans bio sur une plus stricte application de leur fondamentaux, notamment en terme d’autonomie sur leur exploitation.

Le groupe coopératif Terrena a annoncé, suite à un autocontrôle, qu’un lot de soja bio importé de Chine était contaminé par de la mélamine. Le réseau FNAB soutient ses groupements adhérents de Pays de Loire et de Poitou-Charentes et réaffirme que tous les éleveurs bio touchés, aucunement responsables de ce problème, seront défendus pour qu’ils n’en subissent pas les éventuelles conséquences techniques et financières. Une intervention judiciaire n’est pas exclue si des producteurs lésés ne sont pas indemnisés.
Lire la suite

« L’eau est polluée, buvez du vin.. » – Tout faux !


Quarante flacons de vin rouge en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du Sud, d’Australie et du Chili, ont été analysés par le réseau ONG Pesticide Action Network Europe et l’association MDRGF. Des teneurs en pesticides jusqu’à 5 800 fois plus élevées que dans l’eau potable !

Tous, y compris des AOC français, contenaient des pesticides, avec en moyenne plus de 4 substances différentes par bouteille, et parfois jusqu’à dix ! Toutes, sauf les 6 issues de l’agriculture « biologique ». Une seule d’entre elles, du vin de Bourgogne, recelait de faibles traces d’un seul produit. Une contamination a priori due aux pulvérisations effectuées sur les parcelles voisines « conventionnelles ».


« L’étude réalisée par PAN et le MDRGF montre que l’utilisation très intensive de pesticides en viticulture – 20% des pesticides utilisés sur 3% de la surface agricole – a comme conséquence la présence systématique de nombreux résidus dans les vins. Il est grand temps, conformément aux décisions du Grenelle, que la viticulture réduise sa consommation de pesticides pour réduire l’exposition des consommateurs en privilégiant les techniques alternatives aux pesticides » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF.

A mettre en relation avec l’augmentation rapide des maladies frappant les viticulteurs et leurs proches ?

Lire la suite