Rapport Stern : il reste 10 à 15 ans pour inverser la vapeur


Le rapport Stern sur l’économie du changement climatique est un compte-rendu sur l’effet du changement climatique et du réchauffement global sur la planète rédigé par l’économiste Nicholas Stern pour le gouvernement du Royaume-Uni. Ce rapport de plus de 700 pages est le premier rapport financé par un gouvernement sur le réchauffement climatique mené par un économiste et non par un météorologue

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Réalisé par un expert mandaté par le gouvernement britannique, ce  rapport  de 2006 démontre que le monde va devoir faire face à d’énormes coûts si des décisions concrètes ne sont pas prises rapidement pour lutter contre le réchauffement climatique. L’étude se concentre sur l’aspect économique du réchauffement planétaire qu’elle chiffre à un coût minimum de 5 500 milliards d’euros sur 10 ans. Si les pays tardaient à mettre en place des politiques pour lutter efficacement contre la hausse des températures, la crise pourrait être beaucoup plus grave avec un coût 5 à 20 fois supérieur, principalement à cause de l’emballement du réchauffement planétaire si l’augmentation dépasse de 2° les températures de base des années 1800, avant l’ère industrielle. Aussi, on peut considérer que le rendez-vous entre l’homme et sa planète est fixé d’ici 10 à 15 ans, date à laquelle il faut que les émissions de CO2 décroissent très significativement, sans quoi le climat pourrait s’emballer… Lire la suite

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Sauvons la mer !


France – Les quatres groupes de travail du Grenelle de la Mer ont rendu le 9 juin leurs rapports à Jean-Louis Borloo, , ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire .  Plus de 500 propositions ont été émises par les membres qui sont issus de 5 collèges :  Etat , Collectivités territoriales,  ONG, syndicats et patronat, sur les grands enjeux liés à la mer et au littoral, à la préservation des milieux et à l’exploitation durable de ses ressources.

Grenelle de la mer : 4 rapports et 500 propositions !

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Après deux mois et demi de débats et quelques nuits blanches, voilà donc quatre rapports sur la table du ministre pour répondre à la commande de ce Grenelle de la mer : élaborer la politique maritime de la France pour les trente à cinquante prochaines années. Premier constat : pour la première fois de notre histoire, tous les acteurs du maritime étaient réunis autour d’une même table et, à en juger par l’enthousiasme des débats, on se demande pourquoi il a fallu tant de siècles… La remise de ces rapports marque une étape importante dans l’avancement du Grenelle de la Mer. La phase de consultation publique débute désormais.

Découvrez la synthèse des travaux des quatres groupes

Depuis le 27 février dernier, les quatre groupes, réunissant autour d’une même table experts, représentants des syndicats, du patronat, de l’Etat et des associations et ONG de protection de l’environnement, ont travaillé sur l’élaboration de propositions pour traiter des grands enjeux liés à la mer et au littoral, à la préservation des milieux et à l’exploitation durable de ses ressources. Il s’agissait d’engager une grande concertation avec tous les acteurs du monde maritime, les premiers concernés, mais pas les seuls, par le devenir de leurs activités et le devenir même de la mer.

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Comment calculer le prix d’une abeille ? d’un paysage ? d’une eau potable ?


Les écosystèmes rendent de nombreux services dits « services écologiques » ou « services écosystémiques » qu’on classe parfois comme bien commun et/ou bien public. Ce sont des processus naturels utiles et souvent nécessaires aux populations humaines sans qu’elles aient à agir pour les obtenir . Par exemple la production de l’oxygène de l’air par les végétaux, la production de plancton qui nourrit les poissons que nous pêchons, l’épuration naturelle des eaux par les sols, l’activité des pollinisateurs des cultures, les organismes qui produisent et entretiennent l’humus, le stockage naturel de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol. Sans oublier la beauté des paysages et des milieux de vie que nous offre la Nature.

Très attendu, le rapport français sur la valeur économique de la biodiversité

« L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes « , le rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) a été présenté mercredi 29 avril 2009  par M. Bernard Chevassus-au-Louis, président de la commission de travail, aux ministres Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, en présence de M. Pavan Sukhdev, coordinateur de la TEEB (The Economy of Ecosystem and Biodiversity, parfois appelé le « rapport Stern de la biodiversité ».

  • reservcesnaturelles2Quel bilan dresser des connaissances scientifiques sur le thème de la monétarisation des services rendus par les écosystèmes et de la valeur de la biodiversité ?
  • Quels sont les enjeux socio-économiques de la diversité biologique en France, y compris dans les départements et collectivités d’Outre-mer ?
  • Quel cahier des charges pour d’éventuelles recherches ultérieures ?
  • Quelles seraient les premières valeurs de référence pour la prise en compte de la biodiversité, qui pourront être utilisées notamment dans les études socio-économiques relatives aux projets d’infrastructures ? Lire la suite

Rapport Sukhdev : donner un juste prix à la biodiversité


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Quand il ne dirige pas le département des marchés de la Deutsche Bank à Bombay (Inde), Pavan Sukhdev milite au Conservation Action Trust, une association de défense de l’environnement parmi les plus influentes en Inde. Cet économiste indien de 48 ans s’est mis en tête de convaincre les Etats de la fédération d’adopter une « comptabilité verte » pour guider des politiques de développement respectueuses de l’environnement. C’est certainement ce qui a fait la différence au moment de sélectionner le profil idéal pour diriger l’étude mondiale sur « l’économie des systèmes écologiques et de la biodiversité » commanditée par l’Union européenne.  Après le rapport de Nicholas Stern en 2006, sur le coût du changement climatique, Pavan Sukhdev a été chargé d’éclairer la communauté internationale sur l’autre visage de la crise écologique. Son rapport final est attendu en 2010.

Pourquoi est-il devenu urgent de donner un prix aux écosystèmes de la planète ?

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Agriculture et biodiversité


Cet  article de synthèse de Gilles KLEITZ , responsable Stratégie nationale pour la biodiversité au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, date de 2005. En 2009, suite au Grenelle de l’Environnement, le Ministre de l’Agriculture annonce enfin un redéploiement des aides publiques et de la PAC  vers des systèmes plus respectueux de l’environnement. Il est plus que temps.

La biodiversité des territoires agricoles, pastoraux et ruraux

copie-de-dscn0720Le domaine rural, où s’exercent notamment les activités agricoles et pastorales, couvre plus de la moitié du territoire français. On y trouve non seulement l’ensemble des habitats et des espèces du territoire, y compris celles inscrites dans les livres rouges (listes des espèces rares ou menacées), mais également le patrimoine vivant des espèces, variétés, et races cultivées ou élevées, sélectionnées au cours de l’histoire. Le monde rural joue ainsi un rôle de premier plan dans l’évolution de la diversité du monde vivant sur le territoire français. De façon pratique, les liens entre activité agricole et biodiversité se comprennent à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation, et du territoire. Ils intègrent les dimensions biologiques et agronomiques, sociales et techniques, et les rapports à l’économie et aux marchés. Lire la suite

« Objectif terres 2020 » : le déclin du modèle agricole productiviste officialisé


Nous l’avions rêvé, Michel Barnier l’a fait ! Cette fois-ci, plus de doute, l’agricul­ture française change de cap. Le plan « Objectif Terres 2020 » veut promouvoir un « nouveau modèle agricole français » fondé sur le développement durable avec pour objectif de « produire plus et produire mieux ». Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, il s’accompagne d’un redéploiement d’une partie des aides de la PAC, qui  devrait bénéficier entre autres aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne, à l’apiculture.…bref à la biodiversité  en milieu rural.

Michel Barnier avait déjà lancé en 2008  les plans d’action « EcoPhyto2018 », « AgroBio 2012«  visant à réorienter l’agriculture française vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique, et  à la mettre en phase avec les attentes des consommateurs . Présenté à Daumeray (Maine-et-Loire), par Michel Barnier et Nicolas Sarkozy à la veille du Salon international de l’agriculture,  le plan  « Objectif Terres 2020 » comporte 60 mesures « qui doivent permettre à l’agriculture de s’adapter aux nouveaux défis de l’environnement.» Il est construit à partir des réflexions menées dans le Grenelle de l’environnement, des assises de la forêt et de celles de l’agriculture et autour de démarches innovantes, écologiquement durables et productives.


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