Rapport Stern : il reste 10 à 15 ans pour inverser la vapeur


Le rapport Stern sur l’économie du changement climatique est un compte-rendu sur l’effet du changement climatique et du réchauffement global sur la planète rédigé par l’économiste Nicholas Stern pour le gouvernement du Royaume-Uni. Ce rapport de plus de 700 pages est le premier rapport financé par un gouvernement sur le réchauffement climatique mené par un économiste et non par un météorologue

fumee usines

Réalisé par un expert mandaté par le gouvernement britannique, ce  rapport  de 2006 démontre que le monde va devoir faire face à d’énormes coûts si des décisions concrètes ne sont pas prises rapidement pour lutter contre le réchauffement climatique. L’étude se concentre sur l’aspect économique du réchauffement planétaire qu’elle chiffre à un coût minimum de 5 500 milliards d’euros sur 10 ans. Si les pays tardaient à mettre en place des politiques pour lutter efficacement contre la hausse des températures, la crise pourrait être beaucoup plus grave avec un coût 5 à 20 fois supérieur, principalement à cause de l’emballement du réchauffement planétaire si l’augmentation dépasse de 2° les températures de base des années 1800, avant l’ère industrielle. Aussi, on peut considérer que le rendez-vous entre l’homme et sa planète est fixé d’ici 10 à 15 ans, date à laquelle il faut que les émissions de CO2 décroissent très significativement, sans quoi le climat pourrait s’emballer… Lire la suite

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Comment calculer le prix d’une abeille ? d’un paysage ? d’une eau potable ?


Les écosystèmes rendent de nombreux services dits « services écologiques » ou « services écosystémiques » qu’on classe parfois comme bien commun et/ou bien public. Ce sont des processus naturels utiles et souvent nécessaires aux populations humaines sans qu’elles aient à agir pour les obtenir . Par exemple la production de l’oxygène de l’air par les végétaux, la production de plancton qui nourrit les poissons que nous pêchons, l’épuration naturelle des eaux par les sols, l’activité des pollinisateurs des cultures, les organismes qui produisent et entretiennent l’humus, le stockage naturel de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol. Sans oublier la beauté des paysages et des milieux de vie que nous offre la Nature.

Très attendu, le rapport français sur la valeur économique de la biodiversité

« L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes « , le rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) a été présenté mercredi 29 avril 2009  par M. Bernard Chevassus-au-Louis, président de la commission de travail, aux ministres Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, en présence de M. Pavan Sukhdev, coordinateur de la TEEB (The Economy of Ecosystem and Biodiversity, parfois appelé le « rapport Stern de la biodiversité ».

  • reservcesnaturelles2Quel bilan dresser des connaissances scientifiques sur le thème de la monétarisation des services rendus par les écosystèmes et de la valeur de la biodiversité ?
  • Quels sont les enjeux socio-économiques de la diversité biologique en France, y compris dans les départements et collectivités d’Outre-mer ?
  • Quel cahier des charges pour d’éventuelles recherches ultérieures ?
  • Quelles seraient les premières valeurs de référence pour la prise en compte de la biodiversité, qui pourront être utilisées notamment dans les études socio-économiques relatives aux projets d’infrastructures ? Lire la suite