Colloque Natureparif : pour la libre circulation des espèces


Continuités végétales et aquatiques : c’est le thème qu’avait choisi NATUREPARIF , l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité pour son premier colloque les 28 et 29 avril 2009 au Musée national d’histoire naturelle à Paris.

Colloque « Trame verte, trame bleue, les continuités de la vie »

Colloque Natureparif 2009

Passage pour le gibier au-dessus d'une autoroute . Source "Les passages à faune en bois" NATUREPARIF

« Nous espérons convaincre les décideurs que créer une continuité naturelle est possible. Nous souhaitons leur donner des outils pour réaliser cela. »

  • L’expression « continuités écologiques » désigne l’ensemble de connections (végétales, minérales) qui permettent de relier les habitats naturels et qui favorisent la libre-circulation des espèces.
  • Les trames vertes et bleues se rapportent à cinq zones : herbacée, arborée, eau courante (grands fleuves et cours d’eau), zones humides (mares, étangs, fossés), et « grands mammifères ».
  • Les actes du colloque à  télécharger(pdf)

Les vidéos des séances plénières

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Ecologie urbaine : un concept appliqué à la lettre dans le Bliesgau


Avec ses aires urbaines, le Bliesgau est la réserve de biosphère avec la plus grande densité de population au monde.Le concept d’écologie urbaine est fondamental pour le Bliesgau, zone protégée allemande ajoutée au Réseau mondial de réserves de biosphère de l’UNESCO qui en compte 522.  Le Bliesgau n’est pas le premier site du Réseau qui intègre en son sein des aires urbaines, mais il est le seul où la densité de la population atteint 310 habitants par km2. Mais pour les responsables du projet de préservation du Bliesgau, les composantes économique et sociale du développement durable sont tout aussi importantes que ses aspects écologiques.

par Jens Lubbadeh,  in « Le Courrier de l’UNESCO » Juin 2009

Au coeur de l’Europe de l’Ouest, la Sarre est le « Midi » de l’Allemagne

bliesgau03_250.jpgPetite mais impressionnante, telle pourrait être la devise de la Sarre, le plus petit Land allemand, hormis les villes-États d’Hambourg, de Berlin et de Brême. Quelque peu isolée au sud-ouest du pays, elle donne l’impression d’être une petite annexe de la grande Allemagne. Cernée en grande partie par le vaste Land de Rhénanie-Palatinat, elle a une frontière commune avec la France au sud et taquine du museau le Luxembourg à l’ouest.  C’est également l’un des coins les plus chauds de l’Allemagne. Rien d’étonnant donc à ce que la Sarre soit peuplée depuis des milliers d’années, comme en témoignent les traces laissées par ses premiers habitants. Le Gollenstein, un menhir vieux de 4 000 ans, atteste la présence humaine dans la région dès l’âge de pierre. Plus tard, ce sont les Romains qui se plurent en Sarre, Jules César ayant conquis ce territoire alors qu’il était peuplé par des Celtes. Ce sont également les Romains qui introduisirent la vigne dans la région, marquant le début d’une longue tradition qui allait perdurer jusque dans la première moitié du 20e siècle dans la vallée de la Blies.

43 % du territoire du Bliesgau est en zone protégée

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L’UNESCO désigne 22 nouvelles réserves de biosphère dans 17 pays


26 mai 2009 – L’UNESCO a désigné 22 nouvelles réserves de biosphère qui viennent s’ajouter au réseau mondial qui en compte désormais 553 dans 107 pays. La décision a été prise par le Conseil international de coordination du Programme L’Homme et la biosphère (MAB-CIC) lors de sa 21e session qui se tient du 25 au 29 mai 2009 sur l’île de Jeju (République de Corée). En France, 10 zones bénéficient de ce label.

korea01_400Les réserves de biosphère sont des sites reconnus qui innovent et font la démonstration de nouvelles approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, côtières et marines. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’étude pour le développement durable.

Le Programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère (MAB) propose un projet interdisciplinaire basé sur la recherche et le renforcement des capacités dans le but d’améliorer les relations entre les gens et leur environnement global.  Lancé au début des années 70, ce programme a pour principale mission de réduire la perte de biodiversité par des approches écologiques, sociales et économiques. Il utilise son réseau mondial de réserves de biosphère comme un outil d’échange des connaissances, de recherche et de surveillance, d’éducation et de formation, et un défi pour les responsables politiques.

A ce jour, dix réserves de biosphère ont été classées en France : la mer d’Iroise, la forêt de Fontainebleau et le Gâtinais, les Vosges du Nord/Pfalzerwald, la commune de Fakarava (Polynésie française), les Cévennes, le mont Ventoux, le Luberon, la Camargue, la vallée du Fango (Corse) et l’ archipel de la Guadeloupe .

Les 22 nouvelles réserves de biosphère : Lire la suite

Le Triangle de Corail menacé par le changement climatique


Si le monde ne prend pas rapidement de mesures concrètes contre le changement climatique, des millions de personnes seront obligées de quitter la région du Triangle de corail, an Asie du sud. Mais des actions concrètes contre le changement climatique la surpêche et la pollution peuvent encore empêcher cette catastrophe. Voilà ce qui ressort d’une nouvelle étude de l’organisation mondiale de protection de l’environnement WWF, rendue publique le 13 mai lors de la Conférence sur les océans qui se tient en Indonésie.
Source : WWF
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Victimes de pêches destructrices, du tourisme ou encore du réchauffement climatique, près d’un tiers des récifs coralliens de la planètes sont déjà morts ou endommagés. Les conséquences sont autant environnementales qu’économiques: ces écosystèmes abritent des millions d’espèces d’animaux et de végétaux et font vivre ½ milliard de personnes dans le monde.

La disparition du Triangle de Corail poussera des millions de personnes à l’exil

Source de revenus et de nourritures pour de nombreuses populations, le « Triangle de Corail » correspond à des zones marines comportant au moins 500 espèces de coraux constructeurs de récifs. Ainsi, ses ressources contribuent directement à la subsistance de plus de 100 millions de personnes habitant cette région du globe. Un rapport du WWF  indique que si nous ne luttons pas contre les changements climatiques, les récifs coralliens pourraient disparaître du “Triangle de Corail” d’ici la fin du siècle. Les conséquences seraient dramatiques : chute de 80% de la capacité de l’environnement côtier à nourrir la population ; réduction voire perte totale des moyens de subsistance d’environ 100 millions de personnes.
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Comment calculer le prix d’une abeille ? d’un paysage ? d’une eau potable ?


Les écosystèmes rendent de nombreux services dits « services écologiques » ou « services écosystémiques » qu’on classe parfois comme bien commun et/ou bien public. Ce sont des processus naturels utiles et souvent nécessaires aux populations humaines sans qu’elles aient à agir pour les obtenir . Par exemple la production de l’oxygène de l’air par les végétaux, la production de plancton qui nourrit les poissons que nous pêchons, l’épuration naturelle des eaux par les sols, l’activité des pollinisateurs des cultures, les organismes qui produisent et entretiennent l’humus, le stockage naturel de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol. Sans oublier la beauté des paysages et des milieux de vie que nous offre la Nature.

Très attendu, le rapport français sur la valeur économique de la biodiversité

« L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes « , le rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) a été présenté mercredi 29 avril 2009  par M. Bernard Chevassus-au-Louis, président de la commission de travail, aux ministres Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, en présence de M. Pavan Sukhdev, coordinateur de la TEEB (The Economy of Ecosystem and Biodiversity, parfois appelé le « rapport Stern de la biodiversité ».

  • reservcesnaturelles2Quel bilan dresser des connaissances scientifiques sur le thème de la monétarisation des services rendus par les écosystèmes et de la valeur de la biodiversité ?
  • Quels sont les enjeux socio-économiques de la diversité biologique en France, y compris dans les départements et collectivités d’Outre-mer ?
  • Quel cahier des charges pour d’éventuelles recherches ultérieures ?
  • Quelles seraient les premières valeurs de référence pour la prise en compte de la biodiversité, qui pourront être utilisées notamment dans les études socio-économiques relatives aux projets d’infrastructures ? Lire la suite

Un site Internet dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer


Les invasions biologiques sont l’une des principales menaces pour la biodiversité d’outre-mer et constituent un défi croissant dans ces territoires. Au total, sur les 100 espèces figurant parmi les plus envahissantes au monde, 49 sont présentes dans les collectivités françaises d’outre-mer. La prévention, la sensibilisation et la lutte contre ce phénomène imposent une mobilisation à l’échelle de l’ensemble des collectivités.

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Dans le cadre de son initiative spécifique menée depuis 2005 sur cet enjeu, le Comité français de l’UICN lance un site Internet entièrement dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer. Ce site rassemble des informations réunies grâce à un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources et l’appui de 12 coordinateurs locaux. Ce nouvel outil permet l’accès à de nombreuses informations scientifiques, techniques et juridiques sur ces espèces et sur les stratégies pour mieux les gérer. Lire la suite

Plus de 1500 espèces envahissantes en Europe


Vous ne les voyez pas, et pourtant elles sont là, parmi nous. Elles colonisent à toute allure de nouveaux territoires, dont elles font disparaitre les autochtones car elles accaparent les ressources naturelles ou diffusent de redoutables maladies exotiques dont elles sont porteurs sains. L’homme, qui les a souvent importé lui-même en Europe sans s’en rendre compte, ne peut pas grand chose pour les arrêter. Ce sont les espèces exotiques envahissantes.
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La jussie est une plante aquatique ( Onagracée). Originaire des Amériques et d''Australie, elle est utilisée dans les aquariums d'eau douce. Introduite en Europe, elle a progressivement colonisé les plans d'eau.

Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes

Le nombre d’introductions d’espèces exotiques explose dans tous les milieux à travers le monde et ce phénomène inquiète aujourd’hui les gestionnaires et les écologues car il s’ajoute aux contraintes multiples que subit déjà la Nature. Ces espèces invasives ne sont pas des martiens laissés par des Objets volants non identifiés (OVNI), mais des espèces biologiques (comme plantes, animaux, champignons et bactéries) qui propagent hors de leur milieu naturel passé ou présent de distribution et qui menacent la biodiversité dans des nouveaux endroits.

Une espèce envahissante ou espèce invasive est un organisme qui a été introduit intentionnellement ou accidentellement dans une région située en dehors de son aire de répartition naturelle et qui s’est tellement reproduite qu’elle a remplacé certaines espèces originales. Les cas d’espèces envahissantes responsables de modifications notables dans les écosystèmes sont nombreux. Ils sont d’autant plus nombreux et aigus que le commerce et les transports se mondialisent. Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes qui ont ainsi l’occasion de s’implanter sur de nouveaux territoires : rats, chats et lapins ont ainsi colonisé le monde entier. La plupart des espèces introduites dans un nouvel environnement n’y sont pas adaptées : elles ne peuvent pas y survivre et disparaissent plus ou moins rapidement. Mais il en est quelques unes qui y trouvent des conditions qui leur conviennent, sans prédateurs ni compétiteurs, et qui y prolifèrent. Que ces espèces aient été volontairement ou accidentellement introduites, elles ont souvent au cours de leur expansion un impact écologique et économique négatif. Ces introductions constituent un des principaux mécanismes de disparition d’espèces et de déstabilisation des écosystèmes. Lire la suite