Lancement du concours des prairies fleuries en faveur de la biodiversité


Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au salon international de l’Agriculture. Le concours récompensera les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Cette manifestation vise à promouvoir une démarche agri-environnementale simple et appropriable par tous : observer la présence de fleurs facilement reconnaissables.A la différence des jachères fleuries (1), qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage.

Le principe des prairies fleuries est la base d’une nouvelle mesure agri-environnementale du Plan de Développement Rural Hexagonal, actuellement mise en oeuvre dans certains Parcs ou sites Natura 2000 en France.

 

La Prairie fleurie (ou « pré fleuri ») est le nom donné à un milieu ou paysage (naturel ou artificiel) de type prairial, mais particulièrement riche en fleurs, qu'on cherche parfois à reproduire pour des raisons écologiques ou décoratives sous forme de « bandes fleuries ».

 

Une initiative à la croisée des chemins entre agriculture, préservation des prairies naturelles et qualité des produits des territoires.

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Mais quelle est donc cette fleur ?


Voici une liste de quelques sites qui méritent d’être visités par les les passionnés ou les curieux de botanique. Identifier une plante, récupérer des photos pour un exposé, ou tout simplement admirer la nature….

Photoflora

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Benoit BOCK, gestionnaire de Photoflora, vient d’effectuer la mise en ligne annuelle des photos réalisées au cours de l’année achevée. La base de données de Photoflora s’enrichit de 16000 photos supplémentaires. Elle atteint aujourd’hui plus de 72000 photos de plantes de France mais aussi d’Espagne, du Portugal, des Canaries, d’Italie et du Maroc (ces dernières réalisées au cours d’une mission en partenariat avec l’ECWP).
L’accès se fait soit directement à partir de Photoflora (à partir des noms latins exclusivement) soit à partir de l’onglet « illustrations » de la base de Tela Botanica e-Flore mais ne concerne dans ce cas que les taxons présents dans e-flore. Par contre, e-Flore permet aussi de rechercher à partir des noms communs.
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Zéro mauvaise herbe dans les champs : adieu miel et papillons !


Pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Et avec elles des dizaines d’insectes pollinisateurs qui ont un rôle crucial sur la fécondation de nombreuses plantes ou arbres. Outre les effets des insecticides déversés à tonneaux par les agriculteurs, les scientifiques soulignent les impacts de la révolution agricole qui a eu lieu en Europe depuis 1960 . Faisons le point sur la place laissée par l’homme aux « fleurs des champs » : elle a régressée de 67 % en 30 ans.

Les fleurs des champs ou des arbres sont le garde-manger des insectes butineurs

Mais qu’il soit un papillon ou une abeille, que vient-il récolter dans la fleur ? Les plantes nectarifères secrètent au niveau leur fleur un nectar, substance qui possède un pouvoir d’attraction sur les insectes ou certains oiseaux (oiseaux-mouches). Les plantes pollinifères, elles, produisent du pollen. Certaines espèces de plantes ne produisent que du nectar (par exemple la luzerne) ; d’autres par contre ne produisent que du pollen (le coquelicot). Enfin, de nombreuses espèces végétales sont à la fois nectarifères et pollinifères (l’érable). Enfin, on appelle plantes mellifères celles qui produisent des substances récoltées par les abeilles domestiques pour être transformées en miel. Beaucoup de plantes sont mellifères, mais seulement une partie peut être butinée par les abeilles domestiques du fait de leur morphologie (encombrement du corps, longueur de trompe…). Nombreuses de ces plantes consommées par les insectes pollinisateurs sont considérées comme « mauvaises herbes » des champs et des jardins (3), et traqués comme telles.

Les insectes sont responsables de 80 % de la fécondation des plantes à fleur, dont 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !

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Faites fleurir la biodiversité dans votre jardin !


Découvrez le site Agriculture, Biodiversité et Abeilles animé par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles. Après avoir sensibilisé les agriculteurs aux techniques de jachère à intérêt apicole, l’association étend sa démarche aux jardiniers amateurs, les incitant à semer et protéger la biodiversité dans les jardins ou sur les balcons.

Avertissement : cette association est soutenue par BASF AGRO (insecticide Régent quyi a été interdit)

Le Monastère végétalisationPour ceux qui souhaiteraient aller plus loin que les premières étapes consistant à offrir des ressources alimentaires et des abris à la biodiversité, des techniques existent pour optimiser l’intérêt faunistique des jardins.

La première pratique à mettre en œuvre, c’est de limiter les espaces bétonnés : l’urbanisation fait déjà disparaître tous les ans des dizaines de milliers d’hectares de végétation : alors autant garder un maximum de surface verte là où cela est possible !

Un autre leviers d’action, simple :

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L’activité pollinisatrice des insectes estimée à 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale


Une étude de chercheurs français, de l’INRA et du CNRS, permet de chiffrer la valeur de l’activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d’euros en 2005 pour les principales cultures dont l’homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale.

Bees togetherLa survie et l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales de la planète et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les insectes.

100 000 espèces d’insectes (abeilles, bourdons, papillons), d’oiseaux (colibris et passereaux) et de mammifères (chauves-souris) servent à la reproduction sexuée de la plupart des plantes à fleurs.

Quelques cultures sont presque intégralement dépendantes des pollinisateurs : le cacao, la vanille, les courges et les potirons, les melons et les pastèques, les fruits de la passion, ainsi que les noix du Brésil et de macadamia.

photo credit: wolfpix

Seules de rares espèces végétales dépendent exclusivement du vent ou des cours d’eau pour se reproduire. Sans pollinisateurs, l’homme doit effectuer l’opération manuellement.Les résultats de cette étude sur l’évaluation économique de la vulnérabilité de l’agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs sont publiés dans la revue « ECOLOGICAL ECONOMICS ».

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