Présents dans 76 % des points de vente, les produits laitiers bio font un tabac


par Marie-Josée COUGARD, Les Echos du 31/12/08

Avec une croissance de 25 % en 2008, les yaourts bio font figure d’exception sur un marché français des yaourts, fromages blancs et autres produits laitiers ultra-frais en déclin. Le beurre bio a lui aussi bondi dans des proportions impressionnantes, avec une hausse de 26 % des volumes cette année, selon les estimations de l’Office de l’élevage. Le lait liquide bio a progressé de 9 % dans le même temps, et les fromages de plus de 6 %.

Ces scores sont d’autant plus marquants que, en 2004 et 2005, ce type de production était au bord de la crise. Beaucoup d’éleveurs s’étaient convertis au bio entre 1999 et 2002, mais la demande n’avait pas suivi. « L’ensemble de la consommation alimentaire semblait frappée d’attentisme en 2004 », rappelle Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. « Les produits laitiers bio étaient beaucoup plus chers », ajoute Luc Morelon, porte-parole de Lactalis, le numéro deux mondial du fromage. A l’époque, 40 % des produits bio étaient déclassés en produits classiques, faute d’acheteurs.
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Les Français se sentent menacés par la réduction de la biodiversité


Près de quatre Français sur cinq (78%) considèrent que la réduction du nombre des espèces animales et végétales met en danger la survie de lhomme, mais les deux-tiers pensent que ce dernier aura du mal à changer ses habitudes, selon un sondage CSA publié dimanche par Le Parisien.

Près de quatre Français sur cinq (78%) considèrent que la réduction du nombre des espèces animales et végétales met en danger la survie de l'homme

Le déclin accéléré de la biodiversité n’inquiète plus seulement les scientifiques. Il alarme désormais l’ensemble de la population.

Selon un sondage exclusif CSA, 78 % des Français estiment que la réduction du nombre d’espèces animales et végétales « met en danger la survie de l’homme ». Et 84 % reconnaissent que la protection de la biodiversité est « un enjeu environnemental majeur du XXI e siècle ».
Près de quatre Français sur cinq (78%) considèrent que la réduction du nombre des espèces animales et végétales met en danger la survie de l’homme, mais les deux-tiers pensent que ce dernier aura du mal à changer ses habitudes, selon un sondage CSA publié dimanche par Le Parisien.

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EcoPhyto 2018 : la France inverse la vapeur sur l’usage des pesticides


Comme on le sait désormais, la France est le plus gros utilisateur de pesticides en Europe et le second du monde derrière les USA. Revers de cette médaille : pollution des eaux, déclin des abeilles, déclin de la biodiversité, fruits, légumes et vins contaminés, maladies…

keepthoseflowerspurty.jpgLes pesticides appelés également produits phytosanitaires, produits phytopharmaceutiques, agropharmaceutiques, ou produits de traitement, sont des poisons destinés à tuer les herbes (herbicides), les insectes (insecticides), à lutter contre les maladies (fongicides) ou se débarrasser de divers animaux jugés nuisibles (souricides, raticides, nématicides…).

Rapellons que l’usage immodéré des pesticides par l’agriculture (mais aussi par la SNCF, les jardiniers, les gestionnaires d’espaces verts, de voie de communication)…posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale : cancer, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques, ou encore système immunitaire affaibli.
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ÉCOPHYTO 2018 : un plan pour réduire de moitié l’usage des pesticides

A la suite du Grenelle de l’environnement, le ministère de l’Agriculture s’était engagé à réduire de moitié en dix ans la quantité d’insecticides et d’herbicides utilisés dans l’Hexagone. Le ministre Michel Barnier a présenté son plan phare de lutte contre les pesticides, lors du Conseil des ministres du 10/09/2008. Lire la suite