Rapport Stern : il reste 10 à 15 ans pour inverser la vapeur


Le rapport Stern sur l’économie du changement climatique est un compte-rendu sur l’effet du changement climatique et du réchauffement global sur la planète rédigé par l’économiste Nicholas Stern pour le gouvernement du Royaume-Uni. Ce rapport de plus de 700 pages est le premier rapport financé par un gouvernement sur le réchauffement climatique mené par un économiste et non par un météorologue

fumee usines

Réalisé par un expert mandaté par le gouvernement britannique, ce  rapport  de 2006 démontre que le monde va devoir faire face à d’énormes coûts si des décisions concrètes ne sont pas prises rapidement pour lutter contre le réchauffement climatique. L’étude se concentre sur l’aspect économique du réchauffement planétaire qu’elle chiffre à un coût minimum de 5 500 milliards d’euros sur 10 ans. Si les pays tardaient à mettre en place des politiques pour lutter efficacement contre la hausse des températures, la crise pourrait être beaucoup plus grave avec un coût 5 à 20 fois supérieur, principalement à cause de l’emballement du réchauffement planétaire si l’augmentation dépasse de 2° les températures de base des années 1800, avant l’ère industrielle. Aussi, on peut considérer que le rendez-vous entre l’homme et sa planète est fixé d’ici 10 à 15 ans, date à laquelle il faut que les émissions de CO2 décroissent très significativement, sans quoi le climat pourrait s’emballer… Lire la suite

Des signes positifs pour Copenhague


Comme les récentes déclarations de l’Australie et du Japon, différents pays envoient des signaux positifs pour la conférence de Copenhague du du 7 au 18 décembre 2009 . Il s’agit désormais de concrétiser dans des déclarations politiques communes lors des prochaines réunions du Major Economies Forum (MEF) – fin mai à Paris – et de l’ONU – début Juin à Bonn.

Source  WWF-France

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Centrale électrique à charbon

L’Australie s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici à 2020 par rapport à 2000

L’Australie vient d’envoyer un signe encourageant à la communauté internationale dans ses efforts pour préparer un accord efficace sur le climat à Copenhague. En effet elle vient de s’engager à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici à 2020 par rapport à 2000 (soit quasiment la même chose par rapport à 1990) si d’autres pays font des efforts comparables. Ce chiffre des 25% d’ici à 2020 correspond au minimum de ce que recommande les scientifiques du climat pour éviter un réchauffement climatique supérieur à 2°C qui aurait des impacts désastreux. Le Japon a récemment annoncé qu’il était lui aussi prêt à un tel effort. Ces engagements, ajoutés au retour des Etats-Unis dans le jeu climatique, sont le signe d’une prise de conscience croissante des enjeux de Copenhague de la part des gouvernements des pays industrialisés.Ces nouvelles viennent s’ajouter à d’autres signaux positifs récents de la part de pays émergents. En effet, le Brésil vient de reconnaître le seuil de 2°C, comme un seuil critique de réchauffement climatique mondial à ne pas dépasser. Lire la suite