Fraises d’hiver, goût amer


D’ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler « fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d’être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d’ailleurs à peu près le goût des tomates …Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion.

La fraise espagnole : pas éthique, pas bonne, pas écologique

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Le bio ne connaît pas la crise


Les Echos du vendredi 27/2 consacrent 3 articles à l’envolée de la demande de produits « bio ». Outre les cosmétiques ou les textiles, dans l’alimentaire le bio est devenue une niche à 13 % de croissance par an,  30 % pour certains produits!

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Les produits bio sortent de leur ghetto  >> Lire l’article

A la traîne des autres Européens ces dernières années, les Français semblent décidés à rattraper leur retard. En témoigne, dans un contexte ô combien peu porteur, l’augmentation de près de 13 % constatée l’an dernier des ventes de produits alimentaires sans pesticides, ni engrais, estampillés AB ou de l’épi du label européen (1). Les explications sont multiples selon l’Agence bio qui promeut l’essor de la filière : désir de privilégier les produits respectueux de l’environnement, rejet des multiples additifs chimiques et tout simplement le goût retrouvé des aliments. On reste bien sûr dans l’ordre du phénomène de niche , mais ce qui a changé, c’est la visibilité accrue de ces produits longtemps cantonnés aux seuls marchés et circuits spécialisés. Cette fois, la grande distribution s’est emparée du sujet, multipliant les références bio, vendues sous marques nationales et surtout sous marques propres (MDD).

« Le pionnier Weleda fait face à de nouveaux concurrents » >> Lire l’article

« Biocoop défend la production locale » >> Lire l’article

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Présents dans 76 % des points de vente, les produits laitiers bio font un tabac


par Marie-Josée COUGARD, Les Echos du 31/12/08

Avec une croissance de 25 % en 2008, les yaourts bio font figure d’exception sur un marché français des yaourts, fromages blancs et autres produits laitiers ultra-frais en déclin. Le beurre bio a lui aussi bondi dans des proportions impressionnantes, avec une hausse de 26 % des volumes cette année, selon les estimations de l’Office de l’élevage. Le lait liquide bio a progressé de 9 % dans le même temps, et les fromages de plus de 6 %.

Ces scores sont d’autant plus marquants que, en 2004 et 2005, ce type de production était au bord de la crise. Beaucoup d’éleveurs s’étaient convertis au bio entre 1999 et 2002, mais la demande n’avait pas suivi. « L’ensemble de la consommation alimentaire semblait frappée d’attentisme en 2004 », rappelle Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. « Les produits laitiers bio étaient beaucoup plus chers », ajoute Luc Morelon, porte-parole de Lactalis, le numéro deux mondial du fromage. A l’époque, 40 % des produits bio étaient déclassés en produits classiques, faute d’acheteurs.
Suite (Les Echos)

Voir aussi :

Que vaut le bio des grandes surfaces ?


Le Figaro du 5 décembre 2008 à publié cet excellent article de Jean-Bernard Litzler

Les hypers sont-ils le fer de lance de la démocratisation du bio ? Ou au contraire le signe d’une dégradation de la filière ?

  • Les produits sont-ils vraiment bio ?
  • Affichent-ils les meilleurs prix ?
  • Proposent-ils un large choix ?
  • Quel goût ont-ils ?
  • La filière est-elle sans défauts ?

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Bio sans éthique = Arnaque


Communiqué de presse du 28 novembre 2008 de la FNAB – Fédération nationale de l’agriculture biologique

Contamination du soja bio à la mélamine

La contamination d’un lot de soja bio en provenance de Chine par de la mélamine est une affaire grave pour la filière biologique, qui fait écho à d’autres événements récents du même ordre. Mais cette affaire démontre également que la bio reste une filière extrêmement bien contrôlée, de plus en plus à même de repérer les fraudes et d’agir rapidement par retrait du lot d’aliment incriminé. Il ne s’agit pas d’une crise sanitaire, car les volailles et œufs bio analysés, concernés par l’aliment incriminé, ne comportent pas de traces de mélamine, selon l’AFSSA. Cette affaire ne peut que faire réfléchir les paysans bio sur une plus stricte application de leur fondamentaux, notamment en terme d’autonomie sur leur exploitation.

Le groupe coopératif Terrena a annoncé, suite à un autocontrôle, qu’un lot de soja bio importé de Chine était contaminé par de la mélamine. Le réseau FNAB soutient ses groupements adhérents de Pays de Loire et de Poitou-Charentes et réaffirme que tous les éleveurs bio touchés, aucunement responsables de ce problème, seront défendus pour qu’ils n’en subissent pas les éventuelles conséquences techniques et financières. Une intervention judiciaire n’est pas exclue si des producteurs lésés ne sont pas indemnisés.
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