C’est pas de la tarte !


14 Ingrédients pour une tarte aux pommes industrielle non bio

  • De la farine de blé ; les grains ont été enrobés d’un fongicide avant semis, les plants ont subi 2 à 6 traitements de pesticides, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges, ont reçu plusieurs engrais chimiques de synthèse, des herbicides. Pour la conservation, les grains peuvent être fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlorpyrimiphosméthyl.

    tarte_aux_pommes_ingr

    C'est bon pour la santé, ohé, tous ces produits traités, ohé...

  • Des corps gras qui ont reçu un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant.
  • Des huiles préparées avec des graines (cultivées, comme le blé) ; l’extraction se fait par des solvants ; les huiles sont ensuite raffinées par l’action de l’acide sulfurique, lavées à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160° C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles sont recolorées à la curcumine.
  • Des œufs d’élevages industriels ; les poules ont été nourries avec des granulés contenant des antioxydants, des arômes, des émulsifiants, des colorants comme la capsanthéine, des liants tels le lignosulfate, des appétants, parfois des antibiotiques. Lors de la transformation, les œufs peuvent recevoir, avant séchage, des émulsifiants, des agents actifs de surface et d’éventuelles enzymes pour en retirer le sucre.
  • Lire la suite

Plus dangereux que les OGM, les plantes mutées !


« L’industrie génétique remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir »

Article de BASTA ! par Sophie Chapelle (11 mars 2009)

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés… Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Des projets à faire frémir. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture !?

Lire la suite

André Pochon : le scandale des usines à cochons


9782268066981fsAndré Pochon est agriculteur en Bretagne et milite depuis les années 1970 pour l’agriculture paysanne Fondateur du CEDAPA, association de paysans en agriculture durable, il  propose des solutions alternatives à l’élevage intensif basées sur un élevage des vaches sur prairies (à base de trèfle blanc) et des porc sur paille. Le paradoxe : ce qui ressemble à une révolution ne fait que prôner le bon sens, le retour aux règles de base de l’agronomie, le rythme des saisons et le bien-être des animaux… »Pas d’économie sans écologie » martele Dédé Pochon. Sylvain lapoix, de Marianne.fr, lui a posé quelques questions sur son dernier ouvrage « Le scandale de l’agriculture folle », aux éditions du Rocher. André Pochon a vu se dégrader la Bretagne dans les dérives de l’agriculture porcine intensive. Pour lui, l’industrialisation de l’agriculture qui pourrait prendre fin si les lobbys phytosanitaires et les chambres d’agricultures revenaient aux méthodes paysannes.

« Le scandale des usines à cochons »

Interview d’André Pochon in Marianne.Fr – Lundi 09 Mars 2009. Lire la suite

Le film « Notre pain quotidien »


Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles pour réaliser un documentaire pour le cinéma qui interroge et implique intimement chaque spectateur. Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l’industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes.

18727102_w434_h_q80

Réponse à notre surconsommation, la productivité nous a éloigné d’une réalité humaine pour entrer dans une démesure ultra-intensive qui a rejoint les descriptions des romans d’anticipation.
Cadrages minutieusement composés, images cristallines, montage fluide construisent un film sans commentaire, sans propagande, dont les images parlent et demeurent.

Prix spécial du Jury – Festival international du film documentaire Toronto 2006

« Terrifiant panorama d’une industrie devenue folle, Notre pain quotidien nous convie à l’ultime bombance, un vrai repas de funérailles. » Télérama – Mathilde Blottière

Voir un extrait

Lire la suite

Le film : « We Feed the World « , le marché de la faim


We Feed the World est un film documentaire autrichien réalisé par Erwin Wagenhofer et sorti le 25 avril 2007. Le film a été tourné en 2005. Erwin Wagenhofer s’est inspiré du livre de Jean Ziegler, L’empire de la honte pour tourner son film.

pr_otrokDes décharges de Vienne (où l’on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la seconde ville d’Autriche) aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans brésiliens meurent de faim à côté des champs d’exportation), des serres d’Almeria en Espagne (où les tomates poussent dans de la laine de verre) au siège social de Nestlé en Suisse, We Feed the world nous confronte aux réalités de ce qu’on appelle désormais l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’aux conséquences économiques, humaines et environnementales de nos modes de consommation.

  • L’agriculture aujourd’hui : quel mode de production ?
  • Agriculture et mondialisation : une agriculture source d’inégalités et de défis
  • Agriculture et citoyenneté : le rôle du citoyen-consommateur
  • La mondialisation à travers l’exemple de la filière agro-alimentaire
  • La domination des multinationales sur l’agriculture mondiale et ses conséquences
  • La politique agricole commune européenne

Lire la suite

Des patates OGM … c’est pour l’industrie, pas pour l’alimentation proteste BASF


Le géant allemand de la chimie BASF a annoncé mercredi 9/12 qu’il ne pourra pas commercialiser en 2009 sa pomme de terre OGM EH92-5271, qu’il a baptisée Amflora, faute d’autorisation européenne.

Une bonne nouvelle mais rien n’est gagné pour 2010

Témoin des bagarres en cours à Bruxelles entre les lobbies pro-OGM et les politiques, la Commission européenne a accordé un nouveau délai à l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour rendre un avis sur un marqueur génétique, ARMG, contenu dans le féculent non plus d’ici au 15 décembre mais d’ici fin mars, explique BASF dans un communiqué. « Ce retard signifie que la mise en culture commerciale de l’Amflora ne sera pas possible en 2009 », a dénoncé Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans le texte. Il « ne peut être expliqué que par des motivations politiques de la part des commissaires européens », a-t-il ajouté. Nous l’espérons ,en effet, cela s’appelle la démocratie.

Lire la suite

Mais pourquoi l’Europe a t-elle besoin de soja OGM ?


Début Décembre 2008, l’Union Européenne a donné le feu vert à l’importation du soja transgénique « RoundUp Ready » de Monsanto. La décision a été prise sur la base d’un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Cette autorisation est valable pour dix ans, les produits l’utilisant devront l’indiquer clairement sur l’emballage. Source : article RTBF le 4/12/2008 . Au delà de la polémique OGM et des débats sur le lobbying US à Bruxelles, nous sommes en droit de nous poser des questions simples : « A quoi cela sert-il ? Pourquoi avons nous besoin d’importer du soja alors qu’il ne rentre pas du tout dans nos habitudes alimentaires? Et l’UE, après 50 ans d’un couteuse PAC – Politique Agricole Commune, n’est-elle pas auto-suffisante ? Décryptage.

Vous mangez déjà du soja OGM tous les jours, à la cantine, au resto…

Champ de soja

Dans la réalité, peu de « soja OGM » arrivera directement dans votre assiette, hormis dans les fast-food, dans certaines cantines et dans les produits « premiers prix » . En effet, les grandes marques de produits alimentaires et les centrales d’achat de la grande distribution ne méfient de la résistance des consommateurs. Les Détectives OGM(1) veillent. En revanche, vous avez de très fortes chances d’en consommer à votre insu dans votre steak, vos lardons, votre cuisse de poulet ou votre yaourt . Car selon Greenpeace, 80% des OGM importés dans l’Union européenne servent à nourrir le bétail, sous forme de tourteaux consommés par les animaux des élevages intensifs. La faute au déficit protéique de l’agriculture européenne, Messieurs-Dames. L’UE est obligé d’importer 70 % de sa consommation de protéïnes végétales, faute d’en produire localement !

50 ans de PAC n’ont aps apporté la souveraineté alimentaire de l’Europe

Lire la suite