Comment calculer le prix d’une abeille ? d’un paysage ? d’une eau potable ?


Les écosystèmes rendent de nombreux services dits « services écologiques » ou « services écosystémiques » qu’on classe parfois comme bien commun et/ou bien public. Ce sont des processus naturels utiles et souvent nécessaires aux populations humaines sans qu’elles aient à agir pour les obtenir . Par exemple la production de l’oxygène de l’air par les végétaux, la production de plancton qui nourrit les poissons que nous pêchons, l’épuration naturelle des eaux par les sols, l’activité des pollinisateurs des cultures, les organismes qui produisent et entretiennent l’humus, le stockage naturel de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol. Sans oublier la beauté des paysages et des milieux de vie que nous offre la Nature.

Très attendu, le rapport français sur la valeur économique de la biodiversité

« L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes « , le rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) a été présenté mercredi 29 avril 2009  par M. Bernard Chevassus-au-Louis, président de la commission de travail, aux ministres Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, en présence de M. Pavan Sukhdev, coordinateur de la TEEB (The Economy of Ecosystem and Biodiversity, parfois appelé le « rapport Stern de la biodiversité ».

  • reservcesnaturelles2Quel bilan dresser des connaissances scientifiques sur le thème de la monétarisation des services rendus par les écosystèmes et de la valeur de la biodiversité ?
  • Quels sont les enjeux socio-économiques de la diversité biologique en France, y compris dans les départements et collectivités d’Outre-mer ?
  • Quel cahier des charges pour d’éventuelles recherches ultérieures ?
  • Quelles seraient les premières valeurs de référence pour la prise en compte de la biodiversité, qui pourront être utilisées notamment dans les études socio-économiques relatives aux projets d’infrastructures ? Lire la suite
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Le blé : chronique d’une mort annoncée


Le blé est la céréale la plus consommée par les hommes à travers le monde, et ses variétés sont innombrables. Mais cette richesse biologique est menacée par les firmes agroalimentaires qui d’ores et déjà contrôlent les semences. Un film de Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto), 52 minutes – 2007

Le blé est consommé sur les cinq continents ; il y occupe 20 % des terres cultivées et constitue la nourriture de base pour un homme sur trois. Son histoire est intimement liée à celle des hommes.

Ceux-ci ont commencé à le cultiver il y a des dizaines de milliers d’années dans les steppes du Moyen-Orient. Au fil de leurs migrations, à travers l’Asie, l’Europe et l’Égypte, ils l’ont transporté et adapté à des environnements très différents ; si bien que le blé a développé une extraordinaire diversité et compte jusqu’à 200 000 variétés.

La préservation des variétés autochtones est un enjeu majeur de notre siècle

Madoc-348-b1942is cette richesse biologique est aujourd’hui menacée par les pratiques de l’agriculture industrielle. Au cours des cinquante dernières années, des milliers de variétés de blé ont disparu et les champs se sont uniformisés. À terme, cette évolution pourrait être très dangereuse : si une épidémie venait à toucher une espèce de blé devenue hégémonique dans le monde, c’est la sécurité alimentaire de la planète qui serait mise en péril. Mais ici ou là, face à la puissance des multinationales qui veulent tout placer sous leur emprise, des paysans commencent à protester et à organiser leur résistance. Dans leur intérêt et celui de l’humanité.

Le formidable documentaire de Marie-Monique Robin a été diffusé sur Arte , il sera en 2009 disponible dans un coffret DVD assemblant la trilogie « Le blé : chronique d’une mort annoncée » , « Le monde selon Monsanto » et « Argentine le soja de la faim » .
Dans l’attente, contentez vous des deux extraits suivants :

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Plus dangereux que les OGM, les plantes mutées !


« L’industrie génétique remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir »

Article de BASTA ! par Sophie Chapelle (11 mars 2009)

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés… Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Des projets à faire frémir. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture !?

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Les sols français menacés par l’érosion, les pollutions et le bétonnage


Un quart des sols en France sont affectés par l’érosion s’inquiétent les experts qui dénoncent également le bétonnage du territoire et la pollution d’origine agricole ou industrielle, alors que l’Europe peine à accoucher d’une directive sur la protection des sols.

L’érosion est « une des menaces les plus importantes » pour la qualité des sols

L’érosion entraîne une « perte irréversible », selon Dominique Arrouays, directeur de l’unité Infosol à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). En effet, la vitesse de formation des sols est très lente en France – environ 100 kilos de terre par hectare et par an, et « si on en perd plus, ce n’est pas durable », a-t-il expliqué lors d’une réunion organisée par l’Association des journalistes de l’environnement (AJE). Actuellement, environ 25% des sols français sont menacés d’érosion, particulièrement les grandes plaines limoneuses du nord de la France, mais « on n’a pas de suivi de la quantité de sol perdue chaque année au niveau du territoire français », a-t-il regretté.

60.000 hectares disparaissent sous le béton chaque année en France

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Vittel – Quand la multinationale crée une agence Bio


Des agriculteurs qui renoncent au dieu Maïs et aux engrais et qui passent en agriculture bio, des voies ferrés déserbées à l’eau chaude , des rapaces et des coccinelles réintroduits dans le cadre de la lutte biologique. Au bout de vingt ans, pari tenu : la teneur en nitrate des eaux est tombée de 8 à 4,6 mg/l, mais aussi des dizaines d’exploitations agricoles qui ont survécues,  des paysages préservés. Bienvenue dans la verte vallée du Vair (2) !
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La zone de captage de Vittel et Contrex

Une des plus importantes opérations de « remise en état » de terres agricoles dégradées par l’agriculture intensive se déroule en Lorraine depuis 20 ans. Si elle a été pilotée par la recherche agronomique française, ce n’est pas l’Etat ni l’Union Européenne qui la finance, mais le groupe agro-alimentaire Nestlé. Il s’agit en effet de préserver la qualité des eaux minérales Vittel et Contrex en protégeant les sources des risques de pollution des sols en surface,  notamment celle induite par l’agriculture (pesticides, engrais, antibiotiques).

Nestlé Waters applique des mesures rigoureuses de protection des ressources en eau. La protection des ressources s’étend à l’ensemble de la zone de captage, l’impluvium  qui couvre 10 000 hectares pour les sources Vittel et Contrex .

« Un pacte Ecoleau à Vittel » (article de Lise Barnéoud, Liberation Strasbourg, 9/2/2009)

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Un formidable documentaire : « Un monde pas tout à fait mortel »


Un jour, Isabelle Jéhannin a mis sa caméra sur l’épaule et elle est partie sur le terrain pour filmer le quotidien de l’emploi des pesticides. Sans parti pris, elle interviewe différents acteurs : agriculteurs et arboriculteurs, scientifiques, médecin de campagne, victimes…Chacun raconte son histoire en confiance, exprime ses doutes.

Elle en a tiré ce documentaire « Un monde pas tout à fait mortel » , en grande partie filmé dans sa région, la Meuse, où elle réside en milieu rural. Ecoutez la :

«J’avais envie que le plus grand nombre de gens sachent réellement ce que sont ces produits, pour ne pas qu’un jour on dise « On ne savait pas ».»

Sur le site dédié au film qui commercialise le DVD au prix de 15 euros, vous y trouverez aussi les dates et lieux des projections publiques. Et sur Terre-TV, vous lirez un interview d’Isabelle Jehannin et vous pouvez voir le film en entier.

Agriculture et pesticides : quand le doute s’installe

Ce film pose 4 questions :

  • Le principe de précaution s’applique-t-il aussi à l’agriculture ?
  • Les firmes peuvent-elles continuer à mettre sur le marché des produits phytosanitaires sans contrôle indépendant ?
  • Les pouvoirs publics jouent-ils suffisamment leur rôle pour la protection de la santé des citoyens?
  • A-t-on envie de vivre  dans « un monde pas tout à fait mortel » ?

Pourquoi ce titre ?

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Les vidéos du colloque international « Biodiversité et agricultures »


L’INRA a organisé à Montpellier les 4 et 5 novembre 2008 une conférence internationale, « Biodiversité et Agricultures : défis d’aujourd’hui, recherche de demain pour une agriculture durable »,destinée à un public de décideurs européens et de la société civile.

(Actualisation d’un article publié le 5 Novembre 2008)Biodiversite & Agricultures

Cette conférence s’est déroulée les 4 et 5 novembre 2008 au Corum de Montpellier dans le cadre de la Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne (juillet-décembre 2008). Elle était patronnée par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Agriculture et de la Pêche. L’Inra a coordonné l’événement, dont le contenu a été défini par un comité scientifique international présidé par Robert Barbault.

Le colloque visait à illustrer l’importance stratégique des recherches sur les interactions entre agriculture et biodiversité. Ces recherches en plein essor doivent permettre de préciser les liens entre la crise de la biodiversité et les activités agricoles, pour aider à définir des règles d’une meilleure préservation, mais aussi les moyens de la valorisation de la biodiversité, au cœur de stratégies agricoles performantes et respectueuses de l’environnement.

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