C’est pas de la tarte !


14 Ingrédients pour une tarte aux pommes industrielle non bio

  • De la farine de blé ; les grains ont été enrobés d’un fongicide avant semis, les plants ont subi 2 à 6 traitements de pesticides, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges, ont reçu plusieurs engrais chimiques de synthèse, des herbicides. Pour la conservation, les grains peuvent être fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlorpyrimiphosméthyl.

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    C'est bon pour la santé, ohé, tous ces produits traités, ohé...

  • Des corps gras qui ont reçu un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant.
  • Des huiles préparées avec des graines (cultivées, comme le blé) ; l’extraction se fait par des solvants ; les huiles sont ensuite raffinées par l’action de l’acide sulfurique, lavées à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160° C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles sont recolorées à la curcumine.
  • Des œufs d’élevages industriels ; les poules ont été nourries avec des granulés contenant des antioxydants, des arômes, des émulsifiants, des colorants comme la capsanthéine, des liants tels le lignosulfate, des appétants, parfois des antibiotiques. Lors de la transformation, les œufs peuvent recevoir, avant séchage, des émulsifiants, des agents actifs de surface et d’éventuelles enzymes pour en retirer le sucre.
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« La Bio en questions» ou 25 bonnes raisons de devenir bio consom’acteur


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L’association « Bio Consom’acteurs » entend informer et sensibiliser les citoyens grâce à la publication de guides pratiques et engagés.  Le premier Guide, « la bio en questions » ou « 25 bonnes raisons de devenir « bio consom’acteur » vient de paraître. Ce guide répond de façon concrète et ludique à toutes nos interrogations sur la Bio. C‘est quoi la Bio ? Est-ce que ces produits sont correctement contrôlés ? Comportent-ils un risque pour la santé ? Sont-ils plus chers ? Suffit-il de manger bio pour manger bien ?

Le livret de 16 pages illustrées, gratuit, est distribué dans les magasins bio, inséré dans certains magazines et disponible auprès des correspondants locaux de la FNAB  ou de l’association. Il est bien  sûr disponible en ligne.

Extrait de la postface de Christian Vélot – Docteur en Biologie
« Lors de mes nombreuses conférences grand public sur les OGM, une question revient de façon récurrente : « Nous, citoyens, que pouvons-nous faire à notre échelle ? ». Face aux OGM, aux pesticides, aux engrais chimiques et autres merveilles de l’agriculture intensive, c’est souvent le sentiment d’impuissance qui prédomine, l’impression d’être totalement démuni face à une machine infernale qui place le respect de l’environnement et la santé publique à la remorque des intérêts financiers de l’agro-industrie. Et pourtant, comme le disait très justement Coluche : « Il suffirait que les gens n’en veuillent pas pour que ça ne se vende pas ». Non, nous ne sommes pas démunis et notre levier d’action ne se résume pas à glisser un bulletin dans l’urne tous les cinq ou six ans. Chacun d’entre nous a un pouvoir immense, au quotidien : celui qui consiste à décider de ce que nous consommons. C’est en passant du rôle de consommateur à celui de consom’acteur que nous pouvons renverser la vapeur. … A condition néanmoins d’être suffisamment informé pour ne pas être trompé sur la marchandise. C’est la mission que se donne ce livret. Il constitue un fantastique outil pour soutenir et promouvoir l’agriculture biologique, et pour que continue ainsi à se développer la résistance face à tous ceux qui, au nom des profits à court terme, sont prêts à sacrifier la santé des consommateurs et à hypothéquer les générations futures.
Christian Vélot

La bio n’est pas du luxe, il y va de notre survie

Le bio ne connaît pas la crise


Les Echos du vendredi 27/2 consacrent 3 articles à l’envolée de la demande de produits « bio ». Outre les cosmétiques ou les textiles, dans l’alimentaire le bio est devenue une niche à 13 % de croissance par an,  30 % pour certains produits!

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Les produits bio sortent de leur ghetto  >> Lire l’article

A la traîne des autres Européens ces dernières années, les Français semblent décidés à rattraper leur retard. En témoigne, dans un contexte ô combien peu porteur, l’augmentation de près de 13 % constatée l’an dernier des ventes de produits alimentaires sans pesticides, ni engrais, estampillés AB ou de l’épi du label européen (1). Les explications sont multiples selon l’Agence bio qui promeut l’essor de la filière : désir de privilégier les produits respectueux de l’environnement, rejet des multiples additifs chimiques et tout simplement le goût retrouvé des aliments. On reste bien sûr dans l’ordre du phénomène de niche , mais ce qui a changé, c’est la visibilité accrue de ces produits longtemps cantonnés aux seuls marchés et circuits spécialisés. Cette fois, la grande distribution s’est emparée du sujet, multipliant les références bio, vendues sous marques nationales et surtout sous marques propres (MDD).

« Le pionnier Weleda fait face à de nouveaux concurrents » >> Lire l’article

« Biocoop défend la production locale » >> Lire l’article

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Présents dans 76 % des points de vente, les produits laitiers bio font un tabac


par Marie-Josée COUGARD, Les Echos du 31/12/08

Avec une croissance de 25 % en 2008, les yaourts bio font figure d’exception sur un marché français des yaourts, fromages blancs et autres produits laitiers ultra-frais en déclin. Le beurre bio a lui aussi bondi dans des proportions impressionnantes, avec une hausse de 26 % des volumes cette année, selon les estimations de l’Office de l’élevage. Le lait liquide bio a progressé de 9 % dans le même temps, et les fromages de plus de 6 %.

Ces scores sont d’autant plus marquants que, en 2004 et 2005, ce type de production était au bord de la crise. Beaucoup d’éleveurs s’étaient convertis au bio entre 1999 et 2002, mais la demande n’avait pas suivi. « L’ensemble de la consommation alimentaire semblait frappée d’attentisme en 2004 », rappelle Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio. « Les produits laitiers bio étaient beaucoup plus chers », ajoute Luc Morelon, porte-parole de Lactalis, le numéro deux mondial du fromage. A l’époque, 40 % des produits bio étaient déclassés en produits classiques, faute d’acheteurs.
Suite (Les Echos)

Voir aussi :

24 heures dans la vie d’une poule !


Un reportage choc de MarcelGreen, qui a infiltré une équipe de reporters dans une ferme bio de Normandie

On a beau lire ou entendre des choses, s’intéresser de très près à l’alimentation écologique, pour comprendre comment fonctionne une ferme bio, rien de tel que d’aller dans une ferme bio! Marcel Green a choisi la ferme de Mr et Mme Duhoux, lieu dit « Les Mares » à Condé sur Huisne dans l’Orne. Pour vous rassurer…

>> La suite du reportage ici

Voir aussi :

A chaque saison , ses fruits et ses légumes


Selon la Fondation Nicolas Hulot, “un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement.” Aurions-nous perdu notre bon sens ? Réapprenons les saisons. Pour le plaisir du palais, pour notre équilibre et la santé de notre planète….

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Pour plusieurs raisons, il est préférable de consommer des fruits et légumes de saison, par rapport à notre lieu d’habitation :

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Marc Veyrat lance un restaurant rapide, populaire, indigène..et bio !


Qui a dit que le fast-food n’était pas bon pour la santé ? Le célèbre chef Marc Veyrat a décidé de prouver le contraire, en lançant un restaurant rapide bio à Annecy. Le principe est de proposer des plats de la région issus de l’agriculture biologique.

Dans le paysage de la haute cuisine française, le chef au chapeau noir occupe une place particulière : c’est lui qui a popularisé l’idée de « manger la nature ». Son nouvel établissement, baptisé « Cozna Vera », qui est à la fois un restaurant, un traiteur et une épicerie. Il est en effet possible de consommer sur place, d’acheter à emporter ou de faire ses courses en achetant des plats dans des bocaux. «Un jour, je me suis dit : Et merde. Et si nous étions capables de faire un fast-food avec des produits identitaires, des produits avec lesquels on ne triche pas ?». Et hop, il a ouvert à Annecy-le-Vieux son premier fast-food bio, juxtaposant le salon de thé-pâtisserie de sa fille Carine. Lire la suite