Le MEF ferme ses portes à Paris. Les négociations sur le climat se poursuivent à Bonn du 1 au 12 Juin


Alors que le Forum des économies Majeures (MEF) s’est terminé hier à Paris, les négociations de l’ONU vont entrer dans une nouvelle phase lundi 1er juin prochain, à Bonn (Allemagne). Pour la première fois les pays auront face à eux un vrai texte de négociation préparé par le Secrétariat de l’ONU, base de l’accord de Copenhague.

Le MEF a rassemblé pendant deux jours les ministres de l’environnement des 17 pays les plus pollueurs de la planète pour la deuxième fois cette année. A l’ordre du jour devaient être discutés les sujets les moins consensuels dans les négociations de l’ONU sur le climat : le soutien financier des pays industrialisés pour aider ceux en développement à faire face au défi climatique et les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. «Pour de nombreux participants, comme le Ministre allemand, il n’y a eu que très peu d’avancées lors de ce Major Economies Forum», regrette Damien Demailly, chargé du programme énergie-Climat au WWF-France. Lire la suite

Des signes positifs pour Copenhague


Comme les récentes déclarations de l’Australie et du Japon, différents pays envoient des signaux positifs pour la conférence de Copenhague du du 7 au 18 décembre 2009 . Il s’agit désormais de concrétiser dans des déclarations politiques communes lors des prochaines réunions du Major Economies Forum (MEF) – fin mai à Paris – et de l’ONU – début Juin à Bonn.

Source  WWF-France

365px-Kohlekraftwerk_Mehrum_Schornstein

Centrale électrique à charbon

L’Australie s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici à 2020 par rapport à 2000

L’Australie vient d’envoyer un signe encourageant à la communauté internationale dans ses efforts pour préparer un accord efficace sur le climat à Copenhague. En effet elle vient de s’engager à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici à 2020 par rapport à 2000 (soit quasiment la même chose par rapport à 1990) si d’autres pays font des efforts comparables. Ce chiffre des 25% d’ici à 2020 correspond au minimum de ce que recommande les scientifiques du climat pour éviter un réchauffement climatique supérieur à 2°C qui aurait des impacts désastreux. Le Japon a récemment annoncé qu’il était lui aussi prêt à un tel effort. Ces engagements, ajoutés au retour des Etats-Unis dans le jeu climatique, sont le signe d’une prise de conscience croissante des enjeux de Copenhague de la part des gouvernements des pays industrialisés.Ces nouvelles viennent s’ajouter à d’autres signaux positifs récents de la part de pays émergents. En effet, le Brésil vient de reconnaître le seuil de 2°C, comme un seuil critique de réchauffement climatique mondial à ne pas dépasser. Lire la suite