Camouflet pour Monsanto à Bruxelles


Sur 27 pays de l’UE , 22 ont refusé de forcer l’Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs MON 810 de Monsanto, désavouant la Commission européenne. Une bonne nouvelle pour la France et la Grèce, deux pays également récalcitrants à la culture de ce maïs, et dont la position doit aussi être examinée au niveau européen ce printemps. Un désaveu cinglant pour la Commission Européenne et l’EFSA. José Baroso désavoué devra t-il partir ?

europe-sans-ogmLes autorités autrichienne et hongroise avaient récemment apporté de nouvelles preuves scientifiques qui justifient leurs moratoires nationaux et prouvent que le MON810 – le seul OGM actuellement cultivé en UE – a très vraisemblablement des effets négatifs sur l’environnement.

22 ministres de l’Environnement sur les 27 pays de  l’UE ont rejeté lundi 2 Mars la proposition de la Commission européenne qui visait à forcer les Etats membres d’accepter les cultures d’OGM sur leurs territoires. La Hongrie peut maintenir son moratoire sur le maïs transgénique MON810 de Monsanto et l’Autriche ceux sur le MON810 et le T25 de Bayer. Qui plus est, le scrutin est sans ambiguïté, alors qu’on l’annonçait plutôt serré : lors du vote à Bruxelles, seuls cinq Etats membres – le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède et l’Estonie – se sont prononcés ce lundi en faveur de la levée des interdictions hongroise et autrichienne.

Pour José Manuel Barroso, qui s’était personnellement impliqué dans le dossier, le vote sonne comme un désaveu personnel, alors même qu’il est candidat à un nouveau mandat à la tête de la Commission européenne. « La Commission européenne et son président, M. Barosso, seront-t-ils un jour capables de comprendre le refus des Etats membres de cultiver ces semences mal évaluées ? Ces innombrables et répétées tentatives de passage en force sont inacceptables ! » s’indigne Rachel Dujardin, porte-parole de GreenPeace France

Premières réactions

Lire la suite

Avec Greenpeace, soutenez l’interdiction du maïs MON810


De nombreuses études scientifiques ont démontré l’impact négatif des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur l’environnement, c’est pourquoi quatre pays européens – l’Autriche, la Hongrie, la France et la Grèce – ont décidé d’interdire la culture du maïs MON810 sur leur territoire. Ce maïs est le seul OGM autorisé à la culture commerciale en Europe, Pourtant, la Commission européenne, suivant un agenda très favorable aux OGM, tente de forcer ces États membres à lever leurs interdictions nationales. Le 2 Mars, 22 pays sur les 27 pays de l’UE ont refusé de lever les moratoires instaurés par l’Autriche et par la Hongrie.

C’est maintenant aux ministres de l’Agriculture de l’Union européenne de statuer le 23 Mars sur le droit de la France et de la Grèce à protéger leur biodiversité, leur agriculture et la santé de leurs citoyens du danger que représente ce maïs génétiquement modifié. L’avenir des interdictions autrichienne et hongroise dépend du vote des Ministres de l’Environnement du conseil du 2 mars, tandis que le sort des clauses de sauvegarde de la France et de la Grèce sera décidé ultérieurement.

Dix pays clés tiennent entre leurs mains le destin de ces interdictions : l’Allemagne, la République Tchèque, la Roumanie, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Estonie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Belgique.

Merci d’écrire aux ambassades de ces pays pour leur demander de soutenir le droit de la Grèce et de la France à conserver un environnement et une agriculture sans OGM.

Depuis la fin des années 90, l’Europe a autorisé la mise en culture et l’importation de nombreux OGM alors que leurs risques potentiels ne sont pas évalués que les opinions publiques leur sont massivement opposées.

Lire la suite

Des patates OGM … c’est pour l’industrie, pas pour l’alimentation proteste BASF


Le géant allemand de la chimie BASF a annoncé mercredi 9/12 qu’il ne pourra pas commercialiser en 2009 sa pomme de terre OGM EH92-5271, qu’il a baptisée Amflora, faute d’autorisation européenne.

Une bonne nouvelle mais rien n’est gagné pour 2010

Témoin des bagarres en cours à Bruxelles entre les lobbies pro-OGM et les politiques, la Commission européenne a accordé un nouveau délai à l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour rendre un avis sur un marqueur génétique, ARMG, contenu dans le féculent non plus d’ici au 15 décembre mais d’ici fin mars, explique BASF dans un communiqué. « Ce retard signifie que la mise en culture commerciale de l’Amflora ne sera pas possible en 2009 », a dénoncé Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans le texte. Il « ne peut être expliqué que par des motivations politiques de la part des commissaires européens », a-t-il ajouté. Nous l’espérons ,en effet, cela s’appelle la démocratie.

Lire la suite

Mais pourquoi l’Europe a t-elle besoin de soja OGM ?


Début Décembre 2008, l’Union Européenne a donné le feu vert à l’importation du soja transgénique « RoundUp Ready » de Monsanto. La décision a été prise sur la base d’un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Cette autorisation est valable pour dix ans, les produits l’utilisant devront l’indiquer clairement sur l’emballage. Source : article RTBF le 4/12/2008 . Au delà de la polémique OGM et des débats sur le lobbying US à Bruxelles, nous sommes en droit de nous poser des questions simples : « A quoi cela sert-il ? Pourquoi avons nous besoin d’importer du soja alors qu’il ne rentre pas du tout dans nos habitudes alimentaires? Et l’UE, après 50 ans d’un couteuse PAC – Politique Agricole Commune, n’est-elle pas auto-suffisante ? Décryptage.

Vous mangez déjà du soja OGM tous les jours, à la cantine, au resto…

Champ de soja

Dans la réalité, peu de « soja OGM » arrivera directement dans votre assiette, hormis dans les fast-food, dans certaines cantines et dans les produits « premiers prix » . En effet, les grandes marques de produits alimentaires et les centrales d’achat de la grande distribution ne méfient de la résistance des consommateurs. Les Détectives OGM(1) veillent. En revanche, vous avez de très fortes chances d’en consommer à votre insu dans votre steak, vos lardons, votre cuisse de poulet ou votre yaourt . Car selon Greenpeace, 80% des OGM importés dans l’Union européenne servent à nourrir le bétail, sous forme de tourteaux consommés par les animaux des élevages intensifs. La faute au déficit protéique de l’agriculture européenne, Messieurs-Dames. L’UE est obligé d’importer 70 % de sa consommation de protéïnes végétales, faute d’en produire localement !

50 ans de PAC n’ont aps apporté la souveraineté alimentaire de l’Europe

Lire la suite

Agissez pour une Europe sans OGM


La nuit dernière, Greenpeace a projeté devant la Tour Eiffel un message géant: «Protégez notre avenir, non aux OGM». Greenpeace espère que les autorités françaises et européennes s’activeront lors de la prochaine réunion du conseil européen de l’Environnement pour améliorer les procédures d’évaluation des OGM au niveau européen, et ce, avant la fin de la Présidence française. Il ne reste que quelques jours jusqu’au vote du conseil européen de l’Environnement qui sera déterminant pour la politique des OGM en Europe ! Faites entendre votre voix en signant la pétition en ligne.

«La mauvaise volonté de la Commission européenne, la timidité des gouvernements et leurs désaccords empêchent pour l’instant toute avancée significative pour éviter que des OGM mal testés soient mis sur le marché ou cultivés en Europe. Il ne reste plus qu’une réunion des représentants permanents à Bruxelles vendredi 28 novembre pour améliorer le projet soumis au Conseil des Ministres du 4 décembre», alerte Greenpeace dans son communiqué.

>> Lire l’intégralité du communiqué de Greenpeace

Lire la suite

Le maïs OGM Mon810, c’est pas bon pour la reproduction, quoiqu’en pense l’EFSA


Encore une mauvaise nouvelle..pour la firme agro-chimique Monsanto. Au terme d’une sérieuse étude, des scientifiques autrichiens découvrent des modifications des organes et une baisse de la fertilité de souris nourris avec du maïs transgénique issu du croisement de MON 810 et NK 603, qui est autorisé à l’alimentation humaine et animale en Europe.

mais_380Le 11 novembre 2008, les résultats d’une l’étude de nourrissage avec des produits OGM étaient présentés dans les locaux de l’Agence autrichienne pour la Santé et la Sécurité Alimentaire. Jens Karg, qui suit la campagne OGM pour GLOBAL 2000 (Amis de la Terre Autriche) sonne l’alarme : « Bien que l’Agence Européenne pour la Sécurité Alimentaire ait toujours donné un bon point au maïs MON810 quant à son innocuité, cette étude autrichienne de nourrissage montre que ce maïs est dangereux. Les résultats démontrent des effets négatifs sur la fertilité et des modifications des organes. Ceux qui nous parlent encore de sécurité sont prêts à prendre le risque d’un Tchernobyl génétique. »

Ce mois de novembre est crucial pour protéger l’Europe d’une ‘invasion’ des OGM. Le 4 décembre prochain, les ministres de l’Environnement de l’Union Européenne vont prendre une décision fondamentale : faciliter l’autorisation des OGM en Union Européenne ou réviser sérieusement le système d’évaluation et d’autorisation pour protéger l’Europe des OGM. Agissez pour une Europe sans OGM avec Greenpeace.

Lire la suite

Monsanto retoqué : le RoundUp n’est pas biodégradable


Ancien emballage du RoundUp pour les jardiniers

Ancien emballage du Round-Up pour les jardiniers

Le combat d’Eaux et Rivières de Bretagne est couronné de succès. La cour d’appel de Lyon a confirmé le verdict du tribunal de première instance condamnant la firme agro-alimentaire pour publicité mensongère à propos de son désherbant vedette, le Roundup. Ce jugement marquera t-il un tournant sur la prise de conscience des dégâts affligés par les pesticides à l’environnement et à la santé publique ?

Déja condamné pour publicité mensongère en janvier 2007 mais ayant fait appel, l’agrochimiste Monsanto vient de voir ce jugement confirmé par la cour d’appel de Lyon. Non mais ! Deux dirigeants de la firme sont condamné à verser 15 000 euros d’amende. La cour a ainsi confirmé le jugement de première instance et suivi l’avocat général, qui le 1er octobre, avait estimé qu’il n’était pas nécessaire d’augmenter le montant de l’amende infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l’encontre de l’ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône). L’ancien dirigeant est condamné pour avoir notamment présenté l’herbicide comme « biodégradable » et laissant « le sol propre ».
Lire la suite