Plan d’action « Agriculture et biodiversité »


Paris -22 Mai 2009 – La Stratégie nationale pour la biodiversité, réactualisée, a été présentée au Conseil des ministres du 20 mai par Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno. Le plan d’action « Agriculture et biodiversité » en fait partie. Michel Barnier a rendu public le 22 mai ce plan enrichi à la lumière des conclusions du Grenelle de l’environnement, des Assises de l’agriculture et du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC). Les enjeux du changement climatique et de la préservation des continuités écologiques en sont un point fort.

Renforcement de la « Stratégie nationale pour la biodiversité »

Stratégie nationale pour la biodiversité - 2009-2010 - Michel Barnier renforce le plan d'action « agriculture »

Stratégie nationale pour la biodiversité - 2009-2010 - Michel Barnier renforce le plan d'action « agriculture »

A l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et Chantal JOUANNO, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie rappellent l’engagement fort de la France pour relever le défi majeur posé à l’humanité : la perte de la biodiversité. Mme Jouanno a présenté le 20 mai dernier, lors d’une communication en Conseil des ministres, les 10 plans d’action sectoriels prévus dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité. « La Stratégie nationale pour la biodiversité intègre désormais les mesures du Grenelle Environnement. Elle rassemble les actions devant permettre d’enrayer l’érosion de la biodiversité d’ici 2010, objectif partagé avec les autres pays de l’Union européenne. Tous les acteurs concernés doivent dès à présent se mobiliser pour intégrer la biodiversité dans l’ensemble des politiques publiques et des acteurs d’activités » déclarent Jean-Louis BORLOO et Chantal JOUANNO. Lire la suite

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La Bretagne décide de rompre avec le modèle productiviste


Avec le plan Objectifs Terres 2020 annoncé en février par Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, l’agriculture française change enfin de cap. Depuis 2008, en Bretagne, le département des Côtes d’Armor a pris de l’avance  : le financement public de l’agriculture est réservé aux petits exploitants engagés dans une démarchebasta de développement durable. Outre l’action remarquable du CEDAPA d’André Pochon, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture et le Conseil Général qui s’enage vers une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement.  Un bonus sera même accordé à ceux qui passent en bio. Bravo les bretons !

Article de Basta ! par Raphaël Baldos le 9 mars 2009

2867417806_65b11cba6c_o Une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement est-elle possible ? Le conseil général des Côtes d’Armor en a fait le pari. Il a adopté, il y a un an, de nouvelles orientations stratégiques qui donnent la priorité à l’agriculture bio et durable, aux labels de qualité et aux petites exploitations. Et qui excluent le soutien aux cultures OGM. « Nous considérons que le modèle agricole breton (productivisme au détriment de l’environnement) est dépassé », explique Hervé Tanguy, directeur de l’agriculture et du développement durable au conseil général. « Pour affronter la concurrence internationale, il faut améliorer la qualité des produits, encourager l’innovation et diversifier les productions. »

Ces nouvelles orientations font suite à un travail de réflexion et de concertation entamé en 2006. Une centaine de personnes issues de syndicats agricoles, de coopératives, de lycées agricoles, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du monde associatif ont été auditionnées par la Commission de l’agriculture et du développement durable. Lire la suite

« Objectif terres 2020 » : le déclin du modèle agricole productiviste officialisé


Nous l’avions rêvé, Michel Barnier l’a fait ! Cette fois-ci, plus de doute, l’agricul­ture française change de cap. Le plan « Objectif Terres 2020 » veut promouvoir un « nouveau modèle agricole français » fondé sur le développement durable avec pour objectif de « produire plus et produire mieux ». Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, il s’accompagne d’un redéploiement d’une partie des aides de la PAC, qui  devrait bénéficier entre autres aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne, à l’apiculture.…bref à la biodiversité  en milieu rural.

Michel Barnier avait déjà lancé en 2008  les plans d’action « EcoPhyto2018 », « AgroBio 2012«  visant à réorienter l’agriculture française vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique, et  à la mettre en phase avec les attentes des consommateurs . Présenté à Daumeray (Maine-et-Loire), par Michel Barnier et Nicolas Sarkozy à la veille du Salon international de l’agriculture,  le plan  « Objectif Terres 2020 » comporte 60 mesures « qui doivent permettre à l’agriculture de s’adapter aux nouveaux défis de l’environnement.» Il est construit à partir des réflexions menées dans le Grenelle de l’environnement, des assises de la forêt et de celles de l’agriculture et autour de démarches innovantes, écologiquement durables et productives.


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L’enseignement agricole se met au vert !


Les établissements d’enseignement agricole devront désormais inclure l’agriculture biologique dans tous leurs référentiels de formation.. C’est une des mesures du plan d’action « Agriculture biologique : horizon 2012 » qui vise à développer l’agriculture biologique, pour combler le retard français. En effet, l’agriculture nationale ne peut répondre à la demande des consommateurs qui croit de 9,5 % par an depuis 1999.

Le 8 Octobre 2008, lors des « Assises nationales de la Bio », Michel Barnier, ministre français de l’Agriculture , a confirmé que renforcer et développer l’agriculture biologique sont pour lui une priorité, et aussi un axe important de la politique gouvernementale en faveur de l’environnement. Outre des mesures d’incitation à la conversion d’agriculteurs « chimiques » vers l’agriculture bio et au développement de l’alimentation « bio » dans la restauration collective, le plan « Agriculture biologique : horizon 2012 » comprend les actions en direction de enseignement et la formation des futurs agriculteurs. L’idée est de profiter du renouvellement des générations pour refonder une agriculture durable et développer l’agriculture biologique.

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EcoPhyto 2018 : la France inverse la vapeur sur l’usage des pesticides


Comme on le sait désormais, la France est le plus gros utilisateur de pesticides en Europe et le second du monde derrière les USA. Revers de cette médaille : pollution des eaux, déclin des abeilles, déclin de la biodiversité, fruits, légumes et vins contaminés, maladies…

keepthoseflowerspurty.jpgLes pesticides appelés également produits phytosanitaires, produits phytopharmaceutiques, agropharmaceutiques, ou produits de traitement, sont des poisons destinés à tuer les herbes (herbicides), les insectes (insecticides), à lutter contre les maladies (fongicides) ou se débarrasser de divers animaux jugés nuisibles (souricides, raticides, nématicides…).

Rapellons que l’usage immodéré des pesticides par l’agriculture (mais aussi par la SNCF, les jardiniers, les gestionnaires d’espaces verts, de voie de communication)…posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale : cancer, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques, ou encore système immunitaire affaibli.
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ÉCOPHYTO 2018 : un plan pour réduire de moitié l’usage des pesticides

A la suite du Grenelle de l’environnement, le ministère de l’Agriculture s’était engagé à réduire de moitié en dix ans la quantité d’insecticides et d’herbicides utilisés dans l’Hexagone. Le ministre Michel Barnier a présenté son plan phare de lutte contre les pesticides, lors du Conseil des ministres du 10/09/2008. Lire la suite