José Manuel Barroso n’a pas senti le vent tourner


À quelques mois de la fin de son mandat, la Commission de José Manuel Barroso s’est vue décerner, par un groupe de dix ONG, une note globale de 4,4 sur 10 pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années. Il faut dire que le sympathique José-Manuel ne joue pas dans le même camp que notre José national…et que le succès des Verts aux dernières élections rend plus difficile sa candidature à sa propre succession.

4,4 sur 10 !

José Manuel Barroso - Président de la Commission européenne

C’est l’évaluation donnée par un groupe de dix ONG environnementales (Green 10) qui représente l’union des dix plus grandes organisations environnementales européennes, à la Commission de José Manuel Barroso pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années. À quelques mois de la fin de son mandat, le constat se veut sévère ! Le groupe d’associations qui regroupe notamment Greenpeace, le WWF, Bird Life ou le Climate Action Network, a noté l’action de la Commission Barroso, entrée en fonction en novembre 2004, dans douze domaines allant de la lutte contre le changement climatique, à la santé, en passant par les transports, l’agriculture, la transparence ou encore la biodiversité.

Un partisan zélé des OGM

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Plan d’action « Agriculture et biodiversité »


Paris -22 Mai 2009 – La Stratégie nationale pour la biodiversité, réactualisée, a été présentée au Conseil des ministres du 20 mai par Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno. Le plan d’action « Agriculture et biodiversité » en fait partie. Michel Barnier a rendu public le 22 mai ce plan enrichi à la lumière des conclusions du Grenelle de l’environnement, des Assises de l’agriculture et du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC). Les enjeux du changement climatique et de la préservation des continuités écologiques en sont un point fort.

Renforcement de la « Stratégie nationale pour la biodiversité »

Stratégie nationale pour la biodiversité - 2009-2010 - Michel Barnier renforce le plan d'action « agriculture »

Stratégie nationale pour la biodiversité - 2009-2010 - Michel Barnier renforce le plan d'action « agriculture »

A l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et Chantal JOUANNO, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie rappellent l’engagement fort de la France pour relever le défi majeur posé à l’humanité : la perte de la biodiversité. Mme Jouanno a présenté le 20 mai dernier, lors d’une communication en Conseil des ministres, les 10 plans d’action sectoriels prévus dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité. « La Stratégie nationale pour la biodiversité intègre désormais les mesures du Grenelle Environnement. Elle rassemble les actions devant permettre d’enrayer l’érosion de la biodiversité d’ici 2010, objectif partagé avec les autres pays de l’Union européenne. Tous les acteurs concernés doivent dès à présent se mobiliser pour intégrer la biodiversité dans l’ensemble des politiques publiques et des acteurs d’activités » déclarent Jean-Louis BORLOO et Chantal JOUANNO. Lire la suite

50 questions sur la biodiversité dans les zones rurales


Le site « Sciences et Décision »(1) propose un très intéressant document « La biodiversité dans les zones rurales ». Rédigé sous forme de FAQ- Foire aux Questions, le site apporte des réponses aux questions sur le déclin ou la préservation de la biodiversité dans nos campagnes. Sont abordés en particulier le rôle de l’agriculture ou encore celui des aides agricoles. Chaque réponse est accompagnée de références scientifiques. Un excellent travail.

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Le mot biodiversité désigne la diversité de toutes les formes du vivant. Le paysage est l’échelle à laquelle la biodiversité est la plus directement perceptible par les non-spécialistes. Les paysages des zones agricoles sont avant tout le fruit de l’activité humaine. Ils ont changé au cours de l’histoire en suivant l’évolution de la société. A chaque époque, la composition de la faune et de la flore a reflété cette évolution.

  • Quel est aujourd’hui l’impact des activités humaines sur la biodiversité dans les zones agricoles ?
  • Est-il identique pour les différents types d’agriculture ?
  • Les orientations de la politique agricole commune de l’Union européenne ont-elles un effet sur la biodiversité ?
  • Quelles sont les actions possibles au niveau local pour préserver les paysages et la biodiversité ?

Sommaire

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La Bretagne décide de rompre avec le modèle productiviste


Avec le plan Objectifs Terres 2020 annoncé en février par Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, l’agriculture française change enfin de cap. Depuis 2008, en Bretagne, le département des Côtes d’Armor a pris de l’avance  : le financement public de l’agriculture est réservé aux petits exploitants engagés dans une démarchebasta de développement durable. Outre l’action remarquable du CEDAPA d’André Pochon, c’est maintenant la Chambre d’Agriculture et le Conseil Général qui s’enage vers une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement.  Un bonus sera même accordé à ceux qui passent en bio. Bravo les bretons !

Article de Basta ! par Raphaël Baldos le 9 mars 2009

2867417806_65b11cba6c_o Une agriculture solidaire et respectueuse de l’environnement est-elle possible ? Le conseil général des Côtes d’Armor en a fait le pari. Il a adopté, il y a un an, de nouvelles orientations stratégiques qui donnent la priorité à l’agriculture bio et durable, aux labels de qualité et aux petites exploitations. Et qui excluent le soutien aux cultures OGM. « Nous considérons que le modèle agricole breton (productivisme au détriment de l’environnement) est dépassé », explique Hervé Tanguy, directeur de l’agriculture et du développement durable au conseil général. « Pour affronter la concurrence internationale, il faut améliorer la qualité des produits, encourager l’innovation et diversifier les productions. »

Ces nouvelles orientations font suite à un travail de réflexion et de concertation entamé en 2006. Une centaine de personnes issues de syndicats agricoles, de coopératives, de lycées agricoles, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et du monde associatif ont été auditionnées par la Commission de l’agriculture et du développement durable. Lire la suite

Agriculture et biodiversité


Cet  article de synthèse de Gilles KLEITZ , responsable Stratégie nationale pour la biodiversité au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, date de 2005. En 2009, suite au Grenelle de l’Environnement, le Ministre de l’Agriculture annonce enfin un redéploiement des aides publiques et de la PAC  vers des systèmes plus respectueux de l’environnement. Il est plus que temps.

La biodiversité des territoires agricoles, pastoraux et ruraux

copie-de-dscn0720Le domaine rural, où s’exercent notamment les activités agricoles et pastorales, couvre plus de la moitié du territoire français. On y trouve non seulement l’ensemble des habitats et des espèces du territoire, y compris celles inscrites dans les livres rouges (listes des espèces rares ou menacées), mais également le patrimoine vivant des espèces, variétés, et races cultivées ou élevées, sélectionnées au cours de l’histoire. Le monde rural joue ainsi un rôle de premier plan dans l’évolution de la diversité du monde vivant sur le territoire français. De façon pratique, les liens entre activité agricole et biodiversité se comprennent à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation, et du territoire. Ils intègrent les dimensions biologiques et agronomiques, sociales et techniques, et les rapports à l’économie et aux marchés. Lire la suite

André Pochon : le scandale des usines à cochons


9782268066981fsAndré Pochon est agriculteur en Bretagne et milite depuis les années 1970 pour l’agriculture paysanne Fondateur du CEDAPA, association de paysans en agriculture durable, il  propose des solutions alternatives à l’élevage intensif basées sur un élevage des vaches sur prairies (à base de trèfle blanc) et des porc sur paille. Le paradoxe : ce qui ressemble à une révolution ne fait que prôner le bon sens, le retour aux règles de base de l’agronomie, le rythme des saisons et le bien-être des animaux… »Pas d’économie sans écologie » martele Dédé Pochon. Sylvain lapoix, de Marianne.fr, lui a posé quelques questions sur son dernier ouvrage « Le scandale de l’agriculture folle », aux éditions du Rocher. André Pochon a vu se dégrader la Bretagne dans les dérives de l’agriculture porcine intensive. Pour lui, l’industrialisation de l’agriculture qui pourrait prendre fin si les lobbys phytosanitaires et les chambres d’agricultures revenaient aux méthodes paysannes.

« Le scandale des usines à cochons »

Interview d’André Pochon in Marianne.Fr – Lundi 09 Mars 2009. Lire la suite

Un Trophée de l’agriculture durable pour un militant de la Conf’


Benoît Biteau a remporté le premier Trophée de l’agriculture durable, à Paris  «Si je n’avais pas 40 ans, si je n’avais pas un peu bourlingué, si je n’étais pas têtu et si je n’avais pas voulu valoriser mes expériences professionnelles précédentes, je n’aurais jamais reçu cette distinction. » Il a donc fallu la conjonction de beaucoup de « si » et une sacrée dose d’obstination pour que Benoît Biteau soit récompensé. Les banquiers qui n’ont pas été séduits par le projet d’installation de Benoît Biteau, voire qui l’ont dissuadé, s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui.

Sud-Ouest, David Briand, le 6 Mars 2009

L’agriculteur est, en effet, devenu le premier lauréat des Trophées de l’agriculture durable, décernés lors du dernier Salon de l’agriculture. Après la sélection (par région) d’une dizaine de dossiers, un jury national – présidé par Erik Orsenna – a donc reconnu les efforts accomplis par celui qui est à la tête de son exploitation depuis deux ans seulement. Et c’est en arborant, sur le revers de sa veste, son badge de la Confédération paysanne qu’il a reçu son trophée des mains de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture.

Le ministre interpellé

Une tribune rêvée afin d’interpeller le ministre sur des sujets qui lui tiennent à coeur, comme l’installation, la PAC ou l’eau. « Une question fondamentale pour le bassin versant de la Seudre que nous partageons avec les ostréiculteurs de Marennes-Oléron. » Avec, en ligne de mire, la culture du maïs dont il est un adversaire résolu. « Aux problèmes de disponibilité de l’eau douce l’été, s’ajoutent des impératifs qualitatifs. Le maïs est source de rejets de pesticides qui, en bout de course, peuvent toucher les coquillages, qui sont des filtres. » Ces paroles non consensuelles ont visiblement séduit le ministre puisqu’il l’a revu en tête à tête cette fois, trois jours plus tard. « Je l’ai trouvé courageux et audacieux », confie Benoît Biteau. « Nous partageons les mêmes convictions. Sauf qu’il est obligé de trouver des compromis avec les lobbies que sont les grands céréaliers et les irrigants. »

>> Lire la suite (Sud Ouest)

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