Le film : « We Feed the World « , le marché de la faim


We Feed the World est un film documentaire autrichien réalisé par Erwin Wagenhofer et sorti le 25 avril 2007. Le film a été tourné en 2005. Erwin Wagenhofer s’est inspiré du livre de Jean Ziegler, L’empire de la honte pour tourner son film.

pr_otrokDes décharges de Vienne (où l’on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la seconde ville d’Autriche) aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans brésiliens meurent de faim à côté des champs d’exportation), des serres d’Almeria en Espagne (où les tomates poussent dans de la laine de verre) au siège social de Nestlé en Suisse, We Feed the world nous confronte aux réalités de ce qu’on appelle désormais l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’aux conséquences économiques, humaines et environnementales de nos modes de consommation.

  • L’agriculture aujourd’hui : quel mode de production ?
  • Agriculture et mondialisation : une agriculture source d’inégalités et de défis
  • Agriculture et citoyenneté : le rôle du citoyen-consommateur
  • La mondialisation à travers l’exemple de la filière agro-alimentaire
  • La domination des multinationales sur l’agriculture mondiale et ses conséquences
  • La politique agricole commune européenne

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Réorientation des aides à l’agriculture pour une PAC préventive, juste et durable


Toucher aux revenus des céréaliers (environ 47 000 euros par an en moyenne), pour en redistribuer une partie aux éleveurs, qui gagnent seulement 10 600 euros. Alors que ses prédécesseurs avaient botté en touche, Michel Barnier a décidé que le pas serait franchi dès 2010, en anticipation du réaménagement de la politique agricole commune (PAC) prévu en 2013. Ce rééquilibrage bénéficiera aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne.
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Génisse de race Montbéliarde

4 objectifs : emploi, agriculture durable, élevage à l’herbe, gestion des risques

Michel Barnier a présenté, le 23 février devant le Conseil d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) les modalités de mise en oeuvre du bilan de santé de la Pac qui s’appliqueront à partir de 2010. « Nous voulons, avec le bilan de santé, que la Pac soit juste, durable, préventive. Au total plus équilibrée et plus légitime », a indiqué le ministre. Avec le plan »Objectif Terres  » annoncé une semaine avant, c’est l’aboutissement concret des engagements oris par l’interprofession et les pouvoirs publics lors du Grenelle de l’Environnement. Au total, 1,4 milliard d’euros d’aides directes seront redistribuées dont 940 millions aux éleveurs bovins et ovins sous forme d’aide à la production d’herbe. Enfin, le bio n’a pas été oublié avec 60 millions et 40 millions sont débloqués pour soutenir la culture de protéines végétales comme la luzerne.

18 % des aides directes de la PAC, soit 1, 4 Md d’euros,  seront redéployés sur 4 axes :

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« Objectif terres 2020 » : le déclin du modèle agricole productiviste officialisé


Nous l’avions rêvé, Michel Barnier l’a fait ! Cette fois-ci, plus de doute, l’agricul­ture française change de cap. Le plan « Objectif Terres 2020 » veut promouvoir un « nouveau modèle agricole français » fondé sur le développement durable avec pour objectif de « produire plus et produire mieux ». Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, il s’accompagne d’un redéploiement d’une partie des aides de la PAC, qui  devrait bénéficier entre autres aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne, à l’apiculture.…bref à la biodiversité  en milieu rural.

Michel Barnier avait déjà lancé en 2008  les plans d’action « EcoPhyto2018 », « AgroBio 2012«  visant à réorienter l’agriculture française vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique, et  à la mettre en phase avec les attentes des consommateurs . Présenté à Daumeray (Maine-et-Loire), par Michel Barnier et Nicolas Sarkozy à la veille du Salon international de l’agriculture,  le plan  « Objectif Terres 2020 » comporte 60 mesures « qui doivent permettre à l’agriculture de s’adapter aux nouveaux défis de l’environnement.» Il est construit à partir des réflexions menées dans le Grenelle de l’environnement, des assises de la forêt et de celles de l’agriculture et autour de démarches innovantes, écologiquement durables et productives.


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Malin! Soutenir l’installation des agriculteurs bio


En ces périodes de turbulences boursières, de scandales financiers et de frilosité des banques, ne faut-il pas revenir aux valeurs essentielles. Terres de liens et ses partenaires de la filière Bio lance un appel public à l’épargne, pour soutenir l’installation et le développement de producteurs bio.

La production bio ne couvre pas les besoins du marché français

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Les produits sans pesticides ni engrais de synthèse représentent 2 % du chiffre d’affaires global du secteur. Ils bénéficient cependant d’une croissance à faire rêver n’importe quel investisseur : 9,5 % par an depuis 1999 pendant que l’ensemble du marché alimentaire progressait de 3,6 %. Et plus de quatre Français sur dix déclarent consommer des produits bio (dont la grande majorité au moins une fois par mois) . Face à cet essor continu de la consommation de produits bio, la France manque drastiquement de producteurs : agriculteurs, éleveurs, maraichers… Le Bio ne représentait que 12 000 exploitations en 2007, 557 133 ha, soit 2 % de la surface agricole. Aussi le Grenelle de l’environnement a prévu de passer à 20 % de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2012 et 6 % de la surface agricole utile en agriculture biologique d’ici 2010.

Importer les produits est une hérésie pour une nation agricole comme la notre…et ce n’est pas très écologique camarade. Et puis, comme l’INRA vient de le souligner avec force, l’agriculture durable ou biologique favorise la biodiversité, maintient l’équilibre des paysages et lutte contre la désertifcation des campagnes françaises. Alors ?

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Mais pourquoi l’Europe a t-elle besoin de soja OGM ?


Début Décembre 2008, l’Union Européenne a donné le feu vert à l’importation du soja transgénique « RoundUp Ready » de Monsanto. La décision a été prise sur la base d’un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Cette autorisation est valable pour dix ans, les produits l’utilisant devront l’indiquer clairement sur l’emballage. Source : article RTBF le 4/12/2008 . Au delà de la polémique OGM et des débats sur le lobbying US à Bruxelles, nous sommes en droit de nous poser des questions simples : « A quoi cela sert-il ? Pourquoi avons nous besoin d’importer du soja alors qu’il ne rentre pas du tout dans nos habitudes alimentaires? Et l’UE, après 50 ans d’un couteuse PAC – Politique Agricole Commune, n’est-elle pas auto-suffisante ? Décryptage.

Vous mangez déjà du soja OGM tous les jours, à la cantine, au resto…

Champ de soja

Dans la réalité, peu de « soja OGM » arrivera directement dans votre assiette, hormis dans les fast-food, dans certaines cantines et dans les produits « premiers prix » . En effet, les grandes marques de produits alimentaires et les centrales d’achat de la grande distribution ne méfient de la résistance des consommateurs. Les Détectives OGM(1) veillent. En revanche, vous avez de très fortes chances d’en consommer à votre insu dans votre steak, vos lardons, votre cuisse de poulet ou votre yaourt . Car selon Greenpeace, 80% des OGM importés dans l’Union européenne servent à nourrir le bétail, sous forme de tourteaux consommés par les animaux des élevages intensifs. La faute au déficit protéique de l’agriculture européenne, Messieurs-Dames. L’UE est obligé d’importer 70 % de sa consommation de protéïnes végétales, faute d’en produire localement !

50 ans de PAC n’ont aps apporté la souveraineté alimentaire de l’Europe

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EcoPhyto 2018 : la France inverse la vapeur sur l’usage des pesticides


Comme on le sait désormais, la France est le plus gros utilisateur de pesticides en Europe et le second du monde derrière les USA. Revers de cette médaille : pollution des eaux, déclin des abeilles, déclin de la biodiversité, fruits, légumes et vins contaminés, maladies…

keepthoseflowerspurty.jpgLes pesticides appelés également produits phytosanitaires, produits phytopharmaceutiques, agropharmaceutiques, ou produits de traitement, sont des poisons destinés à tuer les herbes (herbicides), les insectes (insecticides), à lutter contre les maladies (fongicides) ou se débarrasser de divers animaux jugés nuisibles (souricides, raticides, nématicides…).

Rapellons que l’usage immodéré des pesticides par l’agriculture (mais aussi par la SNCF, les jardiniers, les gestionnaires d’espaces verts, de voie de communication)…posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale : cancer, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques, ou encore système immunitaire affaibli.
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ÉCOPHYTO 2018 : un plan pour réduire de moitié l’usage des pesticides

A la suite du Grenelle de l’environnement, le ministère de l’Agriculture s’était engagé à réduire de moitié en dix ans la quantité d’insecticides et d’herbicides utilisés dans l’Hexagone. Le ministre Michel Barnier a présenté son plan phare de lutte contre les pesticides, lors du Conseil des ministres du 10/09/2008. Lire la suite