Mieux que les arracheurs volontaires : l’Amarante


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La vedette, l’Amarante réfléchie. De plus en plus de cas de plantes résistantes au RoundUp sont détectées en USA, en Argentine, en Australie depuis le début des années 2000's, dans des champs de coton et de soja OGM.

Après leurs déboires l’Afrique du Sud avec 80 000 hectares de maïs OGM  stérile(1), les apprentis-sorciers de Monsanto sont confrontés aux USA  à un phénomène qui pourrait ruiner la belle industrie de manière plus radicale que les faucheurs volontaires ou les politiques européens : les plantes résistantes au Round’Up ! En effet, la nature est ainsi faite que tous les êtres vivants s’adaptent en permanence à leur milieu. Il suffit donc d’une mutation génétique pour que l’espèce résistante devienne « super-envahissante ». C’est ce qui ce passe aux USA : la dissémination accélérée de l’Amarante réfléchie dissuade les agriculteurs de planter des semences Monsanto !

Selon Futura Science, 5 000 hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’Amarante, une plante à la fois indésirable et envahissant (2)…

On constat de plus en plus de plantes résistantes au glyphosate, la matière active de l’herbicide RoundUp de Monsanto

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Un site Internet dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer


Les invasions biologiques sont l’une des principales menaces pour la biodiversité d’outre-mer et constituent un défi croissant dans ces territoires. Au total, sur les 100 espèces figurant parmi les plus envahissantes au monde, 49 sont présentes dans les collectivités françaises d’outre-mer. La prévention, la sensibilisation et la lutte contre ce phénomène imposent une mobilisation à l’échelle de l’ensemble des collectivités.

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Dans le cadre de son initiative spécifique menée depuis 2005 sur cet enjeu, le Comité français de l’UICN lance un site Internet entièrement dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer. Ce site rassemble des informations réunies grâce à un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources et l’appui de 12 coordinateurs locaux. Ce nouvel outil permet l’accès à de nombreuses informations scientifiques, techniques et juridiques sur ces espèces et sur les stratégies pour mieux les gérer. Lire la suite

Plus de 1500 espèces envahissantes en Europe


Vous ne les voyez pas, et pourtant elles sont là, parmi nous. Elles colonisent à toute allure de nouveaux territoires, dont elles font disparaitre les autochtones car elles accaparent les ressources naturelles ou diffusent de redoutables maladies exotiques dont elles sont porteurs sains. L’homme, qui les a souvent importé lui-même en Europe sans s’en rendre compte, ne peut pas grand chose pour les arrêter. Ce sont les espèces exotiques envahissantes.
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La jussie est une plante aquatique ( Onagracée). Originaire des Amériques et d''Australie, elle est utilisée dans les aquariums d'eau douce. Introduite en Europe, elle a progressivement colonisé les plans d'eau.

Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes

Le nombre d’introductions d’espèces exotiques explose dans tous les milieux à travers le monde et ce phénomène inquiète aujourd’hui les gestionnaires et les écologues car il s’ajoute aux contraintes multiples que subit déjà la Nature. Ces espèces invasives ne sont pas des martiens laissés par des Objets volants non identifiés (OVNI), mais des espèces biologiques (comme plantes, animaux, champignons et bactéries) qui propagent hors de leur milieu naturel passé ou présent de distribution et qui menacent la biodiversité dans des nouveaux endroits.

Une espèce envahissante ou espèce invasive est un organisme qui a été introduit intentionnellement ou accidentellement dans une région située en dehors de son aire de répartition naturelle et qui s’est tellement reproduite qu’elle a remplacé certaines espèces originales. Les cas d’espèces envahissantes responsables de modifications notables dans les écosystèmes sont nombreux. Ils sont d’autant plus nombreux et aigus que le commerce et les transports se mondialisent. Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes qui ont ainsi l’occasion de s’implanter sur de nouveaux territoires : rats, chats et lapins ont ainsi colonisé le monde entier. La plupart des espèces introduites dans un nouvel environnement n’y sont pas adaptées : elles ne peuvent pas y survivre et disparaissent plus ou moins rapidement. Mais il en est quelques unes qui y trouvent des conditions qui leur conviennent, sans prédateurs ni compétiteurs, et qui y prolifèrent. Que ces espèces aient été volontairement ou accidentellement introduites, elles ont souvent au cours de leur expansion un impact écologique et économique négatif. Ces introductions constituent un des principaux mécanismes de disparition d’espèces et de déstabilisation des écosystèmes. Lire la suite

« Journée internationale de la diversité biologique » le 22 Mai


Organisée comme chaque année par La Vague Verte (CDB), la « Journée internationale de la diversité biologique » ou JIB  a pour objectif  de sensibiliser et de faciliter la compréhension sur les questions de la biodiversité. En 2009, la JIB  sera dédiée en aux espèces exotiques envahissantes et à leurs impacts négatifs pour la biodiversité, la santé ou l’économie. Plus de 1500 aliens ont déjà été identifiés par les chercheurs en Europe.
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La grenouille taureau, originaire de Floride, un vorace carnassier

Le nombre d’introductions d’espèces exotiques explose dans tous les milieux à travers le monde et ce phénomène inquiète aujourd’hui les gestionnaires et les écologues car il s’ajoute aux contraintes multiples que subit déjà la Nature. Ces espèces invasives ne sont pas des martiens laissés par des Objets volants non identifiés (OVNI), mais des espèces biologiques (comme plantes, animaux, champignons et bactéries) qui propagent hors de leur milieu naturel passé ou présent de distribution et qui menacent la biodiversité dans des nouveaux endroits.

Les experts considèrent les espèces exotiques envahissantes comme l’une des principales causes de la perte mondiale de biodiversité.

D’après la Liste rouge de l’UICN, les espèces introduites envahissantes constituent la 3ème menace pesant sur les espèces à l’échelle mondiale. Lire la suite

Un pot de chrysanthème sur la tombe d’un puceron


Le puceron du chrysanthème

Le puceron du chrysanthème

De nombreuses plantes, champignons ou bactéries sont utilisés comme insecticides, en particulier en agriculture. Ces produits d’origine naturelle sont intéressants à bien des titres (pas de résidus, action souvent sélective…), mais ils doivent être utilisés dans le respect de l’environnement.

La pyréthrine est un insecticide naturel extrait de la fleur d’un chrysanthème, cultivé et récolté au Kenya. Elle est très efficace dans le traitement de la cochenille, des pucerons, des chenilles et de nombreux autres insectes.

Cette substance est très peu toxique chez les humains et autres animaux à sang chaud, ce qui permet de l’utiliser dans les maisons. Elle possède le grand avantage de se dégrader très rapidement une fois épandue, sous l’action de la lumière. La connaissance de la Pyréthrine a permis la synthèse de substances voisines, les pyréthroïdes, possédant les mêmes caractéristiques de faible toxicité pour l’homme et de faible rémanence, qui sont largement utilisées comme insecticides (ex : perméthrines).  Ses principes actifs sont par ailleurs utilisés en médecine, par exemple dans le traitement des poux.

Il existe beaucoup d’autres insecticides naturels, parmi lesquels on peut citer :

  • la roténone, extraite à partir de racines de plantes légumineuses. Elle est utilisée pour lutter contre les chenilles, vers, acariens et pucerons ;
  • les purins d’orties, de consoude, de fougères… qui sont bien connus des jardiniers bio.

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Plus dangereux que les OGM, les plantes mutées !


« L’industrie génétique remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir »

Article de BASTA ! par Sophie Chapelle (11 mars 2009)

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés… Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Des projets à faire frémir. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture !?

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« Le Titanic apicole », un DVD de Kokopelli


Le film documentaire « Le Titanic agricole », est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Prenons conscience de la “Terreur Pesticide”: l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère. Réalisé par Dominique Guillet et d’Ananda Guillet, ce DVD de 2h15, est disponible à la vente sur le site de Kokopelli.

Alors que selon l’Inra (l’Institut national de la recherche agronomique), 35 % de la production agricole mondiale (en poids) dépend des insectes pollinisateurs, les Abeilles transhument vers le néant. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”. Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc.

La survie de plus de 80 % des espèces végétales dépendent de la pollinisation par les insectes.

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Mais quelle est donc cette fleur ?


Voici une liste de quelques sites qui méritent d’être visités par les les passionnés ou les curieux de botanique. Identifier une plante, récupérer des photos pour un exposé, ou tout simplement admirer la nature….

Photoflora

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Benoit BOCK, gestionnaire de Photoflora, vient d’effectuer la mise en ligne annuelle des photos réalisées au cours de l’année achevée. La base de données de Photoflora s’enrichit de 16000 photos supplémentaires. Elle atteint aujourd’hui plus de 72000 photos de plantes de France mais aussi d’Espagne, du Portugal, des Canaries, d’Italie et du Maroc (ces dernières réalisées au cours d’une mission en partenariat avec l’ECWP).
L’accès se fait soit directement à partir de Photoflora (à partir des noms latins exclusivement) soit à partir de l’onglet « illustrations » de la base de Tela Botanica e-Flore mais ne concerne dans ce cas que les taxons présents dans e-flore. Par contre, e-Flore permet aussi de rechercher à partir des noms communs.
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Zéro mauvaise herbe dans les champs : adieu miel et papillons !


Pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Et avec elles des dizaines d’insectes pollinisateurs qui ont un rôle crucial sur la fécondation de nombreuses plantes ou arbres. Outre les effets des insecticides déversés à tonneaux par les agriculteurs, les scientifiques soulignent les impacts de la révolution agricole qui a eu lieu en Europe depuis 1960 . Faisons le point sur la place laissée par l’homme aux « fleurs des champs » : elle a régressée de 67 % en 30 ans.

Les fleurs des champs ou des arbres sont le garde-manger des insectes butineurs

Mais qu’il soit un papillon ou une abeille, que vient-il récolter dans la fleur ? Les plantes nectarifères secrètent au niveau leur fleur un nectar, substance qui possède un pouvoir d’attraction sur les insectes ou certains oiseaux (oiseaux-mouches). Les plantes pollinifères, elles, produisent du pollen. Certaines espèces de plantes ne produisent que du nectar (par exemple la luzerne) ; d’autres par contre ne produisent que du pollen (le coquelicot). Enfin, de nombreuses espèces végétales sont à la fois nectarifères et pollinifères (l’érable). Enfin, on appelle plantes mellifères celles qui produisent des substances récoltées par les abeilles domestiques pour être transformées en miel. Beaucoup de plantes sont mellifères, mais seulement une partie peut être butinée par les abeilles domestiques du fait de leur morphologie (encombrement du corps, longueur de trompe…). Nombreuses de ces plantes consommées par les insectes pollinisateurs sont considérées comme « mauvaises herbes » des champs et des jardins (3), et traqués comme telles.

Les insectes sont responsables de 80 % de la fécondation des plantes à fleur, dont 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !

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La revue « Nature et Progrès » depuis 25 ans à la pointe de l’agrobiologie


Nature & Progrès, c’est depuis 1964 une association de pionniers du bio, regroupant paysans, producteurs et consommacteurs. C’est aussi un magazine bimensuel, qui fait le point sur l’actualité de l’agriculture et de l’alimentation bio.

"Ces trésors de plantes"  n° 69 septembre - octobre 2008 Reportages, interviews, dossiers sensibles (OGM, nucléaire,incinération…), bio-construction, et des nouvelles brèves sur l’agriculture, le monde rural, le jardinage, l’alimentation et la distribution en font un précieux outil d’information sur le monde de l’agrobiologie. Ce magazine se veut engagé dans une réflexion globale sur la mondialisation, le commerce équitable, la décroissance. Enfin grâce aux rubriques courrier, calendrier des foires, colloques, il est un carrefour important de communication autant que d’information. Tiré à 5 000 exemplaires, il est principalement diffusé par abonnement, ainsi que par un système de dépôt-vente

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