Lancement du concours des prairies fleuries en faveur de la biodiversité


Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au salon international de l’Agriculture. Le concours récompensera les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Cette manifestation vise à promouvoir une démarche agri-environnementale simple et appropriable par tous : observer la présence de fleurs facilement reconnaissables.A la différence des jachères fleuries (1), qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage.

Le principe des prairies fleuries est la base d’une nouvelle mesure agri-environnementale du Plan de Développement Rural Hexagonal, actuellement mise en oeuvre dans certains Parcs ou sites Natura 2000 en France.

 

La Prairie fleurie (ou « pré fleuri ») est le nom donné à un milieu ou paysage (naturel ou artificiel) de type prairial, mais particulièrement riche en fleurs, qu'on cherche parfois à reproduire pour des raisons écologiques ou décoratives sous forme de « bandes fleuries ».

 

Une initiative à la croisée des chemins entre agriculture, préservation des prairies naturelles et qualité des produits des territoires.

Lire la suite

Film – Herbe contre Maïs, les vaches arbitrent … ou la PAC ?


herbe_banner1

Heureuse coïncidence, le film « Herbe » sort sur les écrans la veille de l’annonce par le Président de la République et le Ministre de l’Agriculture d’un plan de soutien des productions herbagères et de l’élevage ovin et bovin.

Rencontrons des éleveurs bretons : un élevage moderne qui ressemble de plus en plus à une « usine à lait », des fermes  dont les vaches vont se nourrir « a l’ancienne » dans des prairies de qualité. A votre avis, qui s’en sort le mieux , en terme de revenu ?

herbe_christian_400

>> Plus d’infos et la liste des salles

>> Le groupe Facebook pour les djeuns

Courrez voir ce film. Un seul regret : j’ai vu plus de vaches Holstein ou Frisonnes que de Normandes ou Tachetées de l’Est, et aucune vache de la race bretonne.

Avec le modèle productiviste le paysan est perdant

Lire la suite

Vittel – Quand la multinationale crée une agence Bio


Des agriculteurs qui renoncent au dieu Maïs et aux engrais et qui passent en agriculture bio, des voies ferrés déserbées à l’eau chaude , des rapaces et des coccinelles réintroduits dans le cadre de la lutte biologique. Au bout de vingt ans, pari tenu : la teneur en nitrate des eaux est tombée de 8 à 4,6 mg/l, mais aussi des dizaines d’exploitations agricoles qui ont survécues,  des paysages préservés. Bienvenue dans la verte vallée du Vair (2) !
aut_nw_vittel_captage_dev_durable_hd-1

La zone de captage de Vittel et Contrex

Une des plus importantes opérations de « remise en état » de terres agricoles dégradées par l’agriculture intensive se déroule en Lorraine depuis 20 ans. Si elle a été pilotée par la recherche agronomique française, ce n’est pas l’Etat ni l’Union Européenne qui la finance, mais le groupe agro-alimentaire Nestlé. Il s’agit en effet de préserver la qualité des eaux minérales Vittel et Contrex en protégeant les sources des risques de pollution des sols en surface,  notamment celle induite par l’agriculture (pesticides, engrais, antibiotiques).

Nestlé Waters applique des mesures rigoureuses de protection des ressources en eau. La protection des ressources s’étend à l’ensemble de la zone de captage, l’impluvium  qui couvre 10 000 hectares pour les sources Vittel et Contrex .

« Un pacte Ecoleau à Vittel » (article de Lise Barnéoud, Liberation Strasbourg, 9/2/2009)

Lire la suite

Zéro mauvaise herbe dans les champs : adieu miel et papillons !


Pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Et avec elles des dizaines d’insectes pollinisateurs qui ont un rôle crucial sur la fécondation de nombreuses plantes ou arbres. Outre les effets des insecticides déversés à tonneaux par les agriculteurs, les scientifiques soulignent les impacts de la révolution agricole qui a eu lieu en Europe depuis 1960 . Faisons le point sur la place laissée par l’homme aux « fleurs des champs » : elle a régressée de 67 % en 30 ans.

Les fleurs des champs ou des arbres sont le garde-manger des insectes butineurs

Mais qu’il soit un papillon ou une abeille, que vient-il récolter dans la fleur ? Les plantes nectarifères secrètent au niveau leur fleur un nectar, substance qui possède un pouvoir d’attraction sur les insectes ou certains oiseaux (oiseaux-mouches). Les plantes pollinifères, elles, produisent du pollen. Certaines espèces de plantes ne produisent que du nectar (par exemple la luzerne) ; d’autres par contre ne produisent que du pollen (le coquelicot). Enfin, de nombreuses espèces végétales sont à la fois nectarifères et pollinifères (l’érable). Enfin, on appelle plantes mellifères celles qui produisent des substances récoltées par les abeilles domestiques pour être transformées en miel. Beaucoup de plantes sont mellifères, mais seulement une partie peut être butinée par les abeilles domestiques du fait de leur morphologie (encombrement du corps, longueur de trompe…). Nombreuses de ces plantes consommées par les insectes pollinisateurs sont considérées comme « mauvaises herbes » des champs et des jardins (3), et traqués comme telles.

Les insectes sont responsables de 80 % de la fécondation des plantes à fleur, dont 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !

Lire la suite