La « Disparition » : la liste rouge des espèces menacées


La Liste rouge de l’UICN constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. Elle s’appuie sur une série de critères précis pour évaluer le risque d’extinction de milliers d’espèces et de sous-espèces. Ces critères s’appliquent à toutes les espèces et à toutes les parties du monde.

Tous les quatre ans, le bilan laconique de l’érosion de la biodiversité sauvage

envir-uicn-listerouge-resumeespecesmenaceesLa Liste Rouge de l’UICN des Espèces Menacées classe les espèces en fonction de leur risque d’extinction. C’est une base de données en ligne qui permet de faire des recherches et comprend le statut mondial de 45 000 espèces, avec des informations à l’appui. Elle a essentiellement pour but de déterminer quelles espèces ont le plus besoin de mesures de conservation, de documenter leur situation et de fournir un indice de l’état de la biodiversité.  Les grands bilans de la Liste Rouge de l’UICN sont préparés tous les quatre ans. Les éditions précédentes ont été publiées en 1996, 2000, 2004 et 2008.

Qu’est-ce que la Liste rouge ?

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Ecologie urbaine : un concept appliqué à la lettre dans le Bliesgau


Avec ses aires urbaines, le Bliesgau est la réserve de biosphère avec la plus grande densité de population au monde.Le concept d’écologie urbaine est fondamental pour le Bliesgau, zone protégée allemande ajoutée au Réseau mondial de réserves de biosphère de l’UNESCO qui en compte 522.  Le Bliesgau n’est pas le premier site du Réseau qui intègre en son sein des aires urbaines, mais il est le seul où la densité de la population atteint 310 habitants par km2. Mais pour les responsables du projet de préservation du Bliesgau, les composantes économique et sociale du développement durable sont tout aussi importantes que ses aspects écologiques.

par Jens Lubbadeh,  in « Le Courrier de l’UNESCO » Juin 2009

Au coeur de l’Europe de l’Ouest, la Sarre est le « Midi » de l’Allemagne

bliesgau03_250.jpgPetite mais impressionnante, telle pourrait être la devise de la Sarre, le plus petit Land allemand, hormis les villes-États d’Hambourg, de Berlin et de Brême. Quelque peu isolée au sud-ouest du pays, elle donne l’impression d’être une petite annexe de la grande Allemagne. Cernée en grande partie par le vaste Land de Rhénanie-Palatinat, elle a une frontière commune avec la France au sud et taquine du museau le Luxembourg à l’ouest.  C’est également l’un des coins les plus chauds de l’Allemagne. Rien d’étonnant donc à ce que la Sarre soit peuplée depuis des milliers d’années, comme en témoignent les traces laissées par ses premiers habitants. Le Gollenstein, un menhir vieux de 4 000 ans, atteste la présence humaine dans la région dès l’âge de pierre. Plus tard, ce sont les Romains qui se plurent en Sarre, Jules César ayant conquis ce territoire alors qu’il était peuplé par des Celtes. Ce sont également les Romains qui introduisirent la vigne dans la région, marquant le début d’une longue tradition qui allait perdurer jusque dans la première moitié du 20e siècle dans la vallée de la Blies.

43 % du territoire du Bliesgau est en zone protégée

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L’UNESCO désigne 22 nouvelles réserves de biosphère dans 17 pays


26 mai 2009 – L’UNESCO a désigné 22 nouvelles réserves de biosphère qui viennent s’ajouter au réseau mondial qui en compte désormais 553 dans 107 pays. La décision a été prise par le Conseil international de coordination du Programme L’Homme et la biosphère (MAB-CIC) lors de sa 21e session qui se tient du 25 au 29 mai 2009 sur l’île de Jeju (République de Corée). En France, 10 zones bénéficient de ce label.

korea01_400Les réserves de biosphère sont des sites reconnus qui innovent et font la démonstration de nouvelles approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, côtières et marines. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’étude pour le développement durable.

Le Programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère (MAB) propose un projet interdisciplinaire basé sur la recherche et le renforcement des capacités dans le but d’améliorer les relations entre les gens et leur environnement global.  Lancé au début des années 70, ce programme a pour principale mission de réduire la perte de biodiversité par des approches écologiques, sociales et économiques. Il utilise son réseau mondial de réserves de biosphère comme un outil d’échange des connaissances, de recherche et de surveillance, d’éducation et de formation, et un défi pour les responsables politiques.

A ce jour, dix réserves de biosphère ont été classées en France : la mer d’Iroise, la forêt de Fontainebleau et le Gâtinais, les Vosges du Nord/Pfalzerwald, la commune de Fakarava (Polynésie française), les Cévennes, le mont Ventoux, le Luberon, la Camargue, la vallée du Fango (Corse) et l’ archipel de la Guadeloupe .

Les 22 nouvelles réserves de biosphère : Lire la suite

La secrétaire d’État veut protéger 2 % du territoire


Lors du 28e Congrès des réserves naturelles, la secrétaire d’État à l’écologie a confirmé le renforcement de la mission des réserves naturelles dans le domaine de la conservation de la biodiversité,  dans le cadre de la stratégie nationale de créations d’aires protégées définie en 2008 par Jean-Louis Borloo et qui est l’un des engagements du Grenelle de l’Environnement et de la stratégie nationale pour la biodiversité.

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Les 163 réserves naturelles nationales existantes couvrent 138 000 ha en métropole, et près de 2,6 millions d’ha à l’Outre-mer, dont 2,27 pour la seule réserve naturelle nationale des terres australes et antarctiques françaises

14 réserves ont été créées depuis l’année 2005, la dernière en date étant la réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine (Val-d’Oise et Yvelines (268 hectares). Les réserves naturelles assurent une protection réglementaire des espèces sauvages, des habitats naturels, et du patrimoine biologique. Les réserves naturelles régionales, d’initiative locale, sont une composante importante du dispositif. « Le réseau des réserves naturelles est extrêmement dynamique. Au-delà de la protection d’espaces naturels inestimables, et de leurs espèces sauvages, le travail scientifique de terrain réalisé par les réserves est crucial. Il contribue à notre connaissance de la biodiversité, de ses évolutions, et des impacts du changement climatique sur la biosphère » a déclaré lors de la clôture du congrès la secrétaire d’État à l’écologie, Chantal Jouanno à Divonne-les-Bains.

Trois nouveaux parcs nationaux annoncés

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« L’arbre, la rivière et l’homme », ou comment mettre en place la trame verte et bleue


Comment mettre en place, sur l’ensemble du territoire, la « trame verte et bleue » préconisée par le Grenelle Environnement ? Comment diversifier les habitats naturels pour contrebalancer l’artificialisation des paysages ? Comment tout à la fois protéger les rivières contre les pollutions diffuses, favoriser la biodiversité aquatique, et accroître la sécurité des riverains ? Peut-on concilier protection de la nature et bien-être humain ?

couvcspnb_arbrerivierehommeVous souvenez vous d’une promenade au bord de cette charmante rivière qui ondulait dans le paysage, encadrée par des arbres et une végétation un peu folle ? C’était avant le remembrement et le drainage, l’endiguement des cours d’eau ou leur eutrophisation. Pourtant les corridors rivulaires sont des éléments clés pour la conservation de la biodiversité terrestre et aquatique. Ils jouent également des rôles méconnus mais primordiaux  de régulateurs de crues ou de « pièges à nitrates », à tel point que les bandes enherbées figurent désormais dans les critères d’attribution des aides de la PAC aux agriculteurs.

« L’arbre, la rivière et l’homme » CSPNB – en février 2008 – 64 pages

SOS Biodiversité a déjà signalé les excellents ouvrages édités par le CSPNB – Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité, une stucture du MEEDDAT, à savoir les brochures de vulgarisation « exemples de biodiversité » qui devraient être distribués à tous les enseignants (à souffler à Mme JOUANNO).

Dans cet ouvrage destiné aux  décideurs, aux acteurs de terrain, aux formateurs, aux étudiants, etc…des chercheurs de différents horizons, en dialogue avec des gestionnaires, mettent en commun leur expérience pour proposer une voie originale : la renaturation des espaces de terrain situés au bord des cours d’eau, les « Corridors Rivulaires ».

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50 questions sur la biodiversité dans les zones rurales


Le site « Sciences et Décision »(1) propose un très intéressant document « La biodiversité dans les zones rurales ». Rédigé sous forme de FAQ- Foire aux Questions, le site apporte des réponses aux questions sur le déclin ou la préservation de la biodiversité dans nos campagnes. Sont abordés en particulier le rôle de l’agriculture ou encore celui des aides agricoles. Chaque réponse est accompagnée de références scientifiques. Un excellent travail.

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Le mot biodiversité désigne la diversité de toutes les formes du vivant. Le paysage est l’échelle à laquelle la biodiversité est la plus directement perceptible par les non-spécialistes. Les paysages des zones agricoles sont avant tout le fruit de l’activité humaine. Ils ont changé au cours de l’histoire en suivant l’évolution de la société. A chaque époque, la composition de la faune et de la flore a reflété cette évolution.

  • Quel est aujourd’hui l’impact des activités humaines sur la biodiversité dans les zones agricoles ?
  • Est-il identique pour les différents types d’agriculture ?
  • Les orientations de la politique agricole commune de l’Union européenne ont-elles un effet sur la biodiversité ?
  • Quelles sont les actions possibles au niveau local pour préserver les paysages et la biodiversité ?

Sommaire

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Vittel – Quand la multinationale crée une agence Bio


Des agriculteurs qui renoncent au dieu Maïs et aux engrais et qui passent en agriculture bio, des voies ferrés déserbées à l’eau chaude , des rapaces et des coccinelles réintroduits dans le cadre de la lutte biologique. Au bout de vingt ans, pari tenu : la teneur en nitrate des eaux est tombée de 8 à 4,6 mg/l, mais aussi des dizaines d’exploitations agricoles qui ont survécues,  des paysages préservés. Bienvenue dans la verte vallée du Vair (2) !
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La zone de captage de Vittel et Contrex

Une des plus importantes opérations de « remise en état » de terres agricoles dégradées par l’agriculture intensive se déroule en Lorraine depuis 20 ans. Si elle a été pilotée par la recherche agronomique française, ce n’est pas l’Etat ni l’Union Européenne qui la finance, mais le groupe agro-alimentaire Nestlé. Il s’agit en effet de préserver la qualité des eaux minérales Vittel et Contrex en protégeant les sources des risques de pollution des sols en surface,  notamment celle induite par l’agriculture (pesticides, engrais, antibiotiques).

Nestlé Waters applique des mesures rigoureuses de protection des ressources en eau. La protection des ressources s’étend à l’ensemble de la zone de captage, l’impluvium  qui couvre 10 000 hectares pour les sources Vittel et Contrex .

« Un pacte Ecoleau à Vittel » (article de Lise Barnéoud, Liberation Strasbourg, 9/2/2009)

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