Trame verte et bleue : consultation publique


Enrayer la perte de la biodiversité passe notamment en France par la préservation et la restauration de continuités écologiques. Le projet TRB vise à (re)constituer un réseau d’échanges cohérent à l’échelle du territoire national, pour que les espèces animales et végétales puissent, à l’instar des hommes, communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer… assurer leur survie. Entré dans une phase décisive, le projet Trame verte et bleue a maintenant besoin de vous pour s’enrichir. Une consultation nationale est lancée jusqu’en juillet 2009.
Ripisylve en Bretagne

Ripisylve en Bretagne. La TRB ambitionne d’enrayer le déclin de la biodiversité avec des mesures d’aménagement du territoire national.

Une mesure phare du Grenelle environnement.

L’enjeu de la constitution d’une Trame Verte et Bleue (TVB) s’inscrit bien au-delà de la simple préservation d’espaces naturels isolés et de la protection d’espèces en danger. Il est de (re)constituer un réseau écologique cohérent qui permette aux espèces de circuler et d’interagir, et aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services :

  • production d’oxygène, de biomasse,
  • structuration des paysages et amélioration du cadre de vie,
  • pollinisation, fonctions de production, création d’emplois, prévention des inondations, épuration de l’eau ,…

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« L’arbre, la rivière et l’homme », ou comment mettre en place la trame verte et bleue


Comment mettre en place, sur l’ensemble du territoire, la « trame verte et bleue » préconisée par le Grenelle Environnement ? Comment diversifier les habitats naturels pour contrebalancer l’artificialisation des paysages ? Comment tout à la fois protéger les rivières contre les pollutions diffuses, favoriser la biodiversité aquatique, et accroître la sécurité des riverains ? Peut-on concilier protection de la nature et bien-être humain ?

couvcspnb_arbrerivierehommeVous souvenez vous d’une promenade au bord de cette charmante rivière qui ondulait dans le paysage, encadrée par des arbres et une végétation un peu folle ? C’était avant le remembrement et le drainage, l’endiguement des cours d’eau ou leur eutrophisation. Pourtant les corridors rivulaires sont des éléments clés pour la conservation de la biodiversité terrestre et aquatique. Ils jouent également des rôles méconnus mais primordiaux  de régulateurs de crues ou de « pièges à nitrates », à tel point que les bandes enherbées figurent désormais dans les critères d’attribution des aides de la PAC aux agriculteurs.

« L’arbre, la rivière et l’homme » CSPNB – en février 2008 – 64 pages

SOS Biodiversité a déjà signalé les excellents ouvrages édités par le CSPNB – Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité, une stucture du MEEDDAT, à savoir les brochures de vulgarisation « exemples de biodiversité » qui devraient être distribués à tous les enseignants (à souffler à Mme JOUANNO).

Dans cet ouvrage destiné aux  décideurs, aux acteurs de terrain, aux formateurs, aux étudiants, etc…des chercheurs de différents horizons, en dialogue avec des gestionnaires, mettent en commun leur expérience pour proposer une voie originale : la renaturation des espaces de terrain situés au bord des cours d’eau, les « Corridors Rivulaires ».

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Les héros de l’eau 2009 (WWF)


A l’issue de la Cérémonie de Remise des Prix du mardi 3 mars 2009 à 9h00 au Siège du WWF France, Frédéric Perrin, Directeur général de Werner & Mertz France (produits Rainett), et Claude Dumont, Président du WWF-France, ont remis les Prix des Héros de l’Eau 2009 qui récompensent des initiatives dans le domaine de la préservation des eaux douces et des milieux aquatiques.

wwf_bigLes lauréats du prix ont été annoncés à l’issue d’une conférence sur le thème : « Qualité de l’eau, qualité de vie », visant à exposer les enjeux et les risques liés à l’eau. La conférence a été animée Professeur Jean-Claude Lefeuvre, Président du Jury et Professeur émérite du Muséum National d’Histoire Naturelle, et le Docteur Patrice Halimi, Association Santé Environnement France.

Le 29 janvier dernier, le jury s’était réuni : 19 dossiers de candidatures avaient été examinés par les 9 membres du jury regroupant un collège d’experts, de personnalités et de fondateurs. La sélection des lauréats dans chaque catégorie a fait l’objet de débats riches du fait de la qualité des dossiers reçus.  Le jury a décidé à l’unanimité de créer une catégorie supplémentaire : le Prix « Coup de Cœur » afin de récoles-heros-de-l-eau-2009_referencempenser une action exceptionnelle.

Ont été nommés Héros de l’Eau 2009 :

  • Eau & Rivières de Bretagne (catégorie Association)
  • Gilbert Cochet (catégorie Personnalité)
  • Dany Dietmann (catégorie Initiative Individuelle)
  • Georges Mattei (coup de cœur du jury)

Chaque vainqueur a reçu un encouragement de 4 000€ visant à soutenir son programme d’actions de protection de l’eau.

En savoir plus :

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Agriculture et biodiversité


Cet  article de synthèse de Gilles KLEITZ , responsable Stratégie nationale pour la biodiversité au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, date de 2005. En 2009, suite au Grenelle de l’Environnement, le Ministre de l’Agriculture annonce enfin un redéploiement des aides publiques et de la PAC  vers des systèmes plus respectueux de l’environnement. Il est plus que temps.

La biodiversité des territoires agricoles, pastoraux et ruraux

copie-de-dscn0720Le domaine rural, où s’exercent notamment les activités agricoles et pastorales, couvre plus de la moitié du territoire français. On y trouve non seulement l’ensemble des habitats et des espèces du territoire, y compris celles inscrites dans les livres rouges (listes des espèces rares ou menacées), mais également le patrimoine vivant des espèces, variétés, et races cultivées ou élevées, sélectionnées au cours de l’histoire. Le monde rural joue ainsi un rôle de premier plan dans l’évolution de la diversité du monde vivant sur le territoire français. De façon pratique, les liens entre activité agricole et biodiversité se comprennent à l’échelle de la parcelle, de l’exploitation, et du territoire. Ils intègrent les dimensions biologiques et agronomiques, sociales et techniques, et les rapports à l’économie et aux marchés. Lire la suite

Semaine Sans Pesticides, du 20 au 30 Mars 2009


affiche_jaune_papillon_petiteLa quatrième édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides aura lieu du 20 au 30 Mars 2009. Depuis sa création en 2006, la Semaine pour les alternatives aux Pesticides est l’événement fédérateur et novateur qui permet de maintenir la pression sur les décideurs et prouver que l’on peut et que l’on doit aujourd’hui se passer des pesticides.

Pendant 10 jours des associations, ainsi que des collectivités, des jardineries, des agriculteurs, mèneront partout en France des actions variées pour sensibiliser tous les publics sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides et pour prouver que des alternatives viables aux traitements chimiques existent. à travers des conférences, des projections de films, des débats, des expositions ou des spectacles, des sorties sur le terrain, des visites et portes ouvertes en jardins ou exploitations agricoles ; des grandes métropoles aux villes moyennes en passant par la campagne, cette mobilisation a désormais acquis une véritable dimension européenne.

Toutes ces actions citoyennes démontrent que les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides sont désormais inacceptables et que les alternatives aux traitements chimiques existent et qu’elles sont viables. Lire la suite

André Pochon : le scandale des usines à cochons


9782268066981fsAndré Pochon est agriculteur en Bretagne et milite depuis les années 1970 pour l’agriculture paysanne Fondateur du CEDAPA, association de paysans en agriculture durable, il  propose des solutions alternatives à l’élevage intensif basées sur un élevage des vaches sur prairies (à base de trèfle blanc) et des porc sur paille. Le paradoxe : ce qui ressemble à une révolution ne fait que prôner le bon sens, le retour aux règles de base de l’agronomie, le rythme des saisons et le bien-être des animaux… »Pas d’économie sans écologie » martele Dédé Pochon. Sylvain lapoix, de Marianne.fr, lui a posé quelques questions sur son dernier ouvrage « Le scandale de l’agriculture folle », aux éditions du Rocher. André Pochon a vu se dégrader la Bretagne dans les dérives de l’agriculture porcine intensive. Pour lui, l’industrialisation de l’agriculture qui pourrait prendre fin si les lobbys phytosanitaires et les chambres d’agricultures revenaient aux méthodes paysannes.

« Le scandale des usines à cochons »

Interview d’André Pochon in Marianne.Fr – Lundi 09 Mars 2009. Lire la suite

Un Trophée de l’agriculture durable pour un militant de la Conf’


Benoît Biteau a remporté le premier Trophée de l’agriculture durable, à Paris  «Si je n’avais pas 40 ans, si je n’avais pas un peu bourlingué, si je n’étais pas têtu et si je n’avais pas voulu valoriser mes expériences professionnelles précédentes, je n’aurais jamais reçu cette distinction. » Il a donc fallu la conjonction de beaucoup de « si » et une sacrée dose d’obstination pour que Benoît Biteau soit récompensé. Les banquiers qui n’ont pas été séduits par le projet d’installation de Benoît Biteau, voire qui l’ont dissuadé, s’en mordent peut-être les doigts aujourd’hui.

Sud-Ouest, David Briand, le 6 Mars 2009

L’agriculteur est, en effet, devenu le premier lauréat des Trophées de l’agriculture durable, décernés lors du dernier Salon de l’agriculture. Après la sélection (par région) d’une dizaine de dossiers, un jury national – présidé par Erik Orsenna – a donc reconnu les efforts accomplis par celui qui est à la tête de son exploitation depuis deux ans seulement. Et c’est en arborant, sur le revers de sa veste, son badge de la Confédération paysanne qu’il a reçu son trophée des mains de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture.

Le ministre interpellé

Une tribune rêvée afin d’interpeller le ministre sur des sujets qui lui tiennent à coeur, comme l’installation, la PAC ou l’eau. « Une question fondamentale pour le bassin versant de la Seudre que nous partageons avec les ostréiculteurs de Marennes-Oléron. » Avec, en ligne de mire, la culture du maïs dont il est un adversaire résolu. « Aux problèmes de disponibilité de l’eau douce l’été, s’ajoutent des impératifs qualitatifs. Le maïs est source de rejets de pesticides qui, en bout de course, peuvent toucher les coquillages, qui sont des filtres. » Ces paroles non consensuelles ont visiblement séduit le ministre puisqu’il l’a revu en tête à tête cette fois, trois jours plus tard. « Je l’ai trouvé courageux et audacieux », confie Benoît Biteau. « Nous partageons les mêmes convictions. Sauf qu’il est obligé de trouver des compromis avec les lobbies que sont les grands céréaliers et les irrigants. »

>> Lire la suite (Sud Ouest)

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