Mieux que les arracheurs volontaires : l’Amarante


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La vedette, l’Amarante réfléchie. De plus en plus de cas de plantes résistantes au RoundUp sont détectées en USA, en Argentine, en Australie depuis le début des années 2000's, dans des champs de coton et de soja OGM.

Après leurs déboires l’Afrique du Sud avec 80 000 hectares de maïs OGM  stérile(1), les apprentis-sorciers de Monsanto sont confrontés aux USA  à un phénomène qui pourrait ruiner la belle industrie de manière plus radicale que les faucheurs volontaires ou les politiques européens : les plantes résistantes au Round’Up ! En effet, la nature est ainsi faite que tous les êtres vivants s’adaptent en permanence à leur milieu. Il suffit donc d’une mutation génétique pour que l’espèce résistante devienne « super-envahissante ». C’est ce qui ce passe aux USA : la dissémination accélérée de l’Amarante réfléchie dissuade les agriculteurs de planter des semences Monsanto !

Selon Futura Science, 5 000 hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’Amarante, une plante à la fois indésirable et envahissant (2)…

On constat de plus en plus de plantes résistantes au glyphosate, la matière active de l’herbicide RoundUp de Monsanto

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Zéro mauvaise herbe dans les champs : adieu miel et papillons !


Pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Et avec elles des dizaines d’insectes pollinisateurs qui ont un rôle crucial sur la fécondation de nombreuses plantes ou arbres. Outre les effets des insecticides déversés à tonneaux par les agriculteurs, les scientifiques soulignent les impacts de la révolution agricole qui a eu lieu en Europe depuis 1960 . Faisons le point sur la place laissée par l’homme aux « fleurs des champs » : elle a régressée de 67 % en 30 ans.

Les fleurs des champs ou des arbres sont le garde-manger des insectes butineurs

Mais qu’il soit un papillon ou une abeille, que vient-il récolter dans la fleur ? Les plantes nectarifères secrètent au niveau leur fleur un nectar, substance qui possède un pouvoir d’attraction sur les insectes ou certains oiseaux (oiseaux-mouches). Les plantes pollinifères, elles, produisent du pollen. Certaines espèces de plantes ne produisent que du nectar (par exemple la luzerne) ; d’autres par contre ne produisent que du pollen (le coquelicot). Enfin, de nombreuses espèces végétales sont à la fois nectarifères et pollinifères (l’érable). Enfin, on appelle plantes mellifères celles qui produisent des substances récoltées par les abeilles domestiques pour être transformées en miel. Beaucoup de plantes sont mellifères, mais seulement une partie peut être butinée par les abeilles domestiques du fait de leur morphologie (encombrement du corps, longueur de trompe…). Nombreuses de ces plantes consommées par les insectes pollinisateurs sont considérées comme « mauvaises herbes » des champs et des jardins (3), et traqués comme telles.

Les insectes sont responsables de 80 % de la fécondation des plantes à fleur, dont 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !

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Monsanto retoqué : le RoundUp n’est pas biodégradable


Ancien emballage du RoundUp pour les jardiniers

Ancien emballage du Round-Up pour les jardiniers

Le combat d’Eaux et Rivières de Bretagne est couronné de succès. La cour d’appel de Lyon a confirmé le verdict du tribunal de première instance condamnant la firme agro-alimentaire pour publicité mensongère à propos de son désherbant vedette, le Roundup. Ce jugement marquera t-il un tournant sur la prise de conscience des dégâts affligés par les pesticides à l’environnement et à la santé publique ?

Déja condamné pour publicité mensongère en janvier 2007 mais ayant fait appel, l’agrochimiste Monsanto vient de voir ce jugement confirmé par la cour d’appel de Lyon. Non mais ! Deux dirigeants de la firme sont condamné à verser 15 000 euros d’amende. La cour a ainsi confirmé le jugement de première instance et suivi l’avocat général, qui le 1er octobre, avait estimé qu’il n’était pas nécessaire d’augmenter le montant de l’amende infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l’encontre de l’ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône). L’ancien dirigeant est condamné pour avoir notamment présenté l’herbicide comme « biodégradable » et laissant « le sol propre ».
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Monsanto à nouveau devant la justice française


Dans cette affaire, Monsanto se retrouvait une nouvelle fois face à l’association Eaux et Rivières de Bretagne.
En janvier 2007, le groupe avait été condamné en première instance pour publicité mensongère concernant son désherbant Roundup. Soit une amende de 15000 euros pour avoir indiqué sur ses flacons que le Round Up était biodégradable et protégeait l’environnement…

Le 1er Octobre 2008, c’est l’appel de ce dossier qui était jugé. Monsanto risque jusqu’à 1,5 millions d’euros d’amende si le jugement précédent est confirmé. Visionnez ces extraits des journaux télévisés de France 3 Bretagne.

Le round up de Monsanto est bien toxique - kewego

Monsanto, qui a les moyens de payer toutes les amendes, ne se démonte pas.La firme à même lancé au printemps 2008 une importante campagne publicitaire à la gloire du Roundup dans les journaux régionaux !

Cette nouvelle campagne publicitaire a été percu comme une véritable provocation par l’association Eau & Rivières de Bretagne qui a riposté en diffusant de la publicité en faveur du Roundope !

Rapellons que :

  • parmi différentes mesures adoptées dans la foulée du Grenelle de l’environnement, le gouvernement prévoit de réduire de moitié, « si possible » d’ici 2018, l’usage des pesticides en France, première utilisatrice de ces substances en Europe. C’est le plan EcoPhtyo2018.
  • Depuis le 1er janvier 2007, la loi interdit « toute publicité commerciale » (relative aux pesticides) comportant « une mention pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser leur utilisation » (Code rural, article L. 253-7).

Avez-vous lu et vu le film et l’ouvrage « Le monde selon Monsanto » ?


« Monsanto savait, mais nous ne savions pas »

Complémentaire au documentaire qu’a diffusé Arte, l’ouvrage de « Le monde selon Monsanto – De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien », est sorti en librairie le 6 mars. Marie-Monique Robin ne s’en tient pas là et porte le débat dans de multiples endroits, dont l’Assemblée Nationale et le Sénat français.

Le plus simple, n’est-ce pas, c’est de lire le livre, n’est-ce pas ? Et puis beaucoup de sites vous en propose de larges extraits. Nous vous proposons ici des extraits de la préface de Nicolas Hulot et de la postface de d’édition canadienne, par le Pr. Louise Vandelac

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