Rencontres internationales sur la biodiversité des céréales et des savoirs-faire paysans


Ces rencontres se dérouleront sur la ferme de Cécile et Jean-François Berthelot qui abrite une collection vivante de plus de 150 variétés de blés exceptionnellement enrichie cette année de 150 variétés venues de toute l’Europe et du bassin méditerranéen.

« Renaissance de la biodiversité céréalière et savoir-faire paysans »

Port Sainte Marie (47)  du mardi 23 au vendredi 26 juin 2009

Le nombre de participants ne pourra pas excéder cent personnes. Toutefois une visite publique de la collection de blé est prévue le dernier après-midi (26/04) avant le repas de quartier en musique au village qui permettra également de rencontrer les paysans de tous les pays et de déguster les produits confectionnés lors des ateliers. Enfin deux journées portes-ouvertes suivront les rencontres en juillet pour permettre à un public plus large de visiter la collection vivante. Lire la suite

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Les OGM ont un sérieux coup dans l’aile !


Les semenciers OGM ont subi quelques revers ces derniers temps. Extension du moratoire du maîs Monsanto Mon810 au Luxembourg et à l’Allemagne, revirement de position du commissaire européen à l’Environ­­nement, graines OGM de mauvaise qualité livré par Monsanto en Afrique du Sud, envahissement des champs OGM par des plantes résistantes au RoundUp… Le bouquet : une étude américaine qui démontre que les variétés OGM ne sont pas plus productives que les semences  naturelles !

A son tour, l’Allemagne a dit non au Mon 810

europe-sans-ogmEn activant la clause de sauvegarde contre le Mon 810, l’Allemagne, poids lourd de l’UE, a rejoint le camp des opposants au maïs OGM de Monsanto (France, Grèce, Autriche, Hongrie et Luxembourg). « Cette décision n’est pas politique », s’est défendue la ministre de l’Agriculture allemande. « Elle a été prise dans l’intérêt de l’environnement », et s’appuie sur deux études apportant « des éléments scientifiques nouveaux », a-t-elle assuré. En ces temps de prudence économique, le principe de précaution redevient populaire. Pour preuve, le revirement de la position de Stavros Dimas, commissaire européen à l’Environ­­nement, qui a estimé, au lendemain de la décision allemande, qu’il fallait « redonner une direction à la législation actuelle opérant comme un pilote automatique. »

Les semences OGM ne sont pas plus productives que les classiques

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Le blé : chronique d’une mort annoncée


Le blé est la céréale la plus consommée par les hommes à travers le monde, et ses variétés sont innombrables. Mais cette richesse biologique est menacée par les firmes agroalimentaires qui d’ores et déjà contrôlent les semences. Un film de Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto), 52 minutes – 2007

Le blé est consommé sur les cinq continents ; il y occupe 20 % des terres cultivées et constitue la nourriture de base pour un homme sur trois. Son histoire est intimement liée à celle des hommes.

Ceux-ci ont commencé à le cultiver il y a des dizaines de milliers d’années dans les steppes du Moyen-Orient. Au fil de leurs migrations, à travers l’Asie, l’Europe et l’Égypte, ils l’ont transporté et adapté à des environnements très différents ; si bien que le blé a développé une extraordinaire diversité et compte jusqu’à 200 000 variétés.

La préservation des variétés autochtones est un enjeu majeur de notre siècle

Madoc-348-b1942is cette richesse biologique est aujourd’hui menacée par les pratiques de l’agriculture industrielle. Au cours des cinquante dernières années, des milliers de variétés de blé ont disparu et les champs se sont uniformisés. À terme, cette évolution pourrait être très dangereuse : si une épidémie venait à toucher une espèce de blé devenue hégémonique dans le monde, c’est la sécurité alimentaire de la planète qui serait mise en péril. Mais ici ou là, face à la puissance des multinationales qui veulent tout placer sous leur emprise, des paysans commencent à protester et à organiser leur résistance. Dans leur intérêt et celui de l’humanité.

Le formidable documentaire de Marie-Monique Robin a été diffusé sur Arte , il sera en 2009 disponible dans un coffret DVD assemblant la trilogie « Le blé : chronique d’une mort annoncée » , « Le monde selon Monsanto » et « Argentine le soja de la faim » .
Dans l’attente, contentez vous des deux extraits suivants :

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Plus dangereux que les OGM, les plantes mutées !


« L’industrie génétique remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir »

Article de BASTA ! par Sophie Chapelle (11 mars 2009)

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés… Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Des projets à faire frémir. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture !?

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Camouflet pour Monsanto à Bruxelles


Sur 27 pays de l’UE , 22 ont refusé de forcer l’Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs MON 810 de Monsanto, désavouant la Commission européenne. Une bonne nouvelle pour la France et la Grèce, deux pays également récalcitrants à la culture de ce maïs, et dont la position doit aussi être examinée au niveau européen ce printemps. Un désaveu cinglant pour la Commission Européenne et l’EFSA. José Baroso désavoué devra t-il partir ?

europe-sans-ogmLes autorités autrichienne et hongroise avaient récemment apporté de nouvelles preuves scientifiques qui justifient leurs moratoires nationaux et prouvent que le MON810 – le seul OGM actuellement cultivé en UE – a très vraisemblablement des effets négatifs sur l’environnement.

22 ministres de l’Environnement sur les 27 pays de  l’UE ont rejeté lundi 2 Mars la proposition de la Commission européenne qui visait à forcer les Etats membres d’accepter les cultures d’OGM sur leurs territoires. La Hongrie peut maintenir son moratoire sur le maïs transgénique MON810 de Monsanto et l’Autriche ceux sur le MON810 et le T25 de Bayer. Qui plus est, le scrutin est sans ambiguïté, alors qu’on l’annonçait plutôt serré : lors du vote à Bruxelles, seuls cinq Etats membres – le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède et l’Estonie – se sont prononcés ce lundi en faveur de la levée des interdictions hongroise et autrichienne.

Pour José Manuel Barroso, qui s’était personnellement impliqué dans le dossier, le vote sonne comme un désaveu personnel, alors même qu’il est candidat à un nouveau mandat à la tête de la Commission européenne. « La Commission européenne et son président, M. Barosso, seront-t-ils un jour capables de comprendre le refus des Etats membres de cultiver ces semences mal évaluées ? Ces innombrables et répétées tentatives de passage en force sont inacceptables ! » s’indigne Rachel Dujardin, porte-parole de GreenPeace France

Premières réactions

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Avec Greenpeace, soutenez l’interdiction du maïs MON810


De nombreuses études scientifiques ont démontré l’impact négatif des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur l’environnement, c’est pourquoi quatre pays européens – l’Autriche, la Hongrie, la France et la Grèce – ont décidé d’interdire la culture du maïs MON810 sur leur territoire. Ce maïs est le seul OGM autorisé à la culture commerciale en Europe, Pourtant, la Commission européenne, suivant un agenda très favorable aux OGM, tente de forcer ces États membres à lever leurs interdictions nationales. Le 2 Mars, 22 pays sur les 27 pays de l’UE ont refusé de lever les moratoires instaurés par l’Autriche et par la Hongrie.

C’est maintenant aux ministres de l’Agriculture de l’Union européenne de statuer le 23 Mars sur le droit de la France et de la Grèce à protéger leur biodiversité, leur agriculture et la santé de leurs citoyens du danger que représente ce maïs génétiquement modifié. L’avenir des interdictions autrichienne et hongroise dépend du vote des Ministres de l’Environnement du conseil du 2 mars, tandis que le sort des clauses de sauvegarde de la France et de la Grèce sera décidé ultérieurement.

Dix pays clés tiennent entre leurs mains le destin de ces interdictions : l’Allemagne, la République Tchèque, la Roumanie, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Estonie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Belgique.

Merci d’écrire aux ambassades de ces pays pour leur demander de soutenir le droit de la Grèce et de la France à conserver un environnement et une agriculture sans OGM.

Depuis la fin des années 90, l’Europe a autorisé la mise en culture et l’importation de nombreux OGM alors que leurs risques potentiels ne sont pas évalués que les opinions publiques leur sont massivement opposées.

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« Les blés d’or », documentaire sur la biodiversité végétale


Grâce à la grande diversité biologique et le travail des nouveaux paysans-boulangers qui utilisent des céréales anciennes,  »oubliées » par l’industrie agro-alimentaire, on retrouve les qualités nutritives du blé.  Des hommes et des passionnés qui ont opté pour des savoirs-faire disparus nous démontrent aussi l’art de faire du bon pain.

« Les blés d’or », envoyé par latelevisionpaysanne
Un film sur les rencontres des paysans-boulangers 2003 et 2004 – Durée 32 minutes.

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