Les OGM ont un sérieux coup dans l’aile !


Les semenciers OGM ont subi quelques revers ces derniers temps. Extension du moratoire du maîs Monsanto Mon810 au Luxembourg et à l’Allemagne, revirement de position du commissaire européen à l’Environ­­nement, graines OGM de mauvaise qualité livré par Monsanto en Afrique du Sud, envahissement des champs OGM par des plantes résistantes au RoundUp… Le bouquet : une étude américaine qui démontre que les variétés OGM ne sont pas plus productives que les semences  naturelles !

A son tour, l’Allemagne a dit non au Mon 810

europe-sans-ogmEn activant la clause de sauvegarde contre le Mon 810, l’Allemagne, poids lourd de l’UE, a rejoint le camp des opposants au maïs OGM de Monsanto (France, Grèce, Autriche, Hongrie et Luxembourg). « Cette décision n’est pas politique », s’est défendue la ministre de l’Agriculture allemande. « Elle a été prise dans l’intérêt de l’environnement », et s’appuie sur deux études apportant « des éléments scientifiques nouveaux », a-t-elle assuré. En ces temps de prudence économique, le principe de précaution redevient populaire. Pour preuve, le revirement de la position de Stavros Dimas, commissaire européen à l’Environ­­nement, qui a estimé, au lendemain de la décision allemande, qu’il fallait « redonner une direction à la législation actuelle opérant comme un pilote automatique. »

Les semences OGM ne sont pas plus productives que les classiques

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Le blé : chronique d’une mort annoncée


Le blé est la céréale la plus consommée par les hommes à travers le monde, et ses variétés sont innombrables. Mais cette richesse biologique est menacée par les firmes agroalimentaires qui d’ores et déjà contrôlent les semences. Un film de Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto), 52 minutes – 2007

Le blé est consommé sur les cinq continents ; il y occupe 20 % des terres cultivées et constitue la nourriture de base pour un homme sur trois. Son histoire est intimement liée à celle des hommes.

Ceux-ci ont commencé à le cultiver il y a des dizaines de milliers d’années dans les steppes du Moyen-Orient. Au fil de leurs migrations, à travers l’Asie, l’Europe et l’Égypte, ils l’ont transporté et adapté à des environnements très différents ; si bien que le blé a développé une extraordinaire diversité et compte jusqu’à 200 000 variétés.

La préservation des variétés autochtones est un enjeu majeur de notre siècle

Madoc-348-b1942is cette richesse biologique est aujourd’hui menacée par les pratiques de l’agriculture industrielle. Au cours des cinquante dernières années, des milliers de variétés de blé ont disparu et les champs se sont uniformisés. À terme, cette évolution pourrait être très dangereuse : si une épidémie venait à toucher une espèce de blé devenue hégémonique dans le monde, c’est la sécurité alimentaire de la planète qui serait mise en péril. Mais ici ou là, face à la puissance des multinationales qui veulent tout placer sous leur emprise, des paysans commencent à protester et à organiser leur résistance. Dans leur intérêt et celui de l’humanité.

Le formidable documentaire de Marie-Monique Robin a été diffusé sur Arte , il sera en 2009 disponible dans un coffret DVD assemblant la trilogie « Le blé : chronique d’une mort annoncée » , « Le monde selon Monsanto » et « Argentine le soja de la faim » .
Dans l’attente, contentez vous des deux extraits suivants :

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Plus dangereux que les OGM, les plantes mutées !


« L’industrie génétique remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir »

Article de BASTA ! par Sophie Chapelle (11 mars 2009)

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés… Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Des projets à faire frémir. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture !?

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« Les blés d’or », documentaire sur la biodiversité végétale


Grâce à la grande diversité biologique et le travail des nouveaux paysans-boulangers qui utilisent des céréales anciennes,  »oubliées » par l’industrie agro-alimentaire, on retrouve les qualités nutritives du blé.  Des hommes et des passionnés qui ont opté pour des savoirs-faire disparus nous démontrent aussi l’art de faire du bon pain.

« Les blés d’or », envoyé par latelevisionpaysanne
Un film sur les rencontres des paysans-boulangers 2003 et 2004 – Durée 32 minutes.

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« Celui qui détient les graines, contrôle les peuples »


Celui qui contrôle les semences, contrôle la production agricole. N’est-ce pas bizarre que la plupart des groupes semenciers multinationaux soit également des firmes agrochimiques ? Trouvez-vous normal de ne pas pouvoir resemer l’année suivante une variété hybride ? Pourquoi les semences « naturelles » non-inscrites au Katalog officiel du Ministère de l’Agriculture sont-elles illégales ? Est-il éthique que des firmes privées déposent des brevets sur du vivant ? Beurk.

Préservons les semences paysannes

Kokopelli préserve les graines libres. Si tu as un jardin, il t’est possible de parrainer des variétés de plants proposés par Kokopelli. Il s’agit de recueillir chez soi des graines reproductibles, de les faire fructifier, et ainsi de les sauvegarder pour pouvoir les partager. Aidons Kokopelli à sauver la biodiversité !
Sauvons nos vrais fruits et légumes, sauvons nos graines de vie, sauvons Kokopelli !

Découvrez L’association Kokopelli :

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Les semences paysannes


Au cours du siècle dernier, la production semencière s’est concentrée au sein d’industries de plus en plus grandes, qui approvisionnent aujourd’hui des régions très diversifiées du monde.

Or les graines issues de ce commerces sont soumises à des droits de propriété intellectuelle et ne sont pas réutilisables de fait.

Ainsi, les agriculteurs ont perdu peu à peu leur capacité à multiplier eux-même le grain récolté.

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Crise financière ou pas, les produit toxiques continuent à faire recette


Le géant américain de l’agrochimie, Monsanto, leader mondial des organismes génétiquement modifiés (OGM), a présenté, mardi 7 octobre, des résultats record, grâce à un chiffre d’affaires exceptionnel dopé par les ventes de ses semences OGM et de ses désherbants associés (RoundUp) . Mais l’entreprise qui a subit de grosses pertes en 2008, a fait état mercredi d’une perte nette réduite pour le quatrième trimestre de son exercice et d’un bénéfice net annuel, hors exceptionnels, supérieur aux attentes, ce qui l’a conduit à relever ses objectifs à l’opérationnel pour l’horizon 2010.

Monsanto a été le principal bénéficiaire de la hausse de la demande dans le secteur de l’alimentation et de celui des bio-carburants. Des fermiers partout dans le monde, mais particulièrement aux US, en Argentine, et au Brésil, plantent des semences Monsanto. Dans tous les cas, crise financière ou non, cours des céréales en baisse ou non, Monsanto joue gagnant.

La martingale est bien rôdé : le paysan achète la semence Monsanto, espérant une meilleure productivité, et repasse à la caisse quelques semaines après pour se procurer le pesticide Monsanto associé. La mécanique est si bien huilée qu’une part des résultats record de Monsanto provient…des augmentations de tarifs que le groupe a appliqué en 2008 !

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