Mieux que les arracheurs volontaires : l’Amarante


amare

La vedette, l’Amarante réfléchie. De plus en plus de cas de plantes résistantes au RoundUp sont détectées en USA, en Argentine, en Australie depuis le début des années 2000's, dans des champs de coton et de soja OGM.

Après leurs déboires l’Afrique du Sud avec 80 000 hectares de maïs OGM  stérile(1), les apprentis-sorciers de Monsanto sont confrontés aux USA  à un phénomène qui pourrait ruiner la belle industrie de manière plus radicale que les faucheurs volontaires ou les politiques européens : les plantes résistantes au Round’Up ! En effet, la nature est ainsi faite que tous les êtres vivants s’adaptent en permanence à leur milieu. Il suffit donc d’une mutation génétique pour que l’espèce résistante devienne « super-envahissante ». C’est ce qui ce passe aux USA : la dissémination accélérée de l’Amarante réfléchie dissuade les agriculteurs de planter des semences Monsanto !

Selon Futura Science, 5 000 hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’Amarante, une plante à la fois indésirable et envahissant (2)…

On constat de plus en plus de plantes résistantes au glyphosate, la matière active de l’herbicide RoundUp de Monsanto

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Les OGM ont un sérieux coup dans l’aile !


Les semenciers OGM ont subi quelques revers ces derniers temps. Extension du moratoire du maîs Monsanto Mon810 au Luxembourg et à l’Allemagne, revirement de position du commissaire européen à l’Environ­­nement, graines OGM de mauvaise qualité livré par Monsanto en Afrique du Sud, envahissement des champs OGM par des plantes résistantes au RoundUp… Le bouquet : une étude américaine qui démontre que les variétés OGM ne sont pas plus productives que les semences  naturelles !

A son tour, l’Allemagne a dit non au Mon 810

europe-sans-ogmEn activant la clause de sauvegarde contre le Mon 810, l’Allemagne, poids lourd de l’UE, a rejoint le camp des opposants au maïs OGM de Monsanto (France, Grèce, Autriche, Hongrie et Luxembourg). « Cette décision n’est pas politique », s’est défendue la ministre de l’Agriculture allemande. « Elle a été prise dans l’intérêt de l’environnement », et s’appuie sur deux études apportant « des éléments scientifiques nouveaux », a-t-elle assuré. En ces temps de prudence économique, le principe de précaution redevient populaire. Pour preuve, le revirement de la position de Stavros Dimas, commissaire européen à l’Environ­­nement, qui a estimé, au lendemain de la décision allemande, qu’il fallait « redonner une direction à la législation actuelle opérant comme un pilote automatique. »

Les semences OGM ne sont pas plus productives que les classiques

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André Pochon : le scandale des usines à cochons


9782268066981fsAndré Pochon est agriculteur en Bretagne et milite depuis les années 1970 pour l’agriculture paysanne Fondateur du CEDAPA, association de paysans en agriculture durable, il  propose des solutions alternatives à l’élevage intensif basées sur un élevage des vaches sur prairies (à base de trèfle blanc) et des porc sur paille. Le paradoxe : ce qui ressemble à une révolution ne fait que prôner le bon sens, le retour aux règles de base de l’agronomie, le rythme des saisons et le bien-être des animaux… »Pas d’économie sans écologie » martele Dédé Pochon. Sylvain lapoix, de Marianne.fr, lui a posé quelques questions sur son dernier ouvrage « Le scandale de l’agriculture folle », aux éditions du Rocher. André Pochon a vu se dégrader la Bretagne dans les dérives de l’agriculture porcine intensive. Pour lui, l’industrialisation de l’agriculture qui pourrait prendre fin si les lobbys phytosanitaires et les chambres d’agricultures revenaient aux méthodes paysannes.

« Le scandale des usines à cochons »

Interview d’André Pochon in Marianne.Fr – Lundi 09 Mars 2009. Lire la suite

Le film : « We Feed the World « , le marché de la faim


We Feed the World est un film documentaire autrichien réalisé par Erwin Wagenhofer et sorti le 25 avril 2007. Le film a été tourné en 2005. Erwin Wagenhofer s’est inspiré du livre de Jean Ziegler, L’empire de la honte pour tourner son film.

pr_otrokDes décharges de Vienne (où l’on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la seconde ville d’Autriche) aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans brésiliens meurent de faim à côté des champs d’exportation), des serres d’Almeria en Espagne (où les tomates poussent dans de la laine de verre) au siège social de Nestlé en Suisse, We Feed the world nous confronte aux réalités de ce qu’on appelle désormais l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’aux conséquences économiques, humaines et environnementales de nos modes de consommation.

  • L’agriculture aujourd’hui : quel mode de production ?
  • Agriculture et mondialisation : une agriculture source d’inégalités et de défis
  • Agriculture et citoyenneté : le rôle du citoyen-consommateur
  • La mondialisation à travers l’exemple de la filière agro-alimentaire
  • La domination des multinationales sur l’agriculture mondiale et ses conséquences
  • La politique agricole commune européenne

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« J’AI VU CHANGER LA TERRE » sur France 5


Le changement climatique n’est pas une abstraction amenée à prendre corps à l’horizon 2020, 2050 ou encore 2100. Aux quatre coins du monde, nombre de nos semblables subissent déjà les conséquences de la dégradation de leur environnement. Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, chasseurs… Ces femmes et ces hommes, dont le mode de vie est intimement lié à la nature, témoignent de l’urgence à faire évoluer nos comportements pour préserver notre bien le plus précieux : la planète Terre. Ce sont des témoins d’un nouveau genre. Ils ont « vu changer la Terre » et nous le disent.

Ils sont notre miroir – car nous nous reconnaissons en chacun d’eux – et nous projettent l’image d’un avenir incertain si nous restons indifférents. « J’AI VU CHANGER LA TERRE » est une collection de 10 films documentaires de 52 minutes qui nous emmène à la rencontre de la réalité vécue par ces personnages : élévation du niveau de la mer, érosion des côtes, désertification des sols, disparition de la faune et de la flore, dégradation des récoltes …

Chaque documentaire raconte donc une histoire. Lire la suite

Mais pourquoi l’Europe a t-elle besoin de soja OGM ?


Début Décembre 2008, l’Union Européenne a donné le feu vert à l’importation du soja transgénique « RoundUp Ready » de Monsanto. La décision a été prise sur la base d’un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Cette autorisation est valable pour dix ans, les produits l’utilisant devront l’indiquer clairement sur l’emballage. Source : article RTBF le 4/12/2008 . Au delà de la polémique OGM et des débats sur le lobbying US à Bruxelles, nous sommes en droit de nous poser des questions simples : « A quoi cela sert-il ? Pourquoi avons nous besoin d’importer du soja alors qu’il ne rentre pas du tout dans nos habitudes alimentaires? Et l’UE, après 50 ans d’un couteuse PAC – Politique Agricole Commune, n’est-elle pas auto-suffisante ? Décryptage.

Vous mangez déjà du soja OGM tous les jours, à la cantine, au resto…

Champ de soja

Dans la réalité, peu de « soja OGM » arrivera directement dans votre assiette, hormis dans les fast-food, dans certaines cantines et dans les produits « premiers prix » . En effet, les grandes marques de produits alimentaires et les centrales d’achat de la grande distribution ne méfient de la résistance des consommateurs. Les Détectives OGM(1) veillent. En revanche, vous avez de très fortes chances d’en consommer à votre insu dans votre steak, vos lardons, votre cuisse de poulet ou votre yaourt . Car selon Greenpeace, 80% des OGM importés dans l’Union européenne servent à nourrir le bétail, sous forme de tourteaux consommés par les animaux des élevages intensifs. La faute au déficit protéique de l’agriculture européenne, Messieurs-Dames. L’UE est obligé d’importer 70 % de sa consommation de protéïnes végétales, faute d’en produire localement !

50 ans de PAC n’ont aps apporté la souveraineté alimentaire de l’Europe

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Bio sans éthique = Arnaque


Communiqué de presse du 28 novembre 2008 de la FNAB – Fédération nationale de l’agriculture biologique

Contamination du soja bio à la mélamine

La contamination d’un lot de soja bio en provenance de Chine par de la mélamine est une affaire grave pour la filière biologique, qui fait écho à d’autres événements récents du même ordre. Mais cette affaire démontre également que la bio reste une filière extrêmement bien contrôlée, de plus en plus à même de repérer les fraudes et d’agir rapidement par retrait du lot d’aliment incriminé. Il ne s’agit pas d’une crise sanitaire, car les volailles et œufs bio analysés, concernés par l’aliment incriminé, ne comportent pas de traces de mélamine, selon l’AFSSA. Cette affaire ne peut que faire réfléchir les paysans bio sur une plus stricte application de leur fondamentaux, notamment en terme d’autonomie sur leur exploitation.

Le groupe coopératif Terrena a annoncé, suite à un autocontrôle, qu’un lot de soja bio importé de Chine était contaminé par de la mélamine. Le réseau FNAB soutient ses groupements adhérents de Pays de Loire et de Poitou-Charentes et réaffirme que tous les éleveurs bio touchés, aucunement responsables de ce problème, seront défendus pour qu’ils n’en subissent pas les éventuelles conséquences techniques et financières. Une intervention judiciaire n’est pas exclue si des producteurs lésés ne sont pas indemnisés.
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