José Manuel Barroso n’a pas senti le vent tourner


À quelques mois de la fin de son mandat, la Commission de José Manuel Barroso s’est vue décerner, par un groupe de dix ONG, une note globale de 4,4 sur 10 pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années. Il faut dire que le sympathique José-Manuel ne joue pas dans le même camp que notre José national…et que le succès des Verts aux dernières élections rend plus difficile sa candidature à sa propre succession.

4,4 sur 10 !

José Manuel Barroso - Président de la Commission européenne

C’est l’évaluation donnée par un groupe de dix ONG environnementales (Green 10) qui représente l’union des dix plus grandes organisations environnementales européennes, à la Commission de José Manuel Barroso pour son action en faveur de l’environnement ces cinq dernières années. À quelques mois de la fin de son mandat, le constat se veut sévère ! Le groupe d’associations qui regroupe notamment Greenpeace, le WWF, Bird Life ou le Climate Action Network, a noté l’action de la Commission Barroso, entrée en fonction en novembre 2004, dans douze domaines allant de la lutte contre le changement climatique, à la santé, en passant par les transports, l’agriculture, la transparence ou encore la biodiversité.

Un partisan zélé des OGM

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Les OGM ont un sérieux coup dans l’aile !


Les semenciers OGM ont subi quelques revers ces derniers temps. Extension du moratoire du maîs Monsanto Mon810 au Luxembourg et à l’Allemagne, revirement de position du commissaire européen à l’Environ­­nement, graines OGM de mauvaise qualité livré par Monsanto en Afrique du Sud, envahissement des champs OGM par des plantes résistantes au RoundUp… Le bouquet : une étude américaine qui démontre que les variétés OGM ne sont pas plus productives que les semences  naturelles !

A son tour, l’Allemagne a dit non au Mon 810

europe-sans-ogmEn activant la clause de sauvegarde contre le Mon 810, l’Allemagne, poids lourd de l’UE, a rejoint le camp des opposants au maïs OGM de Monsanto (France, Grèce, Autriche, Hongrie et Luxembourg). « Cette décision n’est pas politique », s’est défendue la ministre de l’Agriculture allemande. « Elle a été prise dans l’intérêt de l’environnement », et s’appuie sur deux études apportant « des éléments scientifiques nouveaux », a-t-elle assuré. En ces temps de prudence économique, le principe de précaution redevient populaire. Pour preuve, le revirement de la position de Stavros Dimas, commissaire européen à l’Environ­­nement, qui a estimé, au lendemain de la décision allemande, qu’il fallait « redonner une direction à la législation actuelle opérant comme un pilote automatique. »

Les semences OGM ne sont pas plus productives que les classiques

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Sushi contre Thon rouge : l’UE réduit de 15 jours la campagne de pêche en Méditerranée


AFP –  La campagne de pêche au thon rouge en Méditerranée sera raccourcie de 15 jours en 2009 pour la flotte de l’UE, et les quotas de capture des thoniers senneurs réduits de près de 3.000 tonnes, a-t-on appris mercredi 14 Avril de source européenne. Cela risque de ne pas être suffisant pour sauver l’espèce, qui est sur la liste rouge de UICN. A l’origine du problème : la mode des sushis japonais. Plus que jamais, l’expression « manger la planète » prend son sens.

Les sushis sont fatals pour l’espèce !

thon-rougeLa campagne 2009, qui commence jeudi 15 avril à 00H00, a été raccourcie de 15 jours et « se terminera le 15 juin » au lieu du 30 pour la flotte communautaire, a-t-on précisé. La Commission a par ailleurs réduit de 27% les quotas alloués aux navires communautaires et a négocié une réduction de la capacité de pêche de leur flotte avec la mise à la casse de 26 navires par la France, l’Italie et Malte. Elle a en outre décidé de geler les capacités des fermes d’élevage et de renforcer les contrôles à bord des navires, dans les ports et dans les fermes, afin d’éviter les fraudes. « C’est la dernière chance » d’éviter la fin pure et simple de cette pêche », avertissent les responsables européens. Ces mesures devraient permettre d’éviter une fermeture anticipée de la pêche, comme ce fut le cas en 2008. Mais les responsable européens s’attendent à des réactions négatives, car ces mesures mettent en danger des revenus considérables. Rapellons que le thon rouge pâtit de la faramineuse demande du marché japonais. Ce pays drainerait de 90 à 95 % des prises de thon rouge, un poisson qui peut se transiger à plus de 50 000 euros. Et la popularité croissante du sushi à travers le monde ajoute à cette pression d’exploitation.

Une population de reproducteurs décimée

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Les oiseaux, baromètre du réchauffement en Europe


« Tout le monde pressentait que quelque chose était en train de se passer, mais personne ne pensait que le réchauffement avait déjà de telles conséquences ». Les oiseaux sont considérés comme un bon marqueur de la biodiversité, mais ce choix tient aussi au fait qu’ils font partie des espèces les plus étudiées, pour lesquelles les données sont suffisamment nombreuses pour construire des indicateurs solides.

in LE MONDE du 06.03.09 par Laurence Caramel

Le changement climatique affecte de façon déjà visible la vie des oiseaux européens, selon les résultats d’une étude menée par l’université de Durham (Royaume-Uni) et publiée, mercredi 4 mars, dans la revue PLoS ONE. Cette conclusion s’appuie sur les données fournies par un nouvel indicateur mesurant la sensibilité des oiseaux aux variations des températures.
Sur les 122 espèces d’oiseaux communs étudiées parmi les 526 que compte l’Europe, 75 % présentent des effectifs en déclin du fait du réchauffement climatique, qui réduit leurs aires potentielles de répartition. Dans un premier temps, les oiseaux peuvent répondre à cette transformation de leur environnement en cherchant à s’installer plus au nord ou à des altitudes plus élevées dans les régions montagneuses, mais ces migrations ne sont pas sans limites. Pour les 25 % d’espèces restantes, les chercheurs observent un impact positif de l’élévation des températures.

« Ce nouvel indicateur est une sorte de « Footsie » de la biodiversité, mais alors que l’indicateur de la Bourse britannique mesure la bonne ou la mauvaise fortune des titres financiers, le nôtre résume l’évolution de la biodiversité sous l’effet du changement climatique. Nos premiers résultats montrent un impact grandissant », explique Stephen Willis, un des auteurs de l’étude.

Bécasses, divers passereaux, pinsons, mésanges boréales ou encore rossignols progné font partie des espèces dont l’avenir sur le territoire européen serait le moins assuré. « Tout le monde pressentait que quelque chose était en train de se passer, mais personne ne pensait que le réchauffement avait déjà de telles conséquences », commente Philippe Dubois, de la Ligue ROC pour la protection de la faune sauvage. Lire la suite

Le film : « We Feed the World « , le marché de la faim


We Feed the World est un film documentaire autrichien réalisé par Erwin Wagenhofer et sorti le 25 avril 2007. Le film a été tourné en 2005. Erwin Wagenhofer s’est inspiré du livre de Jean Ziegler, L’empire de la honte pour tourner son film.

pr_otrokDes décharges de Vienne (où l’on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la seconde ville d’Autriche) aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans brésiliens meurent de faim à côté des champs d’exportation), des serres d’Almeria en Espagne (où les tomates poussent dans de la laine de verre) au siège social de Nestlé en Suisse, We Feed the world nous confronte aux réalités de ce qu’on appelle désormais l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’aux conséquences économiques, humaines et environnementales de nos modes de consommation.

  • L’agriculture aujourd’hui : quel mode de production ?
  • Agriculture et mondialisation : une agriculture source d’inégalités et de défis
  • Agriculture et citoyenneté : le rôle du citoyen-consommateur
  • La mondialisation à travers l’exemple de la filière agro-alimentaire
  • La domination des multinationales sur l’agriculture mondiale et ses conséquences
  • La politique agricole commune européenne

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Les maïs OGM s’incrustent au salon de l’agriculture !


Salon de l’Agriculture 2009 – Hilarant ! Deux épis de maïs OGM sème la zone sur les stands INRA, FNSEA, Confédération Paysanne….


Greenpeace France

Notes d’information :
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Camouflet pour Monsanto à Bruxelles


Sur 27 pays de l’UE , 22 ont refusé de forcer l’Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs MON 810 de Monsanto, désavouant la Commission européenne. Une bonne nouvelle pour la France et la Grèce, deux pays également récalcitrants à la culture de ce maïs, et dont la position doit aussi être examinée au niveau européen ce printemps. Un désaveu cinglant pour la Commission Européenne et l’EFSA. José Baroso désavoué devra t-il partir ?

europe-sans-ogmLes autorités autrichienne et hongroise avaient récemment apporté de nouvelles preuves scientifiques qui justifient leurs moratoires nationaux et prouvent que le MON810 – le seul OGM actuellement cultivé en UE – a très vraisemblablement des effets négatifs sur l’environnement.

22 ministres de l’Environnement sur les 27 pays de  l’UE ont rejeté lundi 2 Mars la proposition de la Commission européenne qui visait à forcer les Etats membres d’accepter les cultures d’OGM sur leurs territoires. La Hongrie peut maintenir son moratoire sur le maïs transgénique MON810 de Monsanto et l’Autriche ceux sur le MON810 et le T25 de Bayer. Qui plus est, le scrutin est sans ambiguïté, alors qu’on l’annonçait plutôt serré : lors du vote à Bruxelles, seuls cinq Etats membres – le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède et l’Estonie – se sont prononcés ce lundi en faveur de la levée des interdictions hongroise et autrichienne.

Pour José Manuel Barroso, qui s’était personnellement impliqué dans le dossier, le vote sonne comme un désaveu personnel, alors même qu’il est candidat à un nouveau mandat à la tête de la Commission européenne. « La Commission européenne et son président, M. Barosso, seront-t-ils un jour capables de comprendre le refus des Etats membres de cultiver ces semences mal évaluées ? Ces innombrables et répétées tentatives de passage en force sont inacceptables ! » s’indigne Rachel Dujardin, porte-parole de GreenPeace France

Premières réactions

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Avec Greenpeace, soutenez l’interdiction du maïs MON810


De nombreuses études scientifiques ont démontré l’impact négatif des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur l’environnement, c’est pourquoi quatre pays européens – l’Autriche, la Hongrie, la France et la Grèce – ont décidé d’interdire la culture du maïs MON810 sur leur territoire. Ce maïs est le seul OGM autorisé à la culture commerciale en Europe, Pourtant, la Commission européenne, suivant un agenda très favorable aux OGM, tente de forcer ces États membres à lever leurs interdictions nationales. Le 2 Mars, 22 pays sur les 27 pays de l’UE ont refusé de lever les moratoires instaurés par l’Autriche et par la Hongrie.

C’est maintenant aux ministres de l’Agriculture de l’Union européenne de statuer le 23 Mars sur le droit de la France et de la Grèce à protéger leur biodiversité, leur agriculture et la santé de leurs citoyens du danger que représente ce maïs génétiquement modifié. L’avenir des interdictions autrichienne et hongroise dépend du vote des Ministres de l’Environnement du conseil du 2 mars, tandis que le sort des clauses de sauvegarde de la France et de la Grèce sera décidé ultérieurement.

Dix pays clés tiennent entre leurs mains le destin de ces interdictions : l’Allemagne, la République Tchèque, la Roumanie, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Estonie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Belgique.

Merci d’écrire aux ambassades de ces pays pour leur demander de soutenir le droit de la Grèce et de la France à conserver un environnement et une agriculture sans OGM.

Depuis la fin des années 90, l’Europe a autorisé la mise en culture et l’importation de nombreux OGM alors que leurs risques potentiels ne sont pas évalués que les opinions publiques leur sont massivement opposées.

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Réorientation des aides à l’agriculture pour une PAC préventive, juste et durable


Toucher aux revenus des céréaliers (environ 47 000 euros par an en moyenne), pour en redistribuer une partie aux éleveurs, qui gagnent seulement 10 600 euros. Alors que ses prédécesseurs avaient botté en touche, Michel Barnier a décidé que le pas serait franchi dès 2010, en anticipation du réaménagement de la politique agricole commune (PAC) prévu en 2013. Ce rééquilibrage bénéficiera aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne.
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Génisse de race Montbéliarde

4 objectifs : emploi, agriculture durable, élevage à l’herbe, gestion des risques

Michel Barnier a présenté, le 23 février devant le Conseil d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) les modalités de mise en oeuvre du bilan de santé de la Pac qui s’appliqueront à partir de 2010. « Nous voulons, avec le bilan de santé, que la Pac soit juste, durable, préventive. Au total plus équilibrée et plus légitime », a indiqué le ministre. Avec le plan »Objectif Terres  » annoncé une semaine avant, c’est l’aboutissement concret des engagements oris par l’interprofession et les pouvoirs publics lors du Grenelle de l’Environnement. Au total, 1,4 milliard d’euros d’aides directes seront redistribuées dont 940 millions aux éleveurs bovins et ovins sous forme d’aide à la production d’herbe. Enfin, le bio n’a pas été oublié avec 60 millions et 40 millions sont débloqués pour soutenir la culture de protéines végétales comme la luzerne.

18 % des aides directes de la PAC, soit 1, 4 Md d’euros,  seront redéployés sur 4 axes :

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« Objectif terres 2020 » : le déclin du modèle agricole productiviste officialisé


Nous l’avions rêvé, Michel Barnier l’a fait ! Cette fois-ci, plus de doute, l’agricul­ture française change de cap. Le plan « Objectif Terres 2020 » veut promouvoir un « nouveau modèle agricole français » fondé sur le développement durable avec pour objectif de « produire plus et produire mieux ». Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, il s’accompagne d’un redéploiement d’une partie des aides de la PAC, qui  devrait bénéficier entre autres aux élevages herbagers, à l’agriculture biologique, aux protéines végétales, à l’agriculture de montagne, à l’apiculture.…bref à la biodiversité  en milieu rural.

Michel Barnier avait déjà lancé en 2008  les plans d’action « EcoPhyto2018 », « AgroBio 2012«  visant à réorienter l’agriculture française vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé publique, et  à la mettre en phase avec les attentes des consommateurs . Présenté à Daumeray (Maine-et-Loire), par Michel Barnier et Nicolas Sarkozy à la veille du Salon international de l’agriculture,  le plan  « Objectif Terres 2020 » comporte 60 mesures « qui doivent permettre à l’agriculture de s’adapter aux nouveaux défis de l’environnement.» Il est construit à partir des réflexions menées dans le Grenelle de l’environnement, des assises de la forêt et de celles de l’agriculture et autour de démarches innovantes, écologiquement durables et productives.


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