La « Disparition » : la liste rouge des espèces menacées


La Liste rouge de l’UICN constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. Elle s’appuie sur une série de critères précis pour évaluer le risque d’extinction de milliers d’espèces et de sous-espèces. Ces critères s’appliquent à toutes les espèces et à toutes les parties du monde.

Tous les quatre ans, le bilan laconique de l’érosion de la biodiversité sauvage

envir-uicn-listerouge-resumeespecesmenaceesLa Liste Rouge de l’UICN des Espèces Menacées classe les espèces en fonction de leur risque d’extinction. C’est une base de données en ligne qui permet de faire des recherches et comprend le statut mondial de 45 000 espèces, avec des informations à l’appui. Elle a essentiellement pour but de déterminer quelles espèces ont le plus besoin de mesures de conservation, de documenter leur situation et de fournir un indice de l’état de la biodiversité.  Les grands bilans de la Liste Rouge de l’UICN sont préparés tous les quatre ans. Les éditions précédentes ont été publiées en 1996, 2000, 2004 et 2008.

Qu’est-ce que la Liste rouge ?

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Des espèces françaises en Liste Rouge


En 2007, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle ont lancé la réalisation de la Liste rouge des espèces menacées en France, en collaboration avec les organismes de référence sur les espèces en métropole et en outre-mer. Trois premières listes sont parues à ce jour : celle des reptiles et amphibiens de métropole , celles des oiseaux nicheurs de métropole et celles des mammifères de métropole.

Avec des façades sur les 3 océans et des climats variés, la France appartient au petit club des pays « méga-divers ». Elle est donc à la fois très riche en espèces mais aussi particulièrement concernée par la crise de la disparition des espèces. Au niveau mondial, la France est au 9ème rang des pays qui hébergent le plus grand nombre d’espèces menacées, soit près de 700 espèces en danger en métropole mais aussi dans les territoires d’outre-mer : Gypaète barbu, Grand hamster d’Alsace, Faucon crécerellette, Loutre géante de Guyane, tortues marines…

Les causes sont multiples : produits chimiques, urbanisation, braconnage, espèces exotiques envahissantes, assèchement des zones humides,…

Lézard pyrénéen d’Aurelio © C. Delmas

Lézard pyrénéen d’Aurelio © C. Delmas

Etabli conformément aux critères internationalement reconnus de l’UICN, ce projet de Liste rouge française vise à dresser un bilan objectif du degré de menace pesant sur les espèces à l’échelle du territoire national. Il s’agit de réunir les meilleures informations disponibles et les données les plus récentes sur le risque de disparition de notre territoire des espèces végétales et animales qui s’y reproduisent en milieu naturel, ou qui y sont régulièrement présentes. La Liste rouge permet de répondre à des questions essentielles, telles que :

  • Dans quelle mesure telle espèce est-elle menacée ?
  • Par quoi telle ou telle espèce est-elle spécialement menacée ?
  • Combien y a-t-il d’espèces menacées dans telle région du monde ?
  • Combien a-t-on dénombré de disparitions d’espèces ?

La liste rouge française est déclinée selon plusieurs taxons (catégories)

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Un site Internet dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer


Les invasions biologiques sont l’une des principales menaces pour la biodiversité d’outre-mer et constituent un défi croissant dans ces territoires. Au total, sur les 100 espèces figurant parmi les plus envahissantes au monde, 49 sont présentes dans les collectivités françaises d’outre-mer. La prévention, la sensibilisation et la lutte contre ce phénomène imposent une mobilisation à l’échelle de l’ensemble des collectivités.

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Dans le cadre de son initiative spécifique menée depuis 2005 sur cet enjeu, le Comité français de l’UICN lance un site Internet entièrement dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer. Ce site rassemble des informations réunies grâce à un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources et l’appui de 12 coordinateurs locaux. Ce nouvel outil permet l’accès à de nombreuses informations scientifiques, techniques et juridiques sur ces espèces et sur les stratégies pour mieux les gérer. Lire la suite

Plus de 1500 espèces envahissantes en Europe


Vous ne les voyez pas, et pourtant elles sont là, parmi nous. Elles colonisent à toute allure de nouveaux territoires, dont elles font disparaitre les autochtones car elles accaparent les ressources naturelles ou diffusent de redoutables maladies exotiques dont elles sont porteurs sains. L’homme, qui les a souvent importé lui-même en Europe sans s’en rendre compte, ne peut pas grand chose pour les arrêter. Ce sont les espèces exotiques envahissantes.
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La jussie est une plante aquatique ( Onagracée). Originaire des Amériques et d''Australie, elle est utilisée dans les aquariums d'eau douce. Introduite en Europe, elle a progressivement colonisé les plans d'eau.

Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes

Le nombre d’introductions d’espèces exotiques explose dans tous les milieux à travers le monde et ce phénomène inquiète aujourd’hui les gestionnaires et les écologues car il s’ajoute aux contraintes multiples que subit déjà la Nature. Ces espèces invasives ne sont pas des martiens laissés par des Objets volants non identifiés (OVNI), mais des espèces biologiques (comme plantes, animaux, champignons et bactéries) qui propagent hors de leur milieu naturel passé ou présent de distribution et qui menacent la biodiversité dans des nouveaux endroits.

Une espèce envahissante ou espèce invasive est un organisme qui a été introduit intentionnellement ou accidentellement dans une région située en dehors de son aire de répartition naturelle et qui s’est tellement reproduite qu’elle a remplacé certaines espèces originales. Les cas d’espèces envahissantes responsables de modifications notables dans les écosystèmes sont nombreux. Ils sont d’autant plus nombreux et aigus que le commerce et les transports se mondialisent. Depuis que l’homme voyage, il transporte volontairement ou non dans ses bagages tout un cortège d’animaux et de plantes qui ont ainsi l’occasion de s’implanter sur de nouveaux territoires : rats, chats et lapins ont ainsi colonisé le monde entier. La plupart des espèces introduites dans un nouvel environnement n’y sont pas adaptées : elles ne peuvent pas y survivre et disparaissent plus ou moins rapidement. Mais il en est quelques unes qui y trouvent des conditions qui leur conviennent, sans prédateurs ni compétiteurs, et qui y prolifèrent. Que ces espèces aient été volontairement ou accidentellement introduites, elles ont souvent au cours de leur expansion un impact écologique et économique négatif. Ces introductions constituent un des principaux mécanismes de disparition d’espèces et de déstabilisation des écosystèmes. Lire la suite

« Journée internationale de la diversité biologique » le 22 Mai


Organisée comme chaque année par La Vague Verte (CDB), la « Journée internationale de la diversité biologique » ou JIB  a pour objectif  de sensibiliser et de faciliter la compréhension sur les questions de la biodiversité. En 2009, la JIB  sera dédiée en aux espèces exotiques envahissantes et à leurs impacts négatifs pour la biodiversité, la santé ou l’économie. Plus de 1500 aliens ont déjà été identifiés par les chercheurs en Europe.
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La grenouille taureau, originaire de Floride, un vorace carnassier

Le nombre d’introductions d’espèces exotiques explose dans tous les milieux à travers le monde et ce phénomène inquiète aujourd’hui les gestionnaires et les écologues car il s’ajoute aux contraintes multiples que subit déjà la Nature. Ces espèces invasives ne sont pas des martiens laissés par des Objets volants non identifiés (OVNI), mais des espèces biologiques (comme plantes, animaux, champignons et bactéries) qui propagent hors de leur milieu naturel passé ou présent de distribution et qui menacent la biodiversité dans des nouveaux endroits.

Les experts considèrent les espèces exotiques envahissantes comme l’une des principales causes de la perte mondiale de biodiversité.

D’après la Liste rouge de l’UICN, les espèces introduites envahissantes constituent la 3ème menace pesant sur les espèces à l’échelle mondiale. Lire la suite

Quel poisson faut-il acheter ?


Mini-guide WWF

Mini-guide WWF

Face à un étal de produits de la mer , que choisir ? Si on évite les poissons d’élevage à la mélamine, et aussi les espèces sauvages en voie de disparation, qu’est-ce qu’il reste ?

Pas de problème : le Mini-Guide d’achat WWF Poissons et fruits de mer a été conçu pour ! Commandez le gratuitement ou imprimez vous-même cet aide-mémoire au format poche sur le site WWF suisse.

La base de données en ligne de WWF Suisse propose des informations détaillées sur plus de cent espèces de poissons et de fruits de mer. Plusieurs critères sont possibles pour rechercher un poisson ou un fruit de mer: nom (latin, français), label ou niveau de recommandation.

Sur son blog Biotiful Planet, Thomas vous propose de découvrir l’écosociolabel MSC (Marine Stewartship Council) du WWF, que vous devez privégier. Le site « Pour une pêche durable » du WWF vous expliquera les 3 principes de la norme MSC et vous propose de signer la pétition en ligne.

Voir aussi

Le thon rouge de Méditerranée menacé par la surpêche


A la fin de la conférence de Marrakech, la Commission internationale pour la conservation des thonidés (CICTA) a réduit les quotas de pêche au thon rouge 22 000 tonnes pour l’année 2009. Les défenseurs de l’environnement dénoncent le risque d’extinction de l’espèce; et les pêcheurs dénoncent l’absence de mesures efficaces pour les faire respecter les quota.

Le succès du sashimi, une tragédie pour le thon rouge

Le thon rouge est utilisé cru dans les recettes de sushimi

Le thon rouge est utilisé cru dans les recettes de sushimi

Le quota total de pêche pour ce poisson très prisé, en particulier par le Japon qui achète 80 % de la pêche, va être réduit de 28.500 tonnes cette année à 22.000 tonnes l’an prochain, puis à 19.950 tonnes en 2010, aux termes de l’accord conclu lundi au Maroc. Car le thon rouge qui se vend très cher au Japon, aiguise les appétits. Les pêcheurs français ont touché de 5,50 à 6,50 euros le kilo en 2007 contre 2 euros pour le merlan. Rapellons le danger d’extinction de l’espèce réside dans les pêches illégales. On évalue en effet à près de 60 000 tonnes les quantités de thons rouges capturés en 2007, alors que la pêche devait être limitée à quelque 29 500 tonnes. Les dépassements de quota font hurler l’UE et les défenseurs de l’environnement, alors que les scientifiques mettent en garde contre un effondrement des stocks.  Ce poisson prisé pour les sushis est-il menacé ? Oui, affirme Jean-Marc Fromentin, un des spécialistes mondiaux du dossier à l’Institut français de recherche sur la mer (IFREMER).
« Les niveaux d’exploitation ne sont pas durables. Si on continue comme ça, les analyses scientifiques indiquent clairement qu’il y a un risque important d’effondrement du stock de thon rouge et des pêcheries. Lire la suite